Jarry (64ème) vs Laaksonen (93ème)
Il sera 5h du matin au Chili lorsque Nicolas Jarry ouvrira le bal face au Suisse Laaksonen sur le court central. Le Chilien semble au dessus sur ce match dont le vainqueur sera opposé au régional de l'étape Mike Ymer qualifié ce lundi face à Davidovich. Finaliste à Genève et quart de finaliste à Barcelone, Nicolas Jarry a progressé cette saison même s'il tarde à le confirmer sur la durée. Son classement reste encore inférieur à son réel potentiel.

Mais Laaksonen, très bon terrien, manque aussi de régularité sur le circuit ATP. Depuis sa demi-finale de l'an dernier à Bastad, le Suisse n'a remporté que 3 matches sur terre sur le circuit principal. Son bilan de 47% de victoires en carrière (16 sur 34) reflète cette difficulté. Même en challenger, il n'a pas un bilan exceptionnel avec 52% de victoires (57 sur 108) et seulement un titre. Face au top 100 sur terre battue, tout niveau confondu depuis le début de sa carrière, Laaksonen ne compte que 9 victoires sur 35 matches dont 2 victoires face aux joueurs mieux classés que Jarry.

Mais attention ! Laaksonen a très peu joué sur gazon cette saison, se contentant d'un match de qualification à Wimbledon. Il vient de disputer deux challengers en Allemagne. Il est donc totalement rodé à la terre contrairement à Jarry qui lui a disputé toute la saison de gazon. Même s'il s'est bien entraîné, Jarry pourrait manquer de repère et de confiance en début de match surtout que le Suisse sera certainement très motivé à l'idée de défendre ses 96 points de sa demie l'an dernier. En cas de défaite, il risque tout simplement de quitter le tableau principal de l'US Open et d'être rétrogradé en qualifications. De quoi le motiver non ?

Dernière petite info, il devrait y avoir du vent ce mardi à Bastad, ce qui pourrait gêner Jarry sur son service (1m98).

Ruud (65ème) vs Dzumhur (95ème)
Autre affiche sympathique ce mardi à Bastad, l'opposition entre le jeune Norvégien Ruud et l'expérimenté Bosnien Dzumhur. Le fils de Christian Ruud a passé un cap cette saison à seulement 20 ans. En difficulté pour perçer sur le circuit depuis deux saisons, il a franchi la barrière psychologique du top 100 en février avec un quart à Rio et une demie à Sao Paulo pendant que la lumière était braquée sur Garin et Djere. Désormais aux portes du top 50, Casper Ruud a de grosses ambitions : "je m'attends à un match difficile mais je me suis préparé pour cela. J'ai fait un très bon parcours l'an dernier à Bastad et j'avais très envie de revenir jouer ici. J'espère faire une belle semaine et avoir beaucoup de supporters derrière moi."

Ruud avait en effet atteint les quarts de finale l'an dernier en battant David Ferrer et Jaume Munar. Il n'a encore jamais affronté Dzumhur. Le Bosnien est très irrégulier cette saison, capable de coups d'éclat mais surtout de beaucoup d'échecs. Depuis son titre à Antalya il y a un an il a disputé 29 tournois : 19 éliminations au 1er tour, 4 éliminations au 2ème tour, 4 quarts de finale et 1 demi-finale. Voilà pourquoi il est aujourd'hui au bord de quitter le top 100. ll avait perdu au 1er tour à Umag face à Donskoy l'an dernier la même semaine. Il n'a donc pas de point à défendre. Mais il n'est clairement pas dans la même dynamique que le Norvégien qui est placé comme le favori de ce match par les bookmakers. Difficile de les contredire puisqu'il affiche 68% de victoires sur terre battue sur le circuit principal (15 sur 22) depuis un an.

Delbonis (70ème) vs Zapata (235ème)
Dans l'après-midi, en dernière rotation sur le court numéro un, l'Argentin Delbonis affronte l'Espagnol Zapata. Si Delbonis s'est amusé à jouer deux matches sur gazon à Antalya puis Wimbledon, Zapata lui n'a pas quitté la terre battue depuis le 25 mars. Alors certes il joue beaucoup sur l'ocre mais peu au niveau ATP puisqu'à 22 ans, il ne compte qu'une seule victoire en 3 matches sur le circuit principal. Et tout match confondu, il n'a jamais fait mieux qu'une victoire face à Flo Mayer (90ème à l'époque) à Genève en 2018. Delbonis lui vient de remporter un challenger en Italie à Perugia, de quoi reprendre ses marques. Il avait atteint les quarts de finale l'an dernier à Bastad en battant Zeballos et Millman.

Sousa (56ème) vs Kovalik (184ème)
Transition difficile entre le gazon et la terre. Joao Sousa a fait une énorme saison sur herbe avec un 2ème tour héroïque face à Coric à Halle puis un 4ème tour à Wimbledon face à Nadal. Il a beaucoup joué et n'a repris l'entraînement que très tardivement. Il n'avait jamais été en deuxième semaine à Londres, il va donc découvrir les difficultés de rejouer sur terre aussi vite sans préparation. En 2016, il avait atteint le 3ème tour à Wimbledon et il avait été balayé 10 jours plus tard par Gastao Elias à Bastad 6-2/6-2. Cette fois, il aura en face de lui le Slovaque Kovalik, plutôt à l'aise sur terre (63% de victoires en carrière) même s'il souffre au niveau ATP avec seulement 6 victoires en 20 matches. Néanmoins lui a eu le temps de se préparer avec 4 matches en challenger en Allemagne. Kovalik avait créé la sensation à Hambourg l'été dernier en atteignant les demi-finales. Méfiance donc pour le Portugais qui peut très rapidement perdre ses nerfs sur un court lorsque le match ne tourne pas en sa faveur. Il pourrait se faire surprendre s'il n'est pas à 100% physiquement et mentalement.