Il l'attendait depuis deux ans. En 2017, il remportait trois tournois challenger à Medellin, Quito et Santiago. Pour Nicolas Jarry, l'étape d'après était un tournoi ATP250. Il échoua en finale en mars 2018 à Sao Paulo face à Fognini, puis en demi-finale à Kitzbühel l'été dernier. Cette saison, on sentait qu'il avait franchi un cap technique, physique et mental. Mieux concentré, plus régulier, plus rigoureux.

Une balle de match ratée à Genève en finale face à Sasha Zverev en mai puis deux mois plus tard, ce titre à Bastad. La consécration. Le soulagement.
"C'est incroyable, je suis si heureux. C'était une finale très difficile, Juan Ignacio Londero a très bien joué. Il y avait beaucoup de vent et je n'ai pas réussi à aussi bien jouer que depuis le début du tournoi. Mais pour remporter un titre, il faut savoir jouer sous toutes les conditions et je suis vraiment heureux d'avoir empoché celui-là. Je ne suis pas passé loin à Genève alors je me disais que cette fois, ça serait mon tour. Je travaille dur depuis très longtemps pour vivre ces moments-là. Ce titre signifie beaucoup de choses pour moi. Je remercie tous les personnes qui m'ont aidé et accompagné depuis mes débuts."

Un titre amplement merité pour Nicolas Jarry qui n'a pas perdu un seul set durant le tournoi et qui devient le premier Chilien à s'imposer à Bastad depuis Luis Ayala en 1960. Il est désormais 38ème mondial, son meilleur classement en carrière.

Mais il doit défendre ses points de sa demi-finale à Hambourg de l'an dernier. Et il affronte Sasha Zverev au premier tour. Sacré challenge.