Lors de sa conférence de presse d'avant tournoi à Hambourg, l'Allemand Sasha Zverev a exprimé son désir de voir son coach, Ivan Lendl, plus investi à l'entraînement : "on en a parlé et je lui ai dit que j'aimerais qu'il soit plus concentré sur mon tennis et mes entraînements. Parfois pendant 30 minutes, il parle de golf en me tournant le dos."

Ivan Lendl a commencé à travailler à Sasha Zverev l'été dernier mais Lendl n'a pas accompagné son joueur durant la saison de terre battue et il n'est pas non plus présent à Hambourg. C'est son père, qui le guide depuis le début de sa carrière, qui va prendre le relais cette semaine. Mais Zverev a confirmé qu'Ivan Lendl était toujours son coach tout en précisant qu'il fallait déterminer les tournois où il l'accompagnerait.

Par ailleurs, l'Allemand a déclaré qu'il était sur le point de trouver un accord avec son ancien agent Patricio Apey.

Sasha Zverev peine toujours à franchir un cap en Grand Chelem. Si son taux de victoire hors Grand Chelem (66%) n'est pas si différent de celui en Grand Chelem (63%), l'Allemand n'a atteint les quarts de finale qu'à deux reprises en 17 participations. Mais il y a une progression depuis 2018. A part au dernier Wimbledon, il a toujours au minimum atteint le 3ème tour alors qu'il perdait régulièrement au 1er ou 2ème tour au début de sa carrière. Mais ce bilan reste trop maigre pour un top 10 mondial, vainqueur de trois Masters 1000 et de l'ATP Final de Londres il y a quelques mois.

Zverev a reconnu qu'il avait des difficultés sur le plan pychologique, que ses problèmes extra-sportifs avaient trop d'influence dans ses résultats. Il a bien conscience que la différence entre un bon joueur et un grand joueur se fait en Grand Chelem. Jusqu'à présent, il a échoué à s'imposer dans les formats en 5 sets. Il a très vite montré un potentiel impressionnant. A 18 ans, il était déjà en demi-finale à Bastad et en quarts de finale à Washington. A 19 ans, il avait déjà battu Federer, Wawrinka, Cilic, Anderson, Dimitrov et Goffin. Un titre en poche fin 2016 à St-Petersbourg et deux finales à Halle et Nice, soit sur les trois surfaces. La pression est vite devenue très forte sur les épaules du jeune Allemand, top 100 à 18 ans, 3ème mondial à seulement 20 ans.