Lors d'une interview, on a demandé à Nicolas Jarry si Rafael Nadal, Roger Federer et Novak Djokovic l'inspiraient. Il a répondu "qu'il adorerait les affronter parce qu'ils sont les meilleurs mais qu'il n'était pas obsédé par eux."

Il a poursuivi : "Ce ne sont pas mes idoles. J'aime les combattants, les guerriers, c'est une qualité que je n'ai pas encore mais je devrais avoir à l'avenir. J'admire par exemple Paolo Lorenzi qui à 37 ans continue de se bagarrer sur les courts et que le tennis soit encore toute sa vie."

A 23 ans, Nicolas Jarry a atteint sa plénitude cette saison. Jarry a remporté son premier titre en carrière la semaine dernière à Bastad après deux finales perdues à Sau Paulo et Genève. Il est actuellement 38ème mondial, son meilleur classement en carrière. Il n'a encore jamais joué le Big Three mais il a déjà battu 4 top 10 en 7 confrontations. Thiem et Zverev ont perdu face au Chilien sur terre battue, Cilic sur dur et Tsitsipas sur gazon.

En revanche, Nicolas Jarry trouve son inspiration dans son grand-père. En effet, Jaime Fillol Sr fut un grand joueur de tennis dans les années 70, atteignant la place de 14ème mondial en 1974 (6 titres en carrière) : "Il est l'un des plus grands joueurs de tennis dans l'histoire du Chili. Il m'a appris et donné goût au sport dès mon plus jeune âge. Il m'a emmener sur beaucoup de tournois. Je me souviens d'être allé à Wimbledon quand j'avais 12 ans mais aussi plein de fois à l'US Open. Et bien sûr, j'allais à Santiago dès qu'il y avait un tournoi là-bas."

Le tennis chez les Fillol, c'est une histoire de famille. Le frère de Jaime Sr fut tout proche d'intégrer le top 100 en 1984. La tante de Nicolas Jarry a pris la direction du tournoi challenger de Santiago que Nicolas Jarry a remporté en 2017. Et Martin Rodriguez, 71ème mondial en 1999, est l'oncle et le coach de Nicolas Jarry.

"Le sport a toujours été ma vie. Je faisais du sport avant même de faire mes premiers pas à l'école et quand j'ai fini l'école, je me suis investi à 100% dans le tennis. Evidemment que Marcelo Rios, Nicolas Massu et Fernando Gonzalez m'ont également inspiré. Ce sont les trois meilleurs joueurs chiliens. Mais j'aime aussi Del Potro, Cilic et Anderson."

Trois joueurs aussi grand que le Chilien et très puissant sur leur ligne de fond de court en coup droit, comme Nicolas Jarry. Des joueurs aussi très forts sur leur mise en jeu. Jarry a remporté 82% des jeux de service depuis le début de sa carrière sur le circuit ATP.

On peut donc ne pas être amoureux du Big Three mais avoir malgré tout de belles inspirations.

Espérons qu'il puisse dans les prochaines semaines se confronter au Big Three. Ca ne sera pas sur terre battue, sa meilleure surface, mais c'est une expérience à vivre malgré tout.