Daniil Medvedev a le feu en lui. Il y a encore un an, rare était les matches où le Russe ne cassait pas une raquette, n'insultait pas la terre entière ou se chamaillait avec l'arbitre. Il a ces derniers mois réussi à canaliser toute cette rage, cette fougue pour la mettre au profit de son jeu. Du coup, au lieu de râler, il s'épuise à frapper plus fort et à courir sur toutes les balles. Pour mettre un coup gagnant à Daniil Medvedev, il faut vraiment sortir le coup parfait. Dans l'échange, Khachanov n'a réussi que 13 coups gagnants, Thiem seulement 8, Garin 12, Edmund 10 et Gojowczyk à peine 4. Seul Cilic a su déjouer la grinta défensive du Russe en plaçant 24 coups gagnants.

Medvedev racontait pourtant qu'en juniors, il prenait des points de pénalité pour des violations du code de bonne conduite sur les courts. Au bout de 10 "code violations", un joueur était suspendu un mois de compétition. Le Russe a confié avoir été suspendu environ 5 mois lors de sa jeunesse... Soit une cinquantaine de sanctions... De son propre aveu, il était odieux et très irrespectueux sur les courts.

Il a réussi cette transition là où Tomic, Kyrgios ou Moutet par exemple ont échoué pour l'instant. Seule la régularité dans les résultats permet à un joueur de pénétrer le top 10 mondial. Et le self-control peut aider...

Medvedev a déclaré que son mariage l'a beaucoup aidé : "ma femme est la personne la plus importante de mon staff. Elle me donne beaucoup de confiance. J'ai toujours dit qu'au moment où je la demandais en mariage, c'était le premier jour du reste de ma vie. C'était après Wimbledon. J'étais 65ème mondial et à la fin de la saison j'étais déjà 15ème. Au quotidien, elle fait tout pour m'aider à jouer mieux. Je parle des petites choses de la vie. En fait, je n'ai juste à me préoccuper du tennis, à gagner des matches. Tout le reste, je sais qu'elle va le gérer pour moi à la perfection."