Il faut remonter à 2010 pour voir le Serbe finir une saison sans aucun Masters 1000 sur dur à son compteur. Avec le sacre de Nadal à Montréal, Novak Djokovic est désormais à 2 longueurs de l'Espagnol (33 contre 35 titres) avec trois ans de moins.

Après 5 finales perdues, le numéro un mondial a remporté pour la première fois le tournoi de Cincinnati l'an dernier face à Roger Federer. C'était le dernier Masters 1000 qui lui résistait. Au repos depuis Wimbledon il a entamé son tournoi en douceur face à Sam Querrey. Bousculé en début de match et mené au score (3-1), le Serbe a finalement su élever rapidement son niveau de jeu pour s'imposer 7-5/6-2.

Novak Djokovic est le meilleur relanceur du circuit. Ses déplacements lui offrent une couverture de terrain incroyable, il oblige ses adversaires à prendre des risques pour claquer un coup gagnant. Son coup droit et son revers ne sortent pas de l’ordinaire mais il a cette capacité à les placer au bon moment avec un dosage parfait de puissance et de précision. Il est capable de lâcher ses frappes dans toutes les situations avec la même réussite. Impressionnant physiquement, il est aussi doté d'un mental d’acier, d'un sang-froid remarquable et cela lui permet d’être très performant dans les situations chaudes.

Le numéro un mondial est parti à la chasse aux records. Son objectif : les Grands Chelems. C'est pour cette raison que le Serbe a semblé un peu moins impliqué à Indian Wells et Miami, battu Kohlschreiber et Bautista. Absent à Montréal, il aimerait donc aller le plus loin possible dans l'Ohio pour préparer au mieux l'US Open qui débute dans 10 jours.

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Pour cela, il doit se défaire en 8èmes de finale de Pablo Carreno Busta. L'Espagnol est un ancien top 10 mondial (février 2018). Joueur très complet, il est performant sur dur avec une demi-finale à l'US Open, à Indian Wells et à Miami et un titre à Winston Salem. Pablo Carreno Busta est un joueur très mobile, sans vraiment de coup fort mais sans aucun point faible. Il est solide du fond du court, il a un coup droit agressif et précis. Il est impressionnant physiquement et toujours compliqué à manœuvrer en jeu de retour. Comme Djokovic, sa filière de jeu s’oriente vers de longs échanges, typiquement espagnol…

Carreno a eu pas mal de pépins physiques ces derniers mois. Il a eu du mal à revenir à son meilleur niveau mais peu à peu, l'Espagnol revient très fort. Demi-finaliste à Hambourg, il confirme cette semaine sur dur en sortant des qualifications. Mais Carreno n'a pas les armes pour battre Djokovic. Il a perdu ses deux premières confrontations lorsqu'il était à 100%. Il arrive au 3ème tour en battant Copil en-dessous de tout cette saison (seulement 3 victoires sur le circuit), en concédant un set à Wolf, en éliminant Gilles Simon qui n'a jamais apprécié les tournois américains puis en s'offrant le géant John Isner clairement pas à son meilleur niveau depuis sa blessure au pied fin mars. Comme à chaque match, Carreno attend les fautes des adversaires. Isner en a commis 48 fautes directes pour 24 coups gagnants...
Djokovic n'offrira pas tous ces points gratuits.

Pour un match de rodage, le Serbe a commis seulement 10 fautes directes dans son match face à Querrey pour 9 coups gagnants. Dans cette filière de attentiste, le numéro un mondial semble très nettement au-dessus de Carreno n'a remporté qu'un seul match en carrière face au top 10 sur dur face à Anderson à Miami en 2018. Pour 13 défaites.

L'avis de la rédaction : victoire de Djokovic 2-0

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