Comment en 2016, les étoiles semblent être alignées pour Gaël Monfils sur cet US Open. Il a comme il y a trois ans l'opportunité d'atteindre le dernier carré sans avoir à rencontrer un seul top 10. C'était Muller, Satral, Almagro, Baghdatis et Pouille en 2016. C'est Ramos, Copil, Shapovalov, Andujar et Rublev ou Berrettini en 2019.

Après son match de très grande qualité face à Shapovalov au tour précédent, il serait très étonnant de voir le Français s'incliner face à Pablo Andujar sur ce 8ème de finale. D'abord parce que l'Espagnol est avant tout un terrien pur souche qui compte seulement 28% de victoires en carrière sur dur dont seulement 5 en Grand Chelem avant cet US Open. Andujar n'avait jamais dépassé le 2ème tour à Melbourne ou l'US Open en 14 participations. Il n'avait plus enchaîné deux victoires sur dur en extérieur depuis Indian Wells en 2012. Ensuite parce que Monfils a toujours battu Andujar même sur terre battue. En 3 confrontations, 3 victoires pour le Français dont une à Stuttgar sur terre en 2010, une à Valence en indoor en 2012 et une dernière à Nice en 2013.

Depuis 2007, Monfils n'a perdu que 9 fois face à des joueurs moins bien classés que lui en Grand Chelem sur dur. Pour 43 victoires. Sur ces 9 joueurs, 8 étaient des bons joueurs sur dur : Fish, Isner, Wawrinka, Kukushkin, Janowicz, Marchenko, Nadal et Fritz. Seule exception : sa défaite face à Juan Carlos Ferrero en 5 sets à l'US Open en 2011.

Sur ses 30 derniers matches sur dur, Monfils a remporté 26 victoires pour seulement 4 défaites (Tiafoe, Fritz, Harris, Herbert). Voilà donc la part de risque sur ce match. Capable de se sublimer, Gaël Monfils est aussi capable de passer au travers de match dans des proportions dramatiques. Une défaite face à Andujar aujourd'hui serait une terrible désillusion. Par rapport à ses ambitions, son niveau de jeu, son classement, ses résultats et cette opportunité immense de goûter pour la troisième fois à une demi-finale en Grand Chelem.

Le risque numéro un c'est le physique. Monfils a toujours des fragilités qui sont souvent au mauvais moment. Il paraît néanmoins cet été en pleine possession de ses moyens. Le risque numéro deux est l'état de forme d'Andujar qui a enfin retrouvé son meilleur niveau cette saison après des mois de blessures. Finaliste à Marrakech, demi-finaliste à Gstaad et quart de finaliste à Kitzbühel, il a aussi remporté trois titres challenger. Et bien qu'il n'avait plus sur dur depuis le premier tour de Doha en 2016 face à Lorenri, l'Espagnol a épaté par sa capacité à s'adapter à cette surface. D'abord à Winston Salem en écartant facilement Nicolas Jarry pour s'incliner en 3 sets face à Feliciano Lopez. Ensuite sur cet US Open en s'offrant Edmund en 5 sets au premier tour, puis Sonego en 3 sets au 2ème et enfin Bublik en 3 sets au 3ème tour. Son jeu défensif convient à merveille à cette surface de l'US Open qui pose tant de soucis aux serveurs. C'est une surface qui favorise les contreurs, les joueurs mobiles et défensifs comme Rublev, Medvedev, Schwartzman et donc Andujar.

S'il n'est pas dans un jour sans, la victoire est promise au Français mais surtout, ne pas prendre de haut Andujar qui aura sûrement en tête deux victoires référence qu'il a obtenues sur dur dans sa carrière face à Berdych à Valence et Verdasco à Miami.

Le pronostic de la rédaction : victoire de Monfils 3-0 ou 3-1
Cote : 1,35 (unibet)