Daniil Medvedev va jouer sa première demi-finale en Grand Chelem ce vendredi face à Grigor Dimitrov. Très fatigué après un marathon de 21 matches en un mois, le Russe pourra bénéficier de 3 jours de récupération entre son quart et sa demie. Il s'est exprimé après sa victoire sur Stan Wawrinka sur son état physique, sa motivation et ses objectifs.

"Après le match, c'était difficile d'exprimer mes émotions. Maintenant, je suis plus détendu et je peux en parler. Je trouve que j'ai gagné en jouant mal parce que je n'avais pas d'autre choix. Ma jambe me fait encore mal… Je savais que je ne pouvais pas me permettre de rythmer le jeu. Certains jeux, j’ai choisi de ne pas trop me presser pour détendre mes muscles. J'ai essayé d'alterner entre les frappes à pleine puissance et les balles courtes. J'ai tout fait pour ne jamais le laisser prendre le rythme du match et lui faire faire des erreurs dans des moments importants, et cela a fonctionné. Bien sûr, je préfère gagner en jouant de manière normale avec un jeu standard."

"J'étais vraiment sur le point d'abandonner mais j'ai choisi simplement choisi de rester sur le terrain. J'aurais pu perdre en 3 sets mais le fait de mener 2 sets à 0 m'a permis de rester sous tension. Je suis très chanceux d'avoir deux jours complets pour récupérer. Je ne le savais même pas avant le match. Ce sera très bénéfique par rapport à mes douleurs à la jambe. Je ne peux encore être sûr de rien, mais je pense que ça va aller. J'espère avoir fait la paix avec les fans ici. Comme je l'ai dit même après les derniers matches, j'ai eu ce que je méritais avec les sifflets. Je ne suis généralement pas comme ça, je n'en suis pas fier. Je travaille pour devenir meilleur."

"Marat Safin? Je me souviens de l'avoir vu à la télévision lorsqu'il a remporté la finale en Australie contre Hewitt. J'avais 9 ans. Toute la Russie regardait la télévision, l'encourageait et essayait de transmettre une énergie positive car ce n'était pas facile de jouer contre un Australien chez lui. En ce qui concerne le jeu, nous sommes très différents. Quelqu'un m'a même comparé à Davydenko, cela pourrait être plus plausible."

"Chaque fois que je joue avant mes adversaires, je regarde leur match. Ce sera le cas ce soir dans la chambre à l’hôtel à moins qu’ils finissent à deux heures du matin! Roger et Grigor sont deux joueurs fantastiques. Roger est le meilleur de tous les temps, je pense pouvoir le dire. J'ai joué trois fois contre lui. Les deux premières fois ne se sont pas bien passées, je ne me suis même pas approché de la victoire. La troisième peut-être que j'avais une chance. Je serais également heureux que Grigor revienne à des niveaux élevés. Jouer face au Big 3 est toujours spécial. Je les ai tous rencontrés. Dès le début de d'échauffement, vous avez le sentiment qu'ils ont quelque chose de spécial, meilleur que nous, disons-le. Quand vous pensez le 3ème est Djokovic avec 16 titres ! C'est comme si on gagnait les 4 Grands Chelems pendant 4 saisons. C'est incroyable !"

"Mon super mois d’août, c'est une surprise pour moi aussi. J'étais allé tôt à Washington pour m'acclimater à la chaleur en Amérique et au fuseau horaire. J'ai fait la finale. Habituellement, après être allé au fond d'un tournoi, vous êtes fatigué. Je suis allé à Montréal et je pensais que ce tournoi n'était peut-être pas si important. Et je me suis retrouvé en finale, c'était le résultat le plus important de ma carrière. Et puis à Cincinnati, même histoire, ils nous ont donné un vol privé, je me souviens être arrivé dans ma chambre à 3h30 du matin. Et j'ai passé une mauvaise journée avant de jouer. Je pensais, ok, tu viens de faire le résultat le plus important de ta vie, peut-être que tu peux vivre cet événement de manière tranquille. Et je l'ai gagné!"

"Me trouver qualifié pour le Masters à Londres est fantastique, je veux y aller pour bien faire, je veux y jouer comme un favori. Après ce dernier tournoi, je vais adapter mon calendrier, je vais devoir me reposer, j'espère que mon corps pourra supporter encore un peu d'effort."

"Si j'aime lire le tennis? Bien sûr, je m'informe toujours, je lis tout ce qui est écrit sur moi, ça me fait du bien parfois. Il y a quelque temps, si j'avais un article par semaine à lire sur moi, c'était déjà beaucoup, maintenant je ne peux plus suivre tout ce que les journalistes écrivent! ».