Moribond depuis sa défaite face à Wawrinka à Roland Garros, le Grec a traversé une période délicate en terme de résultats mais aussi dans le contenu de ses matches. Moins agressif, moins mobile, moins en confiance, Stefanos Tsitsipas a souffert à la fois d'un coup de pompe physique suite à un premier semestre surchargé (51 matches jusqu'à Wimbledon) mais aussi de la pression inhérente à son nouveau statut de top 10 mondial acquis au printemps à seulement 20 ans.

Malgré une série de 5 défaites en 6 matches cet été après sa demi-finale à Washington, le Grec a eu le mérite de ne jamais lâcher, jamais abandonner. Même dans les défaites, il a tenté de conserver cette rage de vaincre et cette haine de la défaite. Et cela a fini par payer la semaine dernière à Pékin.

Sa victoire face à Auger (7-6/7-6) ce mercredi est symbolique du nouvel élan pris par Tsitsipas. Incapable de battre le jeune Canadien en 5 confrontations, il a enfin réussi à dominer Felix Auger-Alliassime, certes moins en verve en cette fin de saison. Néanmoins, Tsitsipas reste sur des victoires face à Isner, Zverev, Basilashvili et une finale de très haute intensité face à Thiem.

C'est justement dans cette période de moins bien cet été que le Grec s'est incliné face à Hurkacz à Montréal alors que le Grec restait sur 3 victoires en 3 matches face au Polonais. Hurkacz qui lui aussi réussit la meilleure saison de sa carrière avec une 34ème place mondiale cette semaine. Après son titre à Winston Salem fin août, son premier sur le circuit ATP, il a eu un petit coup de mou légitime. Mais il a réussi à renouer avec le succès cette semaine à Shanghai, notamment face à Monfils au 2ème tour (6-2/7-6).

Hurkacz (1m96) s'appuie évidemment sur son service mais pas seulement. Pour sa taille, il est très mobile ce qui lui permet d'être à la fois solide en défense et puissant en coup droit. Mais Tsitsipas depuis un an a un bilan exceptionnel face aux "grands" : 10 victoires (Zverev 3 fois, Monfils 2 fois, Isner et Anderson notamment) pour seulement 3 défaites (Kyrgios, Monfils et Anderson). Tsitsipas est très agressif et s'arrache sur toutes les balles. Quand il est à 100% physiquement, il faut être très fort pour le battre. Hurkacz a des solides références sur dur avec des victoires sur Nishikori, Thiem, Shapovalov et Thiem au mois de mars. Mais le Grec a montré un très haut niveau ces derniers jours et semble justifier sur le papier son statut de favori. Néanmoins sa cote est trop faible pour y trouver un intérêt quelconque à moins de se lancer dans une victoire 2-0 mais pour le coup, c'est un peu risqué.