Novak Djokovic est encore numéro un mondial mais sa place ne tient plus qu’à un fil. Finaliste l’an dernier à Bercy, le Serbe doit remporter le tournoi et espérer que l’Espagnol n’arrive pas en finale. Sa blessure à l’épaule n’est qu’un mauvais souvenir et il compte bien tout faire pour rester le maître du circuit.


Votre priorité est-elle d'être numéro 1 à la fin de la saison ?

Je n'y pense pas de cette manière. Rafael est dans une meilleure position au niveau de la Race. Néanmoins j'espère pouvoir sortir mon épingle du jeu. Il est vrai que je joue très bien en indoor, à Paris Londres, ici aussi mais je n'ai plus les cartes entre mes mains mais je préfère me focaliser sur mon jeu. Il faut que je joue mon meilleur jeu et voir où cela me portera. Il faut que je gagne de toute façon. Pour être numéro 1, il faut que je remporte toutes les victoires, j'en suis conscient. Et puis cela dépend aussi de lui, de sa performance mais ce type de calcul n'est jamais bon pour l'état d'esprit d'un joueur et cela nous prive de l'énergie vitale qui peut nous saper un peu notre jeu. J'essaie donc de ne pas trop y penser.

Vous avez joué au Kazakhstan la semaine dernière avec Nadal et vous vous êtes aussi entraîné avec lui il y a quelques jours. Vous pouvez nous parler de votre relation avec lui ?
Je me suis diverti, pour tout vous dire. C'était très plaisant, c'était très intense. La concurrence était là mais de manière respectueuse. Nous avons joué aussi ensemble il y a quelques jours au Kazakhstan pour un match de charité. Nous avons passé du temps ensemble. Nous sommes des rivaux, certes mais cela ne nous empêche pas d'avoir du respect l'un pour l'autre, de se traiter de la manière qu'il convient. J'ai toujours eu ce type de relation avec Rafa, quelle que soit la trajectoire de nos carrières respectives. Parfois cela pouvait être tendu, on pouvait avoir une rivalité, mais on avait toujours du respect l'un pour l'autre. C'est vrai qu'on ne s'était pas entraînés ensemble depuis des années mais oui, c'était étrange. Quand je le vois de l'autre côté du filet, en général cela signifie que je suis en demi-finale ou en finale pour un tournoi d'envergure. Là, il s'agissait d'une séance d'entraînement. Néanmoins l'intensité était propre à un match.

Andy Murray a gagné un titre il y a une semaine, après tout ce qu'il a traversé. Quelle est votre réaction à cela ? Pensez-vous qu'il soit à nouveau un joueur dangereux pour l'année prochaine ?
Je l'espère. Pour répondre à votre deuxième question, j'espère qu'il sera en forme pour remonter aux meilleures places, parce que le tennis en ressortira meilleur, grandi. Nous sommes conscients de l'héritage énorme qu'il laisse derrière lui, qu'il peut encore laisser. Au vu de tout ce qu'il a traversé ces trois dernières années, c'est fantastique de le voir remporter un titre après tout ce temps. Lui seul connaît l'adversité à laquelle il a dû faire face, les difficultés qu'il a éprouvées au niveau physique. Je sais à quel point c'est un grand travailleur et donc je lui souhaite vraiment le meilleur.

Comment vous sentez-vous physiquement ? Comment va votre épaule gauche ? Quelles sont vos sensations ?
Comme je l'ai dit auparavant, je joue bien en indoor de manière historique. Je me réjouis donc de jouer ici à Paris. J'aime les conditions de ce tournoi. Physiquement, je me sens bien. Je n'ai pas ressenti de douleur à l'épaule gauche ni de sources d'inquiétudes physiques au cours des trois à quatre dernières semaines. Ma préparation s'est bien déroulée. J'espère simplement que j'aurai la meilleure entrée en lice possible.