Suite à une douleur au genou en raison d’un kyste, Richard Gasquet a dû déclarer forfait pour Bercy. Il souhaite préparer au mieux la saison prochaine et éviter les blessures qui l’ont trop souvent pénalisées durant sa carrière...

Pourquoi avez-vous déclaré forfait pour le tournoi ?

A cause de mon genou gauche, depuis la semaine dernière à Bâle. Après le premier match face à Londero, j’ai eu une sorte de kyste derrière et il est resté. J'ai essayé jusqu'au bout de jouer, encore ce lundi matin, mais j'ai très vite vu que ce n'était pas possible.

Comment résumer votre saison ? Elle a été très bizarre non ? Vous l’avez débuté en mai, vous avez eu des résultats au-delà de vos espérances peut-être. En revanche on a l'impression que vous avez tiré la langue à la fin.

Non, je suis un peu déçu là, aujourd’hui de ne pas pouvoir finir la saison mieux. À Bâle, après le premier tour, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Ici, c'est quand même un tournoi important, c’est un gros tournoi. Je suis déçu de cela, de ne pas pouvoir finir. Je fais finir dans les 100 premiers. J'aurais signé pour l'être. J'étais très mal en début de saison. Depuis, j'ai joué quasiment tous les tournois. Je n'ai pas eu de douleur, ce genre de choses. Cela s'est bien passé. Avec ce que je pouvais, je l'ai fait. C'est dommage de ne pas finir ici, à Bercy. Je vais essayer de faire une bonne intersaison pour revenir en 2020 à fond. Après c'est décevant de ne pas pouvoir jouer à Bercy. C'est toujours dur.

C'est l'accumulation des matches qui fait que vous avez ce problème de kyste au genou ? C’est récurrent non ?

On ne peut pas dire que j'ai fait énormément de matchs ces dernières semaines. J'ai perdu assez vite. Peut-être, le contraire. Je ne sais pas comment c'est venu. Je n'ai pas de raison particulière d'avoir ça. C'est dur à dire, je n'ai pour l'instant pas de raison. Je vais essayer de me soigner et repartir l'année prochaine. L'année a été physiquement dure. Je vais essayer de bien me préparer, me soigner pour avoir le moins de douleur possible l'année prochaine.

L'accumulation des pépins, depuis quelques mois, c'est juste la guigne ou vous pensez que cela fait 15 ans que vous êtes sur le circuit et que vous tirez sur la machine et que cela craque ?

C'est la principale raison. Quand j'ai une douleur, une opération, cela vient de 15 ans de circuit. Toutes les douleurs, c'est ça. Quand tu fais énormément d’années sur les tournois, les matches sont difficiles. Cela va devenir de plus en plus compliqué. J'espère tenir encore un an ou deux ans. Je ne sais pas combien de temps. En tout cas, tant que l'envie est là, elle est là. On verra comment cela se passe physiquement. Je n'ai pas de réponse. Quand je joue et quand je suis en forme, le niveau est là. Quand tu t'arrêtes, c'est difficile. Il y a l'accumulation de toutes ces années sur le circuit, cela se paie un peu.

Les blessures que vous avez eues, cela vous amène à changer des choses dans votre style de jeu ? Vous prévoyez des changements pour éviter de forcer sur certains appuis ou certaines choses ?

Il ne faut pas avoir de blessures sur le circuit. C'est tellement difficile. Cela joue. Il faut être à 100 %. Si je n'arrive pas à le faire, j’essaie de jouer plus en avançant et jouer au filet , mais il faudra quoi qu’il arrive être à 100 % pour pouvoir gagner des matchs.

Avec vos bonnes performances de cet été, cela vous permet de garder mentalement des choses positives pour repartir bien mentalement pour la prochaine saison ?

Oui, l'envie est là. Je ne sais pas combien de temps il me reste. J'ai envie de profiter le plus possible pour jouer. Il n'y a pas de pression particulière, si ce n'est d'être en bonne forme et bonne santé pour faire de gros matchs. C'est le seul truc qui m'importe.

Propos recueillis à Paris en conférence de presse le lundi 28 octobre 2019