Rafael Nadal a dû déclarer forfait en raison d'une blessure abdominale avant sa demi-finale face à Denis Shapovalov. Sa participation au Masters est encore incertaine.

"Bonjour. Je suis désolé de devoir déclarer forfait mais cela arrive parfois. Tout allait dans la bonne voie, même ma main allait mieux alors que je suis arrivé à Paris avec quelques doutes. Je me suis bien entraîné et sur les derniers services de l'échauffement, j'ai ressenti une douleur abdominale. J'ai revu le docteur ici pour faire une échographie et le docteur m'a dit que l'on devait attendre davantage. J'ai attendu une heure, une heure trente pour faire un deuxième examen. Nous l'avons fait. Nous avons vu quelque chose à l'image. Peut-être est-ce une élongation. Je suis revenu sur le court pour voir comment les choses allaient se dérouler au niveau de mon service mais la douleur, je la ressens toujours. C'est difficile aujourd'hui, pour différents motifs. Je pense que cette douleur abdominale ne me permet pas de servir au niveau exigé pour être compétitif. Deuxièmement, quand il y a un muscle qui nécessite beaucoup d'exercices pendant que l'on sert, cela peut poser des problèmes. Les recommandations du docteur ont été donc de ne pas jouer dans ce cas, même si c'est très triste pour moi, parce que j'étais très bien depuis le début de la semaine. Je jouais bien, je prenais du plaisir sur le court. Malheureusement, il a fallu que je prenne la décision de mettre fin à mon tournoi."

Comme vous l'avez dit, ce n'est pas la première fois que vous avez cette blessure, vous avez senti que cela revenait. Est-ce la même nature de blessure qu'auparavant ?
J'ai eu ce problème en 2009 à l'US Open. C'est un très mauvaise souvenir. J'avais joué avec 6-7 millimètres d’élongation. J'ai continué à jouer, j’ai perdu contre DEL POTRO en demi-finale et j'ai fini avec une élongation de 28 millimètres. Je n'ai pas pu jouer la demi-finale à la Coupe Davis ensuite. Je m'en rappelle bien, je n'ai pas pu jouer pendant un mois, je suis resté hors des courts. Je ne veux pas répéter cet épisode-là.

Vous pensez que vous allez pouvoir vous rétablir pour le Masters de Londres ?
Je vais faire de mon mieux pour y parvenir. Mathématiquement c'est impossible de se rétablir pour le Masters de Londres. Comme vous pouvez l’imaginer, je ne peux pas vous donner la bonne réponse aujourd'hui avec certitude.

Avez-vous une idée de comment cette blessure est survenue ? Vous avez fait un faux mouvement en servant ?
Non, j'ai fait le même mouvement au service, pas un mouvement différent du tout. Ce n'est pas très grave. Quand vous changez le mouvement de votre service, cela peut se produire, c'est un risque que vous encourez parce que vous utilisez différents muscles, mais cela fait un an que j'utilise ces muscles-là et je n'ai jamais eu aucun problème. Je ne sais pas. On peut dire que c'est de la malchance. Ce qui s'est passé aujourd'hui, la seule chose que l'on puisse faire, c'est de l'accepter, même si la situation est dure pour moi. Il faut rester positif. Je dois dire que la semaine finit sur une note plutôt sombre. Le reste de la semaine a été positif au niveau des échauffements, des entraînements. J'ai déployé un très bon tennis. J'ai beaucoup apprécié de jouer à Bercy. J'ai apprécié cette ambiance fantastique dans ce stade, j'ai vraiment apprécié de jouer trois bons matches et d'être sur le court. C'est difficile de finir ainsi. Je dois l'accepter. Il faut que mentalement, physiquement, je me rétablisse. Et peut-être, je l'espère, les choses vont mieux tourner peut-être pour Londres. On verra bien. Comme je l'ai dit auparavant, je ne peux pas le garantir, cela vient d'arriver. Il me faut quelques heures pour voir à quel point le problème est grave. Il faut voir sur la radio pour voir comment cela se profile, je vous tiendrai au courant.

Je suis désolé que vous soyez blessé, on s'enthousiasmait à l'idée de vous voir jouer, allez-vous rentrer à Majorque pour faire tous les examens ou vous allez aller à Londres ?
Non, je vais rentrer à la maison. Je ne vais pas aller à Londres maintenant. Je dois rentrer à la maison et faire ce que je dois faire, tout vérifier, pas aujourd'hui, pas demain. Il faut attendre quelques heures pour avoir une certitude et une image claire. Avec une blessure musculaire, les premières heures sont difficiles, il y a beaucoup de liquide, il est difficile de se prononcer sur la gravité de la situation. Il faut attendre un peu pour avoir les idées claires et faire un pronostic. J'espère que cela ne sera pas trop grave, que les docteurs diront que ce n'est pas si grave mais si c'est assez grave et que le rétablissement nécessite plus d'une semaine, c'est possible, peut-être que ce sera moins d'une semaine, je l'espère.