C’est l’épilogue de la saison. Tout à la fois la conclusion, le dénouement, le couronnement ou la quille. Pour certains, c’est une récompense, pour d’autres un soulagement. Pour tous, un accomplissement. Celui de faire partie des meilleurs joueurs de l’année et de démontrer une présence loin d’être le fruit du hasard. L’occasion enfin de briller devant ses pairs, le public ou encore les médias.

Le Masters fête ses noces d’or

Le Masters a été créé en 1970, soit deux ans après l’instauration de l’ère Open. Le tournoi des Maîtres célèbre donc sa 50ème édition. Pour fêter ce qui correspond aux noces d’or en matière de mariage, l’épreuve expose un plateau étincelant : les 3 joueurs les plus titrés de l’histoire en Majeur (Roger, Rafael et Novak) ; 2 des 3 joueurs sacrés le plus grand nombre de fois au Masters (le Suisse 6 fois et le Serbe 5 fois comme Pete Sampras) ; 3 anciens vainqueurs dans la compétition (Federer, Djokovic et Zverev) ; 4 des joueurs les plus « bankable » de la Next Gen (Medvedev, Tsitsipas, Zverev, Berrettini) et un double finaliste en Grand Chelem (Dominic Thiem).

Dans l’histoire du jeu, tous les grands champions – ou presque – sont parvenus à glaner cette épreuve considérée comme la plus importante derrière les tournois du Grand Chelem. Dans l’ordre chronologique, Ilie Nastase, Guillermo Vilas, Jimmy Connors, John McEnroe, Björn Borg, Ivan Lendl, Boris Becker, Stefan Edberg, André Agassi, Pete Sampras, Gustavo Kuerten, Lleyton Hewitt, Roger Federer, Novak Djokovic ou encore Andy Murray. Au total, 14 des 26 numéros 1 mondiaux de l’histoire du tennis ont été couronnés. Ce qui signifie que 12 n’ont pas réussi à devenir Maître parmi les Maîtres. Parmi eux, deux noms sortent du lot : Mats Wilander (une finale perdue) et Rafael Nadal (2 défaites en finale).  

Londres, une gouvernance à 2 têtes

Pour la 11ème année consécutive, le tournoi se déroule à Londres. L’avant-dernière représentation dans la capitale anglaise, puisqu’à partir de 2021, le Masters déménagera à Turin, en Italie. Roger Federer et Novak Djokovic possèdent les clés de la ville britannique. Certes, lors des 10 éditions précédentes, 6 joueurs se sont imposés. Mais parmi eux, 4 n’ont empoché qu’un titre : Nikolay Davydenko (2009), Andy Murray (2016), Grigor Dimitrov (2017) et Alexander Zverev (2018). Le calcul est vite fait, le Serbe (4 fois : 2012, 2013, 2014 et 2015) et le Suisse (2 fois : 2010 et 2011) se partagent les 6 autres éditions. 

D’ailleurs, « Rodgeur » a également atteint à 3 reprises la finale sans parvenir à remporter la mise (2012, 2014, 2015, à chaque fois contre… Novak Djokovic) et le « Djoker » s’est lui arrêté par 2 fois sur l’avant-dernière marche du podium (2016 face à Andy Murray et 2018 contre Alexander Zverev). Mais la suprématie de Federer et de Djokovic avait débuté bien avant, puisque depuis 2003 – soit 10 numéros à Londres, 4 à Shanghai et 2 à Houston –, les deux monstres ont glané 11 des 16 dernières éditions du Masters. Pourquoi une telle domination ? Peut-être tout simplement parce que les conditions de jeu correspondent parfaitement aux styles de jeu des deux champions, à savoir le dur et l’indoor (81% de victoires pour Federer, 79% pour Djokovic). Une surface et un toit beaucoup moins propices au caractère d’un certain Rafael Nadal (69%). Mais depuis le Masters 2012, le Serbe a remporté 91% de ses matches en indoor. Ces conditions de jeux à Bercy et Londres conviennent parfaitement à son jeu de contre et à sa qualité de déplacement. Il est largement au dessus de la concurrence. Il a disputé 11 finales sur ses 12 derniers tournois...

Tableau éclectique, format classique, enjeu magnifique   

Le tableau 2019 est composé de 8 joueurs de nationalités différentes (un Espagnol, un Serbe, un Suisse, un Russe, un Autrichien, un Grec, un Allemand et un Italien). C’est la 4ème année de suite que cette situation se présente, ce qui prouve la diversité des richesses parmi les forces vives du tennis. Depuis 1972, à l’exception de 4 éditions entre 1982 et 1985, la compétition se déroule en deux temps. D’abord une phase de poules, puis une phase à élimination directe. Les deux groupes sont composés de 4 joueurs – Rafael Nadal, Daniil Medvedev, Stefanos Tsitsipas et Alexander Zverev dans le groupe André Agassi ; Novak Djokovic, Roger Federer, Dominic Thiem et Matteo Berrettini dans le groupe Björn Borg. Ensuite le premier de chaque poule rencontre le deuxième de l’autre poule dans des demi-finales dites « croisées ». Les vainqueurs de chaque demie se retrouvent en finale. Chaque victoire en poule vaut 200 points ATP, un succès en demie offre 400 points supplémentaire et le titre suprême encore 500 points de plus, soit un total de 1500 points pour un parcours sans-faute (5 succès en 5 matchs). Les deux remplaçants sont Roberto Bautista-Agut (N°9) et Gaël Monfils (N°10). Dernier détail qui n’en est pas un, cette année à Londres, le vainqueur touchera un peu plus de 2,6 millions d'euros.  

Hormis le plaisir de voir s’escrimer les 8 meilleurs joueurs du circuit, il faut s’attarder sur l’enjeu principal de ce Masters 2019 : la place de numéro 1 mondial. En effet, deux hommes peuvent encore prétendre terminer au sommet de la hiérarchie à l’issue du tournoi des Maîtres, Rafael Nadal et Novak Djokovic. Pour l’heure, c’est l’Espagnol qui est en tête, avec 640 points d’avance sur le Serbe. Le Majorquin a donc les cartes en main, mais son forfait avant sa demie au Rolex Paris Masters (en raison d’une élongation aux abdominaux) pose question.

Pour l’Espagnol comme pour le Serbe, c’est l’occasion de marquer encore un peu plus l’histoire. En effet, Nadal peut égaler Federer et Djokovic en terminant N°1 pour la 5ème fois de sa carrière. Le Serbe peut lui dépasser le Suisse et égaler Sampras, qui détient le record du nombre d’années (6) achevées au sommet du tennis mondial. 

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Groupe André Agassi

S’il joue, Rafael Nadal a la tête d’un favori. Il vient de récupérer la place de N°1 mondial et présente logiquement un bilan 2019 exceptionnel : 51 victoires pour seulement 6 défaites, 4 titres dont 2 Majeurs (Roland Garros et l’US Open) et 2 Masters 1000 (Rome et Montréal) et une finale perdue, en Grand Chelem, à Melbourne. L’Espagnol talonne maintenant Roger Federer avec 19 Majeurs et compte 84 titres à son actif. Deux bémols, d’abord l’incertitude concernant sa blessure abdominale, ensuite son incapacité à gagner (et même à jouer) au Masters et en indoor d'une manière générale. En comptant cette saison, il s’est qualifié à 15 reprises pour le Masters, mais il ne s’est présenté que 9 fois au rendez-vous. Et lors des 3 dernières éditions, il a déclaré forfait en 2016 et en 2018 et n’a joué qu’une seule rencontre en 2017, avant d’abandonner en cours de compétition à cause d’une blessure au genou droit. Résultat, pour un joueur de son standing, son ratio au tournoi des Maîtres est décevant : 16 succès pour 13 revers, 2 finales (en 2010 et 2013). Vous l’avez compris, Nadal vise donc son 1er titre au Masters, le seul grand trophée qui manque à son palmarès avec les Masters 1000 de Miami, Shanghai et... Bercy, autre grand rendez-vous indoor de la saison ATP.

N°4 mondial, Daniil Medvedev est l’un des 3 joueurs qui découvrent le Masters. A 23 ans, le « tube de l’été » – 6 finales de rang entre début août et mi-octobre –  est le tennisman qui a remporté le plus de matchs cette saison (59, pour 18 défaites) et qui a joué le plus de finales (9). Le Russe a empoché 4 titres dont 2 Masters 1000 (Sofia, Cincinnati, Saint-Pétersbourg et Shanghai) et perdu 5 finales dont une en Majeur et une en Masters 1000 (Brisbane, Barcelone, Washington, Montréal et l’US Open). Medvedev n’a peur de rien – son jeu est imprévisible puisqu'il est capable de tenir l'échange du fond du court pendant très longtemps avant d'envoyer ses frappes foudroyantes aussi bien en revers qu'en coup droit ou tout simplement tenter des amorties ou des frappes courtes croisées. Il est complet et n'a aucun point faible. Ses coups sont atypiques et c’est sans doute son atout principal. La carotte ? Au-delà de remporter son plus grand tournoi en carrière, il peut dépasser Roger Federer au classement et achever l’année 3èmemondial à l’issue du tournoi des Maîtres.

Pour lui aussi c’est une première. Stefanos Tsitsipas, 6ème mondial à 21 ans seulement, a confirmé cette année tout son potentiel. Son bilan : 50 victoires pour 24 défaites. Dans le détail, un dernier carré en Grand Chelem (à l’Open d’Australie), 2 titres (à Marseille et Estoril) et 3 finales dont une en Masters 1000 (Dubaï, Madrid et Pékin). Surtout, le Grec a réalisé l’exploit d'être le premier joueur de l'histoire à battre Nadal sur terre ainsi que Djokovic et Federe sur dur la même saison ! S’il a pu conserver un peu de fraîcheur physique, Tsitsipas, qui possède un style offensif, a un coup à jouer.

Enfin, le quatrième larron de ce groupe n’est autre que le tenant du titre. En 2018, pour sa 2ème participation à l’épreuve et à seulement 21 ans, Alexander Zverev avait créé la surprise en remportant le tournoi – son 4ème grand titre après 3 Masters 1000 –, après avoir dominé Roger Federer en demie et Novak Djokovic  en finale, excusez du peu. Aujourd’hui 7ème mondial, le joueur allemand a néanmoins eu du mal à se remettre de cet exploit, pas aidé par deux séparations (avec son coach, Ivan Lendl, et avec sa petite amie), la maladie de son père et des soucis judiciaires avec son ancien agent. Son année est contrastée – 42 succès pour 23 revers – et c’est le seul joueur parmi les 8 invités au Masters à n’avoir remporté qu’un seul titre (seulement un ATP 250, à Genève) – tous les autres en ont gagné au moins deux. Forcément, pas facile alors d’imaginer Zverev réaliser le doublé – le dernier à l’avoir fait au Masters se nomme Djokovic, 4 titres consécutifs entre 2012 et 2015. Heureusement pour lui, après la Laver Cup, l’Allemand a retrouvé de l’allant et de la constance en fin de saison, un service plus performant, un jeu plus agressif et plus solide. Et les résultats ont suivis : une demie à Pékin et une finale au Masters 1000 de Shanghai, avec des victoires références contre Tiafoe, Auger-Aliassime, Querrey, Rublev, Federer et Berrettini.  

Confrontations et bilan pour chaque joueur
Rafael Nadal vs Daniil Medvedev : 2-0 sur dur
Rafael Nadal vs Stefanos Tsitsipas : 4-1 (2-0 sur dur)
Rafael Nadal vs Alexander Zverev : 5-0 (2-0 sur dur)
Daniil Medvedev vs Stefanos Tsitsipas : 5-0 (4-0 sur dur, 1-0 en indoor)
Alexander Zverev v Daniil Medvedev : 4-1 sur dur (1-0 en indoor)
Stefanos Tsitsipas vs Alexander Zverev : 3-1 (2-1 sur dur)

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Groupe Björn Borg

Encore numéro un mondial il y a une semaine, Novak Djokovic est le grand favori de ce tournoi des Maîtres. Victorieux à 5 reprises de l’épreuve, il a surtout atteint à chaque fois la finale lors de ses 6 dernières participations (4 titres en 2012, 2013, 2014 et 2015, 2 finales en 2016 et 2018, absent en 2017). C’est aussi lui qui s’est imposé le plus souvent à Londres (4 fois), dans une O2 Arena qui lui convient parfaitement – une surface dure assez lente selon les années. Pour sa 12ème participation au Masters, le « Djoker » compte bien à la fois retrouver le leadership du classement et rattraper Roger Federer au palmarès avec 6 succès dans la compétition. Cette année, Djokovic présente un bilan exemplaire avec 53 victoires pour 9 défaites, 5 titres (c’est lui qui en a gagné le plus en 2019 à égalité avec Dominic Thiem) dont 2 Majeurs et 2 Masters 1000 (Melbourne, Madrid, Wimbledon, Tokyo et Paris-Bercy), et une finale perdue (à Rome). Le voici à présent avec 77 titres au compteur dont 16 tournois du Grand Chelem. Il est actuellement en grande forme, son service – précis et puissant – et son jeu de fond de court – impressionnant de justesse et de maîtrise – faisant merveille. S’il est aussi solide et régulier qu’à Tokyo et au Rolex Paris Masters – 10 succès sans perdre le moindre set –, le Serbe paraît intouchable.

Plus vieux joueur à se qualifier pour le Masters à 38 ans et 3 mois, Roger Federer continue de repousser les limites du temps (d’un joueur de tennis professionnel). Il va disputer son 17ème Masters, épreuve dont il détient le record de titres (6), de finales (10), de demies (15), de matchs remportés (57, pour 15 défaites) et de rencontres jouées (72). Dingue ! 
Depuis 2009, il a toujours atteint au minimum le dernier carré (sauf en 2016 car il était absent). Encore auteur d’une belle saison, le N°3 mondial a gagné 51 matchs pour seulement 8 revers, glané 4 titres dont un Masters 1000 (Dubaï, Miami, Halle et Bâle) et perdu 2 finales, une en Majeur (Wimbledon), l’autre en Masters 1000 (Indian Wells). Evidemment, s’il avait empoché son 9ème titre au All England Club, son année aurait été magique. On ne refait pas l’histoire, alors le Suisse doit « se contenter » pour le moment de ses 20 trophées en Grand Chelem – un record –, et de ses 103 titres – deuxième plus grand total derrière Jimmy Connors. La capitale anglaise plaît à « Rodgeur ». En effet, Londres est la ville où Federer a été sacré le plus grand nombre de fois (10 : 8 fois à Wimbledon, 2 fois au Masters), à égalité avec Halle et Bâle. Justement, après le titre remporté sur ses terres, le Suisse a décidé de faire l’impasse à Bercy pour « être à 100 % au Masters ». De bon augure ?

C’est peut-être celui qui pourrait créer la surprise. Après 3 échecs en phase de groupes lors de ses 3 premières participations, Dominic Thiem arrive à Londres avec une confiance inégalée. D’abord parce qu’il n’avait jamais remporté autant de trophées en une seule année (5, le plus grand nombre cette année, ex æquo avec Novak Djokovic). Ensuite car il a passé un cap sur dur, et même en indoor. En effet, en plus de sa finale à Roland Garros – sa deuxième finale en Majeur – et de ses 2 titres à Barcelone et Kitzbühel, l’Autrichien est parvenu à s’imposer au Masters 1000 d’Indian Wells – son premier sacre dans cette catégorie de tournoi – et plus récemment aux ATP 500 de Pékin et de Vienne. Avec des victoires de marque à la clé (Roger Federer, Karen Khachanov, Stefanos Tsitsipas ou encore Matteo Berrettini). Son bilan 2019 est également intéressant : 46 succès pour 17 défaites. A 26 ans, il semble offrir la plénitude de son talent et pointe maintenant à 16 trophées. Surpuissant en coup droit et en revers, il possède aussi un esprit guerrier qui peut lui faire espérer dépasser enfin le stade des poules.    

C’est le troisième petit nouveau de la bande, avec Daniil Medvedev et Stefanos Tsitsipas. A 23 ans, Matteo Berrettini est à la fois le moins connu et celui qui possède le plus petit palmarès (3 titres) des 8 joueurs qualifiés pour le Masters, mais pas le moins impressionnant. Cette saison, il a remporté 42 matchs (pour 21 défaites), gagné 2 titres (Budapest et Stuttgart), perdu une finale (Munich) et surtout effectué un bond gigantesque au classement (N°54 début janvier à N°8 cette semaine). Le résultat d’un travail à la fois rigoureux et intelligent qui lui ont également permis de décrocher un dernier carré en Majeur (à l’US Open), dans un Masters 1000 (Shanghai) et dans un ATP 500 (Vienne). Des performances réalisées en fin de saison qui présagent peut-être d’un joli Masters, si l’Italien n’est pas dépassé par l’enjeu ou par la fatigue. Son style, tout en puissance et en agressivité, pourrait lui permettre d'empocher a minima une victoire.

Confrontations
Novak Djokovic vs Roger Federer : 26-22 (20-16 sur dur, 6-3 en indoor)
Novak Djokovic vs Dominic Thiem : 6-3 (2-0 sur dur, 1-0 en indoor)
Novak Djokovic vs Matteo Berretini : 0-0
Dominic Thiem vs Roger Federer : 4-2 (1-2 sur dur, 0-1 en indoor)
Roger Federer vs Matteo Berrettini : 1-0
Dominic Thiem vs Matteo Berrettini : 2-1 (1-1 sur dur, 1-0 en indoor)

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Statistiques sur le Masters (depuis 2008)

% d'outsiders/favoris
poules : 95 favoris (72%) vs 37 outsiders (28%)
demies : 17 favoris (77%) vs 5 outsiders (20%)
finale : 6 favoris (60%) vs 4 outsiders (40%) - 1 forfait en 2014

% de matches en 2 sets ou 3 sets
poules : 77 en 2 sets (58%) vs 55 en 3 sets (42%)
demies : 12 en 2 sets (55%) vs 10 en 3 sets (45%)
finale : 7 en 2 sets (70%) vs 3 en 3 sets (30%) - 1 forfait en 2014

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Les conditions de jeu

Chaque année, le débat sur la rapidité de la surface londonienne offre des débats endiablés et interminables. Le plus difficile est d'avoir une perspective d'ensemble et un certain recul sur plusieurs années. Globalement, la surface de l'O2 Arena est plutôt lente.

Entre 2012 et 2015, elle était plus rapide que Miami (CPI 33) ou Indian Wells (CPI 30) mais plus lente que celle de Pékin (CPI 37) ou de l'US Open (CPI 36). Elle était comparable à celle de Vienne (CPI 34) et un tout petit plus rapide que celle de Bercy (CPI 32). Mais en 2016 et 2017, la surface s'est considérablement accélérée pour se rapprocher de Shanghai (CPI 43) et de Melbourne (CPI 42). Sauf que l'an dernier, de nouveau, la surface s'est ralenti pour revenir à sa vitesse de 2015, dans des standards indoor plutôt lents donc...

Les premiers matches vont rapidement donner des indications ainsi que les déclarations des joueurs qui ne vont pas manquer de signaler leur ressenti...