Les lecteurs et abonnés de Tennis Break News ont placé Radu Albot en 11ème position du classement des révélations de la saison 2019. Portrait de ce joueur moldave qui a mis 10 ans avant de percer au plus haut niveau du circuit ATP.

Let's go Radu Let's go ! Let's go Radu, let's go ! 

Alors qu'il dispute son second tour du Masters de Paris Bercy, le Moldave de 30 ans est bruyamment encouragé par plusieurs personnes éparpillées dans les tribunes clairsemées du court n°1. Appuyé par des explosions de joie même lorsqu'il passe des aces (ce qui est plus l'exception que la règle, il faut bien l'avouer), il n'a pas du bien comprendre cet engouement soudain autour de sa personne. Son adversaire, Andreas Seppi, non plus certainement.

Ces supporters d'un jour peuvent être satisfaits ; leur chouchou finit par se débarrasser de l'Italien grâce à 2 jeux décisifs bien menés (7-6/7-6). Seppi a eu beau appuyer sur le point faible d'Albot à savoir le revers, ce dernier a eu le mérite de s'accrocher pour gagner cette victoire au forceps, en gérant convenablement les moments importants. Ces bruyants individus ont-ils joué un rôle ? Difficile à dire, tant le Moldave est paru parfaitement concentré pendant son match. Tout juste l'a-t-on vu esquisser un sourire lorsqu'un de ces supporters d'un jour s'est essayé à des encouragements en roumain. A la fin de son match, Il n'a pas hésité à les saluer et les remercier.

Mais alors qu'est-ce qui a bien pu pousser ces derniers à l'encourager avec autant d'ardeur ? Ont-ils parié une somme déraisonnable sur sa victoire ? C'est possible lorsque l'on voit l'un d'entre eux tendre le dos de son ticket Parionssport de 200 euros pour le faire signer par le moldave. Est-ce l'idée jugée incongrue d'encourager un joueur moldave, petit pays de 4 millions d'habitants plus connu pour ses vins que pour ses sportifs de haut niveau ? Tout à fait plausible également lorsque l'on regarde les mines amusées des jeunes supporters qui viennent lui demander sa casquette à la fin du match.

Alors peut-être est-ce le capital sympathie que renvoie ce joueur dans sa manière d'être, comme en témoigne sa célébration devant le public lorsqu'il finit au bout de 35 minutes par gagner un jeu contre Roger Federer en terres baloises cette année ?

Il y a certainement un peu de toutes ces raisons. Toujours est-il que cet engouement est mérité au vue du jeu plaisant pratiqué Radu Albot cette année. Longtemps cantonné au circuit challenger, faisant régulièrement le yoyo autour de la 100ème place mondiale, le Moldave vient de réaliser la saison la plus aboutie de sa carrière (46ème mondial à la fin de l’année). Notre consultant Rodolphe Gilbert est d'ailleurs épaté par son parcours cette saison : "C'est fou de voir ce joueur habitué aux tournois challengers tout d'un coup à 30 ans se mettre à passer un cap et changer de catégorie. Il avait déjà quelques belles performances en 2018 mais cette saison, il a été très régulier pour finir l'année dans le top 50 mondial. C'est un joueur qui ne fait pas de bruit, qui ne paye pas de mine mais quand on regarde son classement, sa saison et la quantité de matches de qualité qu'il a produits cette année, on ne peut qu'être impressionné. Il est dans l'anonymat parce qu'il vient d'un pays peu médiatisé sportivement. La Moldavie est un petit pays très peu représenté, c'est l'un des porte-drapeaux et ambassadeurs de son pays. Quand il rentre chez lui, c'est une star ! Je suis toujours très respectueux de ces petits gabarits (ndlr : 1m75) qui se débrouille dans ce monde de brutes. J'aime bien que ce type de joueurs gagnent des matches."

Issu d'une famille aux revenus plutôt modestes, Radu Albot a commencé le tennis à l’âge de 8 ans. Le déclic du paternel a eu lieu 2 ans auparavant devant un match de tennis à la télévision. Il décide que son fils pratiquerait la petite balle jaune. Son père l'inscrit dans une école spécialisée dans le tennis à Chisinau. Celui-ci s’entraîne sur des courts dont les revêtements ne sont autres que... des planches en bois.

Le père de Radu est entièrement dédié à l'avenir de son fiston ; il vend les biens qui lui appartiennent pour payer les déplacements de son fils qu'il accompagne dans les tournois juniors. Il n'est pas rare que les 2 voyageurs dorment sur des matelas à l'intérieur de gymnase pour éviter de payer des nuits de chambres d'hôtels. Lorsque le fils a la chance de bénéficier d'une chambre avec un autre jeune concurrent, le père plante sa toile de tente sur le parking du tournoi... Le joueur est aujourd’hui reconnaissant des efforts fournis par ses parents. Ces derniers resteront par la suite ses premiers supporters, regardant les matchs de leur fils à la télévision, y compris à toute heure avancée de la nuit.

A l’âge de 13 ans, Radu Albot fait la rencontre en Allemagne de Jimmy Oganezov, ancien homme d'affaire local sous l'URSS reconverti en professeur de tennis qui l'invite à passer l'été avec lui à Wiesbaden pour s’entraîner. Ce dernier lui affirme qu'il a le potentiel pour embrasser une carrière de joueur professionnel.[1] Mais dans un petit pays comme la Moldavie, avec peu d’encadrements et de structures, les choses ne se sont pas passées sans mal : « Je n’ai pas eu beaucoup d’aides de mon pays au début, donc j’ai dû couvrir tous les frais[2] (…) C'est un peu décevant, parce que dans beaucoup de pays comme la France ou les Etats Unis, les joueurs ont tellement d'aides, avec des sponsors ou des wild-cards, avoue Albot. Je n'étais pas le gamin pourri gâté qui avait des millions à 19 ans. Mais d'une certaine manière, peut-être que cela m'a rendu plus fort ». Et de conclure : « Au final, les résultats que j'ai eu sont miraculeux [3]»

Radu Albot fait ses débuts en 2007 sur le circuit Future, à Antalya, sur gazon. « C'est mon tournoi favori parce que c'est là que j'ai démarré ma carrière. Je jouais les tournois 10 000 (ndlr : prix en dollars pour le vainqueur) en Turquie sur 5 semaines consécutives et j'ai même gagné là bas.[4] » (ndlr : il a gagné au total 13 de ses 15 tournois Future en Turquie)

Progressant lentement mais sûrement au classement ATP, il finit par s'installer durablement sur le circuit challenger, y gagnant 7 titres au total. Entre 2015 et 2018, il fait des incursions régulières sur les tournois ATP, oscillant entre la 80ème à la 120ème place mondiale. Il réalise quelques coups d'éclats, comme un 3ème tour à Wimbledon (2018) ou à l'US Open (2017), ainsi qu'une demi-finale en double sur le dernier Grand Chelem de la saison avec son compère Malek Jaziri en 2018.

Mais que lui a-t-il manqué pendant toute cette période pour viser un peu plus haut ?

Le manque de moyens, comme évoqué précédemment est très certainement une première explication ; avec un budget serré, impossible d'entretenir un staff élargi permettant à un joueur de progresser rapidement sur le plan physique, mental et technique.

Par ailleurs, Radu Albot a rappelé plusieurs fois en interview les barrières psychologiques que peut ressentir un tennisman d'un petit pays : « Moi, quand j'ai grandi, je n'avais personne au-dessus de moi à part un mec classé 200ème mondial (ndlr : Roman Borzanov, premier joueur Moldave à atteindre ce classement). Je voulais être comme lui, être meilleur que lui. Mais une fois atteint la 190ème place mondial, que faire ensuite ? Je ne savais pas comment aller plus haut. Je n'avais personne pour demander comment y arriver, à qui demander conseil. J'ai dû construire mon jeu par moi-même ».

Radu Albot pouvait également montrer quelques limites dans son jeu pratiqué. Joueur de taille moyenne (1,75m), son service affichait quelques lacunes. Disposant d'une belle couverture de terrain, il présentait un défaut inhérent à ce profil de joueur, la passivité : « J'ai besoin d'être plus agressif, je pense. Obtenir un résultat en prenant l'initiative et ne pas attendre la faute de l'adversaire », avouait-il alors en 2017.

Tout au long de sa carrière, Radu Albot a pu enchaîner les distinctions honorifiques comme premier vainqueur Moldave d'un tournoi challenger (2013), premier Moldave à parvenir à se qualifier dans le grand tableau d'un Grand Chelem (2014) et enfin, premier Moldave à gagner un titre ATP à Delray Beach en février dernier, aboutissement riche en émotions d'une semaine particulièrement mouvementée.

En effet, Albot a souvent eu du mal à démarrer ses matchs, donnant parfois l'impression qu'il se dirigeait vers une défaite certaine, comme en témoigne son match contre Steve Johnson. Mais une combativité exemplaire et un Américain en crise de confiance lui permettront de faire la différence dans un tie-break décisif qui s'est joué à bien peu de choses. Il a su également se sortir de quelques pièges avec sérieux en écartant un Nick Kyrgios en roue libre ou un Karlovic difficile à manœuvrer en ce début de saison 2019. Il aurait pu également voir ce titre lui échapper en finale, à cause d'une interruption liée à la pluie qui l'a coupé dans son élan, alors qu'il était au dessus de son adversaire Daniel Evans et avait fait le break dans le dernier set. Il fallait un peu de drame et 3 balles de titres sauvées par le Moldave pour s'adjuger le premier sacre de sa carrière sur le circuit ATP à l’âge de 29 ans : « C'est un sentiment incroyable, difficile à décrire avec des mots. Je connais tellement de joueurs qui n'ont pas eu la chance de gagner un tournoi, avoue-t-il après coup. C'est pourquoi je suis si heureux d'avoir réussi »[5].

Mais au-delà de son premier titre remporté, Radu Albot a montré cette année des signes évidents de progrès dans son jeu, qui le rapproche du profil de Sebastien Grosjean, un de ses joueurs préférés. Toujours aussi difficile à déborder, Radu Albot joue plus proche de sa ligne de fond, dicte l'échange en coup droit et n'hésite plus à s'appuyer sur ce dernier coup pour avancer dans le court, faisant ainsi preuve d'un état d'esprit plus offensif à l'échange. Bien aidé cette année par une bonne confiance dans son jeu, les velléités offensives qu'il a su montrer lui ont permis d'accrocher les meilleurs à plusieurs reprises (sa défaite contre Roger Federer au tournoi de Miami cette année 4/6-7/5-6/3 est à ce titre révélatrice).

Il a également montré quelques progrès au service, sur sa 2ème balle notamment. Grâce à sa qualité de retour, il dispose aujourd'hui d'un bon ratio contre les grands serveurs (sa victoire contre Marin Cilic à Cincinnati constitue une de ses plus belles performances cette année)

« C’est un bon compétiteur, avoue John Isner, l'un d'entre eux, en février dernier, au tournoi ATP de New York, une semaine avant son titre à Delray Beach. Je pense qu’il n’a pas trop le choix et son match contre Ivo Karlovic le démontre bien. Il a essuyé près de 40 aces mais il est resté au contact et est parvenu à gagner ce match. C’est un petit gabarit. Il est actuellement très agressif pour quelqu’un de sa taille. Une surface comme cela l’avantage car il aime jouer vers l’avant et prends la balle tôt. »

Comme l'avoue Albot, son coach Magnus Tideman a joué également un rôle significatif dans son excellente année. « Nous nous sommes rencontrés en Décembre 2018, indique-t-il. On ne s'était jamais parlé. On a commencé à travailler pendant l'Open d'Australie. C'était le seul tournoi du Grand Chelem où je n'avais pas gagné de matchs. Je l'ai fait cette année. Il y a beaucoup de confiance, plein de petites choses qui n'ont l'air de rien, mais ça fonctionne bien. Bien entendu, je travaillais dur avant de rencontrer Magnus. Ce n’est pas comme si quelque chose d'incroyable s'était passé, c'était juste le bon timing et de bonnes vibrations. La connexion que j'ai avec lui fonctionne à merveille et c'est très appréciable [6]»

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Le fait que Radu Albot ait été le premier Moldave à gagner un titre ATP n'a pas changé beaucoup de chose au pays selon ses dires : « Il est très important pour moi de faire partie des meilleurs mondiaux, c’est génial. Aujourd’hui, les enfants s'identifient à moi en Moldavie. Je suis devenu un exemple à suivre même si Roger Federer est certainement plus connu que moi. Je suis rarement reconnu dans la rue[7] » plaisante-t-il. Malgré les voyages qui l'éloignent de sa famille, Radu Albot a gardé un lien très fort avec son pays qu'il nous présente ainsi : « J’aime la simplicité des gens, la population moldave est très accueillante. Ils vous invitent à dîner pour prendre un verre de vin ou des choses comme ça [8](..) Mon pays est très réputé pour ses caves souterraines. Elles s'étendent sur des centaines de kilomètres et on ne peut pas s'y balader à pied. Vous êtes obligé de prendre une voiture et conduire sous terre pour voir les caves à vin. Beaucoup de touristes et d'experts en vins s'y rendent.  C'est la chose la plus connue que nous avons en Moldavie. [9]»

Très soucieux de l'avenir de son pays, Radu Albot a déjà quelques idées sur sa carrière après sa retraite de joueur : « Je ne veux pas finir ma carrière et constater que le tennis est au point mort chez moi. Je veux me balader sur tous les tournois et voir le drapeau moldave flotter, confie-t-il. J'aimerais rester dans le tennis, peut-être en ouvrant une académie. Peut-être que j’aimerais créer des opportunités pour les jeunes joueurs. » [10]. Le tennis en Moldavie a besoin de visibilité et la controversée ATP Cup fait figure de belle opportunité en la matière.

Radu Albot aurait pu connaître son premier ¼ en Masters 1000 s'il n'avait pas remis en selle un Gaël Monfils en perdition lors de leur confrontation en 1/8ème de finale à Paris Bercy . Menant 1 set et 1 break d'avance, le Moldave est finalement rattrapé par la pression. Le Français "débreake" et enchaîne avec le gain du second set. Le 3ème set se révélera à sens unique (6-1). 

Un retournement de situation comme on peut en voir souvent sur le circuit mais une belle désillusion pour Albot sur le dernier tournoi de sa saison. Cependant, il pourra se réconforter en se disant que ses résultats en fin d'année lui ont permis de qualifier son pays pour cette fameuse ATP Cup qui aura lieu du 3 au 12 janvier 2020.

Pour la première édition de ce tournoi, les places des 24 pays participants ont été adressées en fonction des résultats de leur meilleur joueur national, ce qui a permis à la Moldavie de décrocher le fameux sésame. Une fois le pays qualifié, ce sont les deux meilleurs joueurs du pays qui sont automatiquement sélectionnés pour jouer la compétition, ce qui a suscité de vives critiques dans le microcosme de l'ATP Tour : « Cette compétition est pathétique et injuste, puisqu’elle n’est pas équitable pour tout le monde, enrage Reilly Opelka. Moi, je suis le 36ème joueur mondial, Je ne vais pas jouer, parce que je suis le troisième Américain, et seuls les deux meilleurs vont jouer. C’est assez choquant que l’ATP ait permis cela. La Moldavie s'est qualifiée. Leur joueur n°1 est classé assez loin derrière moi. Quant à leur n°2, je ne pense pas qu'il soit classé…[11] »

Radu Albot n'en a cure, cette compétition est une aubaine à ses yeux : « Je pense que c’est quelque chose de très important pour la Moldavie, parce que des pays limitrophes comme l’Ukraine et la Roumanie n’y sont pas entrés. Il n’y a que des éléments positifs à tirer de ça [12]».

La Moldavie n'aura cependant pas la tache facile puisqu'elle est devra ferrailler avec la Belgique, la Grande Bretagne et la Bulgarie en phase de groupe.

Élément moteur de le sélection depuis 2008, Radu Albot est aujourd'hui le joueur moldave ayant gagné le plus de matchs en Coupe Davis (41 matchs sur 58 matchs).  Le leader moldave sera appuyé dans cette tâche par Alexander Cozbinov (821eme au classement ATP) et Egor Matvievici (non classé) : « Je les connais, je leur ai demandé s’ils étaient heureux de participer. L’un d’entre eux était très excité de venir. «Bien sûr que je viens, la question se pose pas ! », m’a-t-il dit. Je suis convaincu que c’est une bonne chose pour eux de participer à un gros événement comme ça, car ils ne jouent que dans les tournois Future. Le fait d’être immergé avec les meilleurs joueurs du monde dans un tournoi offrant un bon prize money, ça va être une bonne expérience pour eux. J’espère que cela leur donnera le petit coup de pouce pour qu'ils puissent s'améliorer et jouer à des niveaux plus élevés, pas seulement en Future. ». La perspective est en tout cas intéressante. En effet, une seule victoire en round robin contre un adversaire classé au-delà de la 300ème place (seul Dimitar Kuzmanov rentre dans cette catégorie dans le groupe de la Moldavie) permettrait à Alexander Cozbinov de bénéficier de 15 points ATP, soit l’équivalent d’un ¼ de finale de challenger 80.

L’année 2020 commencera donc fort pour Radu Albot qui devra porter son pays lors de cette compétition. Pour conforter sa place dans le top 50, il devra également défendre ses nombreux points acquis en ATP 250. Plus de régularité dans ses résultats et quelques coups lors de tournois plus relevés pourraient lui permettre de concrétiser cet objectif. Nul doute également qu’il aura à cœur de réaliser une meilleure saison sur herbe, la surface qu’il affectionne le plus. Mais quoi qu’il arrive, la trentaine franchie désormais, Radu Albot a d’ores et déjà eu la carrière qu’il souhaitait : « Je pense que ma carrière est déjà un succès. Tout le monde est fier de ce que j’ai pu réaliser. Mais j’imagine qu’on en veut toujours plus. On est jamais totalement satisfait et reconnaissant de ce que l’on a sur le moment. Donc, je dirai que ma carrière aujourd’hui est un succès.[13]

Pour suivre Stephen sur Twitter
https://twitter.com/SG_Lockwood

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Quelques statistiques sur Radu Albot en 2019 :
- 31 victoires sur le circuit (contre 42 entre 2009 et 2018)
- 70% de victoires face aux grands serveurs (contre 37% en carrière)
- 52,8% de pts remportés sur sa 2nde balle (contre 49,7% en 2018)
- 3 défaites en 3 matches face au top 10 mondial
- 44% de victoires lorsqu'il a été outsider (18 sur 41)

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Classement des révélations de la saison 2019
15ème ex-aequo : Londero O'Connell (18 voix)
14ème : Humbert (21 voix)
13ème : Garin (26 voix)
12ème : Fritz (28 voix)
11ème : Albot (29 voix)
A suivre...


[1]Radu Albot, « Trained on Wooden Courts of Moldova, Earns His Countryʼs First Title », New York Times, Fevrier 2019

[2] https://www.reddit.com/r/tennis/comments/6rzro5/hello_this_is_radu_albot_i_travel_and_play_tennis/

[3]Radu Albot, « Trained on Wooden Courts of Moldova, Earns His Countryʼs First Title », New York Times, Fevrier 2019

[4]https://www.reddit.com/r/tennis/comments/6rzro5/hello_this_is_radu_albot_i_travel_and_play_tennis/

[5]https://www.srf.ch/sport/tennis/atp-tour/albot-vor-federer-duell-war-der-einzige-spieler-der-federer-einen-satz-abnehmen-konnte

[6]https://www.atptour.com/en/news/radu-albot-first-time-winner-spotlight-delray-beach-2019

[7]https://www.srf.ch/sport/tennis/atp-tour/albot-vor-federer-duell-war-der-einzige-spieler-der-federer-einen-satz-abnehmen-konnte

[8] http://www.puntodebreak.com/2019/11/29/radu-albot-ahora-ejemplo-seguir-moldavia

[9]https://www.atptour.com/en/news/radu-albot-first-time-winner-spotlight-delray-beach-2019

[10] https://www.atptour.com/en/news/albot-on-the-line-2018

[11] https://www.theguardian.com/sport/2019/nov/21/tennis-reilly-opelka-says-new-atp-cup-event-pathetic-unfair-davis-cup

[12] https://www.atptour.com/en/news/albot-atp-cup-q-and-a-2019

[13] https://www.atptour.com/en/news/albot-on-the-line-2018