Les lecteurs et abonnés de Tennis Break News ont placé Félix Auger-Aliassime en 3ème position du classement des révélations de la saison 2019.

Le Canada a longtemps été absent de la carte du tennis mondial. Mais l'émergence de Pospisil (29 ans) et Raonic (28 ans) puis de Shapovalov (20 ans), Auger-Aliassime (19 ans) ou encore Andreescu (19 ans) a mis à l'honneur l'immense travail de la Fédération. Le fait qu'ils soient tous et toutes baigné(e)s dans une double culture (Rép. Tchèque, Yougoslavie, Russie, Togo et Roumanie) n'est pas une coïncidence mais peut-être un facteur dans leur réussite selon Auger-Aliassime : "Nous sommes tous arrivés au Canada très jeune ou pour ma part, né au Canada. Nous nous considérons à 100% Canadien mais avec des chemins et des racines différentes. Cela nous donne une ouverture d'esprit sur le monde. Pour ma part, le fait que mon père ait fait le sacrifice de quitter toute sa vie, sa famille et ses amis pour venir vivre au Canada, cela m'a aidé. Il nous a donné tous les outils et toute l'éducation nécessaire pour travailler dur et apprendre à se faire une place dans ce monde."

Felix Auger-Aliassime aurait pu être la révélation de la saison s'il n'avait pas récolté seulement 5 maigres victoires dans la deuxième partie de saison. Néanmoins, sa progression à seulement 18 ans a confirmé l'immense potentiel apparu dès 2010. Voici le portrait du leader de la génération 2000.

Félix a toujours été très précoce. Dès l'âge de 10 ans, il remportait déjà les championnats canadiens dans la catégorie des 12 ans. A 11 ans, il devenait champion du monde des moins de 12 ans à Auray (France). Un titre non-officiel remporté précédemment par Rafael Nadal, Andy Murray et Gaël Monfils. A 14 ans, il devient le plus jeune joueur à disputer un match principal sur le circuit Challenger.

Mais un petit come-back s'impose pour comprendre comment s'est forgé cette pépite. En 1996, le père de Felix fait la rencontre d'une Québécoise en Afrique et décide d'immigrer au Canada pour la rejoindre. En 1998, ils ont leur premier enfant, Malika. Le 8 août 2000, leur fils Felix naît à Montréal. Sam Aliassime est un joueur et entraîneur de tennis professionnel et faute de moyens financiers suffisants pour le faire garder, il emmène son fils avec lui sur les courts. D'abord dans la poussette mais très vite, il est promu ramasseur de balles. Le petit Felix reste collé aux jambes de son père. A 6 ans, Felix dispute son premier tournoi. La famille Auger-Aliassime vit désormais dans la ville de Quebec et Felix intègre l'académie Hérisset Bordeleau. Très vite, les directeurs de l'académie voient l'immense potentiel du jeune garçon : "Il est passionné, toujours prêt à jouer. Quand il manque des joueurs dans les tournois adultes organisés le midi, il n'hésite pas à les remplacer. Même quand il joue des joueurs moins bons que lui, il se donne à 100%. Avec lui, on n'a pas l'impression de parler à un garçon de 11 ans. Il est d'une maturité incroyable. Il est autonome et indépendant. Il est très sérieux, il gère tout seul ses étirements par exemple. Il a en lui cette éthique de travail, ce professionnalisme. C'est exceptionnel."

A 8 ans, il a la bonne idée d'enregistrer sur une cassette VHS la finale entre Nadal et Federer à Wimbledon. Il visionnera ce match des dizaines de fois. Il rêve de devenir un joueur professionnel, de faire partie du top 10 mondial. Son père aussi et l'accompagne dans son évolution. Sa mère est moins emballée de voir son fils rater l'école pour aller disputer des tournois. A 10 ans, même s'il admire la grinta de Rafael Nadal, son joueur préféré est Jo-Wilfried Tsonga. Passionné aussi de football, Felix opte à ce moment-là définitivement pour le tennis : "Il n'y a pas de chronomètre en tennis comme au soccer. On peut toujours revenir au score tant que la balle de match n'est pas convertie."

En 2013, Sam envoie ses deux enfants à Montréal au centre national d'entraînement du Canada. Felix est alors pris sous l'aile de Frédéric Niemeyer, ancien numéro un canadien. En mars 2015, pour son premier tournoi challenger à Drummondville, il parvient à battre en qualifications deux joueurs professionnels classés au niveau ATP mais une blessure aux abdominaux l'empêchera de disputer le 1er tour du tournoi. Quelques mois plus tard, juste avant son 15ème anniversaire, il tente à nouveau sa chance cette fois à Granby. Il va remporter 4 matches notamment face à Darian King, alors 205ème mondial. Il devient le plus jeune joueur de l'histoire du tennis à remporter un match sur le circuit challenger.

Pour comprendre l'ascension du jeune Felix, il faut remonter aux origines de son père. Sam faisait partie d'une fratrie de 12 frères et sœurs et ils avaient un court de tennis dans la maison familiale... Cette passion du tennis ne va pas coller tout de suite avec Malika qui entre 6 et 12 ans, jouera au tennis un peu à contre-cœur, contrairement à son petit frère. Le papa tente d'inculquer à ses deux enfants une éducation saine et équilibrée : «Pour moi, le tennis, c'est l'éducation. Coacher, c'est éduquer. Je trouve ça normal d'être l'entraîneur de mes enfants. Le but n'est pas juste de faire des champions de tennis, mais aussi de faire de bonnes personnes qui se comportent bien tous les jours. La victoire, on s'en fout. Je préfère avoir une bonne personne que de gagner un tournoi avec quelqu'un qui a une mauvaise attitude.»

L'équilibre familial est primordial dans l'éclosion de ce jeune talent. Et Marie Auger, la mère de Félix, y tient une part toute aussi importante : "En tant que mère et institutrice, je souhaite évidemment que mon fils excelle au tennis, mais je me concentre aussi sur son attitude quand il est sur le terrain. Depuis son enfance, il dégage une certaine aura lorsqu’il entre sur le court. Il est passionné et motivé, mais il montre aussi son côté sensible. Il n’est pas seulement un bon joueur, il est une bonne personne. Je me souviens que lorsque Félix était plus jeune, il venait de gagner un tournoi junior important et il était très fier de lui et de son jeu. Après le match, il a remarqué que son adversaire était en larmes à cause de la défaite. Sans hésiter, Félix est allé chercher des mouchoirs qu’il gardait dans son sac et les a apportés à l’autre joueur. Sam est très investi dans le développement de Félix et j’ai essayé de créer un équilibre à la maison. La communication avec mes enfants est bonne et ils savent qu’ils peuvent se confier à moi. Être parent d’un joueur de tennis professionnel n’est pas toujours facile, mais j’ai évolué dans ce rôle. Quand Félix dispute un tournoi, il est au travail. Je reste positive et je m’assure qu’il se sente soutenu, mais il est responsable de tout ce qui a trait au tennis. »

En 2015, il remporte avec Denis Shapovalov et Benjamin Sigouin la Coupe Davis en junior avec le Canada. En 2016, il atteint la finale de Roland Garros en junior, les quarts de finale à Wimbledon avant de remporter l'US Open face à Popyrin, Davidovich, Tsitsipas et Kecmanovic ; le portant à la seconde place mondiale au classement des juniors. Il devient également le premier joueur né en 2000 à obtenir un classement ATP. Des victoires sur Shapovalov et De Minaur (pourtant un an plus âgés que lui) en finale de tournoi ITF junior lui donnent immédiatement le statut de nouvelle pépite, de meilleur joueur de sa génération. Son bilan parle pour lui : 79 victoires pour 19 défaites.

En 2017, à Lyon puis Séville, il devient le plus jeune joueur (17 ans) à remporter deux titres challenger. Il est aussi le plus jeune joueur depuis Rafael Nadal en 2002 à intégrer le top 200 mondial et gagne le droit de s'entraîner avec Roger Federer à Dubaï : "C’est spécial de jouer avec lui ! Ma génération a grandi en le regardant jouer. C’est un peu irréel. Pour nous, c’est un peu une divinité dans notre milieu. J’ai encore un bout de chemin à faire [pour le rejoindre]."

Après ce cap franchi au niveau challenger, Auger-Aliassime semble mûr pour essayer de se confronter au circuit ATP. Il finit la saison 2017 à la 162ème place mondiale.

C'est en Masters 1000 à Indian Wells qu'il va signer sa première victoire sur le circuit ATP et aussi son premier succès face à un joueur du top 100, son compatriote Vasek Pospisil. Mais cette première saison sur le circuit professionnelle est difficile avec 6 victoires pour 10 défaites. Avec l'appui de la fédération canadienne qui lui offre une wildcard, il réalisera au Masters 1000 de Toronto ses deux meilleurs matches de la saison, d'abord face au 18ème mondial Lucas Pouille (victoire 6-4/6-3). Au 2ème tour, le jour de ses 18 ans, il malmène Medvedev (68ème mondial à l'époque). Malgré un break d'avance dans le 3ème set, il s'inclinera au tie-break décisif.

Quelques semaines plus tard, une victoire sur Chung à Chengdu lui permettra d'atteindre son premier quart de finale sur le circuit principal. Mais pour se rassurer et prendre des points, il finira la saison par un 4ème titre en challenger à Tashkent. Il finira la saison aux portes du top 100 mondial, loin devant Molleker, Kuhn, Tseng, Seyboth ou Cornut, les joueurs de sa génération.

L’année 2019 est vue comme une passerelle, qui permettra au canadien de quitter le circuit secondaire, et d’entrer dans la cour des grands. Il ne jouera qu’un seul tournoi sur le circuit secondaire, au début d’année, à Rennes. Tout le reste se passera sur le grand circuit.

De février à juin, le Canadien va connaître la période la plus prolifique de sa toute jeune carrière. Pendant cet intervalle de quatre mois, Felix va gravir 83 places au classement mondial, atteignant ainsi son classement le plus haut à ce moment, la 21e place. En enchaînant les finales et les deep run dans les tournois, « FAA » va surprendre toute la planète tennis. Très à l’aise sur ocre, il va signer des victoires contre des spécialistes de la surface, comme Fognini au Brésil, mais aussi Cuevas, Munar et Garin.

Fin février, à Rio de Janeiro, Auger atteint la première finale de sa carrière sur le circuit principal, qu’il perdra contre Djere. Encore un record de précocité pour Félix qui devient le plus jeune joueur à atteindre une finale ATP 500. Après un tournoi de Sao Paolo convaincant, Felix n’ira pas loin à Indian Wells, malgré une victoire de prestige face à Stefanos Tsitsipas au second tour, il chutera face à Nishioka au tour suivant. Le Grec ne tarit pas d'éloge sur le Canadien : "C'est l'adversaire le plus difficile que j'ai eu à affronter dans ma carrière. C'est très difficile de jouer contre lui parce qu'il est l'un des meilleurs retourneurs du circuit. Il est très puissant, il a un service incroyable très difficile à anticiper. Il se déplace très vite. C'est très rare de combiner toutes ces qualités si jeune avec en plus un gros coup droit et un gros revers. Il est très créatif avec son revers et il est aussi très agressif avec son coup droit. Ça m'inquiète de devoir batailler avec lui à l'avenir parce que je dois simplement avouer qu'il est meilleur que moi. Je dois l'accepter. Je pense même qu'il peut gagner un Grand Chelem pour être honnête. Il a tout pour battre Nadal, Djokovic ou Federer. Il va les battre c'est certain. Je ne serai pas surpris que cela arrive. Il finira au minimum dans le top 5. Peut-être pas cette année mais en 2020 c'est certain. Je m'y attends."

Vient ensuite le tournoi de Miami, dans lequel il établira un autre record en étant le plus jeune joueur à atteindre les demi-finales de ce tournoi, devançant les plus grands de ce sport, comme Djokovic, Murray, Hewitt, Rafael Nadal, ou encore Sampras.  Mais le tirage du tableau a joué en sa faveur, car affronter des joueurs comme Casper Ruud qui n’est pas à l’aise sur dur, ou Fucsovics peut être considéré comme un tirage favorable. Néanmoins, Felix s’en sort avec brio (6-0 face au Hongrois dans le 3ème set). Le point culminant de la semaine pour le Canadien sera sa victoire face au Croate Borna Coric en quart de finale : «Battre Borna, qui est depuis plusieurs années bien installé dans le circuit, je ne m’y attendais pas. Le premier set s’est bien passé, mais le second aussi finalement, c’était surprenant. Je me sentais au-dessus de lui, comme si j’avais un avantage. Je me sentais à l’aise sur toutes les premières balles.» Felix a dominé la partie de bout en bout : à l’aise au service, il réalise 8 aces et est plutôt adroit au retour, que ce soit sur les premières balles (36%) ou deuxièmes balles (54%) de son adversaire. Le jeune Canadien ne pourra rien contre l’expérience de John Isner en demi-finale contre qui, il sera pourtant battu 7-6/7-6. Mais il faut noter qu'il avait un break d'avance dans les deux manches : « C’est une chance que je n'aurais pas dû laisser passer. Servir deux fois pour le gain du set et perdre, c’est terrible. Bien sûr que c’est le stress, c’est comme si j’avais attrapé un virus ou quelque chose comme ça. Je ne pouvais plus mettre une seconde balle. C’est vraiment dur à avaler. C'est difficile d’accepter cette défaite mais je suis encore jeune et je veux m’améliorer.»

Ce tournoi de Miami va forcément donner beaucoup de confiance et d'ambition au jeune joueur : "Je ne cours pas après le succès mais quand ça arrive, c’est difficile à gérer. Ça finit par te rentrer dans la tête, que tu le veuilles ou non. Le top 10 mondial est mon objectif pour l’an prochain. Ce sera un défi, je dois continuer à travailler fort et améliorer mon jeu. Ce sont les rangs les plus difficiles à gagner. Déjà, juste le fait d'arriver à la 25e, c’est énorme. Mais le niveau est de plus en plus exigeant."

Le Canadien ne le sait pas encore, mais cette fébrilité au service le suivra durant toute la seconde partie de la saison...

Les tournois qui arrivent réussiront moins à Felix, qui comptabilisera 4 défaites pour 3 victoires en 4 tournois. On le sent bien moins à l’aise qu’avant la demi-finale de Miami qui l’a affecté et le service du Canadien en pâtit énormément. Felix travaille à Monaco sur la terre battue du Club de la principauté mais il va chuter face à Zverev, Nishikori, Nadal et Coric. C'est à Lyon, tournoi qu'il a remporté deux fois en challenger qu'il va enchaîner les victoires. Mais avant la finale, il est touché aux adducteurs et ne peut défendre ses chances à 100% contre Benoît Paire qui s'impose aisément en 2 sets.

Forfait pour Roland Garros, il fera son retour à Stuttgart, sur gazon, surface qu’il foule pour la première en match officiel. Pour son premier tournoi, le jeune espoir Montréalais atteindra la finale, après des succès contre Gulbis, Simon et Dustin Brown. Son compatriote Milos Raonic se retirant de la demi-finale, FAA rejoint directement la finale face à l’une des révélations de la saison, Matteo Berrettini, qui s’imposera en deux sets au nez et à la barbe du Canadien, qui court toujours après son premier sacre, après trois défaites en finale. Malgré cette nouvelle déception, le canadien continue d'affoler les statistiques avec une demi-finale au prestigieux tournoi du Queens, devenant ainsi le plus jeune joueur à atteindre ce niveau du tournoi depuis Hewitt en 1999. Pour atteindre le dernier carré, Felix bat une seconde fois Stefanos Tsitsipas sur la saison, portant le nombre de victoires à 5 pour le Canadien en 5 confrontations.

Andy Roddick, ancien numéro un mondial, est subjugué par le niveau du Québécois : "Certains joueurs vraiment géniaux comme Roger ne donnent jamais l'impression de basculer au moment de la frappe. Ça semble si facile. Et Felix a ce pouvoir. Quand il frappe la balle, il n’a pas l’air dérangé. Et il n'a que 18 ans. Il va forcément s'améliorer. Il est déjà très fort dans ses déplacements et il dégage une puissance incroyable. Son service est devenue une arme ces dernières semaines. Cela devrait faire peur à beaucoup de joueurs. J'aime vraiment beaucoup ce joueur. Il me fait penser à Hewitt, Roger ou Rafa qui si jeune, étaient aussi capables de se déplacer à la perfection sur le court."

Après cela, la saison de Felix va radicalement changer de cap. Et cela va se traduire notamment par une nette baisse de niveau au service. Il va multiplier les doubles fautes, synonyme d'une confiance évanouie ou d'une pression trop forte à supporter. Ou les deux à la fois.

Il faut dire que le gamin est une star en devenir. Il aura même les honneurs d'un article dans le célèbre magazine américain Vogue.

Après sa demi-finale au tournoi du Queens, Felix Auger-Aliassime n’arrivera plus à enchaîner plus de deux victoires d’affilées, perdant même à 4 reprises en tant que favori notamment contre Humbert, Kecmanovic, ou Sousa. Quelques pépins physiques viendront s’ajouter au doute, confirmant l'adage qui dit que quand la tête n'est plus, le corps ne suit plus.

Il aurait dû être la révélation de l'année mais ni les joueurs ATP (qui lui ont préféré Sinner), ni les abonnés et lecteurs de Tennis Break News (classement final dévoilé avant le 2 janvier) l'ont finalement désigné.

Il aurait pu aussi remporter le prix du joueur qui aura le plus progressé en 2019 mais là encore, l'ATP a choisi Matteo Berrettini.

C'est à Monaco, son nouveau QG, que Felix Auger-Aliassime va tenter de se relancer en 2020 : « Le fait d’être ici à Monte Carlo ne m’a pas donné envie de m’acheter une grosse voiture et de faire des dépenses inappropriées que je ne ferais pas en temps normal. Ça ne change pas mes habitudes […] Parfois, je m’achète un beau vêtement, mais pour moi, l’argent, c’est surtout synonyme de liberté et de confort.» Tels sont les mots de Felix Auger-Aliassime au sujet de son argent et de son déménagement à Monaco. Dans ces paroles, on peut sentir toute la maturité du jeune canadien et l'esprit sain de son environnement familial très stable avec une grande sœur dont il se sent très proche qui a toujours veillé sur lui. La fiscalité monégasque n’est pas sa motivation première dans son choix d'avoir rejoint la principauté. Il y est avant tout pour le cadre, propice à la pratique du tennis au niveau professionnel. « Il y a plusieurs avantages, à commencer par la structure d’entraînement. Les terrains en terre battue sont impeccables, il fait toujours beau et les conditions pour jouer sont bonnes. Même à la fin du mois de novembre, on joue au tennis dehors sans problème. Mais surtout, il n'y a aucun autre endroit au monde où une dizaine de joueurs du top 20 s'entraînent et se côtoient ensemble. C'est idéal pour moi d'avoir des partenaires d'entraînement de ce niveau.» En effet, avec plus de 300 jours d'ensoleillement par an, difficile de nier l'aspect météo. L’emplacement de la Principauté lui permet de réduire ses déplacements, vu que Monaco se situe en Europe, là où une majorité des tournois sur terre se déroule. De plus, dans un entretien accordé au Journal du Québec, l’agent de Félix avoue que son protégé verse chaque année une somme à la fédération canadienne de tennis pour les soutenir dans leur développement : "Ce qui est important pour moi, c’est que je n’oublie jamais d’où je viens. Le Canada, c’est le pays que mon père a choisi quand il a immigré du Togo. C’est le pays où j’ai grandi, j’adore le représenter. Pendant un moment, je vais peut-être résider ailleurs, mais c’est possible que je revienne, on ne sait jamais ce que la vie nous réserve."

Portrait réalisé en collaboration avec Oversen
https://twitter.com/_Oversen

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Classement des révélations de la saison 2019
15ème ex-aequo : Londero O'Connell (18 voix)
14ème : Humbert (21 voix)
13ème : Garin (26 voix)
12ème : Fritz (28 voix)
11ème : Albot (29 voix)
10ème : Pella (35 voix)
9ème : Hurkacz (38 voix)
8ème : Shapovalov (43 voix)
7ème : Tsitsipas (48 voix)
6ème : Rublev (57 voix)
5ème : De Minaur (72 voix)
4ème : Sinner (83 voix)
3ème : Auger-Aliassime (109 voix)
A suivre...