Voici une image qui restera sûrement unique avec Roger Federer et Rafael Nadal en 2011 qui jouent au tennis les pieds dans l'eau sur un court flottant en plein dans le golf persique. Depuis 1993, le Qatar ouvre le bal de la saison tennistique à Doha avec l’un des plus prestigieux tournois ATP250 de la saison avec la présence, fait assez rare sur le circuit, quasi systématique (8 des 10 derniers tournois) d’au moins un membre du Big Three (Nadal, Federer, Djokovic). Élu meilleur tournoi de la saison par les joueurs en 2015, 2017 et 2019, il se voit cette saison totalement mis à mal par l’ATP Cup. Nul doute que les dirigeants qataris auront des raisons de se plaindre de voir 24 membres du top 30 présents en Australie. Certains étaient des habitués...

Federer (3 titres), Djokovic et Nadal (2 titres) ont souvent brillé au Qatar mais aucun des trois ne sera présent cette année. Il n’y aura d’ailleurs qu’un seul représentant du top 20 mondial sur cette 28ème édition alors qu’ils étaient sur la dernière décennie entre 3 et 6 membres présents.

La présence des top players n’a pas empêché quelques surprises comme les titres de Bautista, Gasquet, Monfils ou Tsonga. Les débuts de saison ne sont pas toujours faciles pour les cadors qui visent une forme optimale plutôt à l’Open d’Australie. Le tournoi ne rapportant que 250 points et environ 200.000 dollars au vainqueur, cela peut justifier les échecs de certains favoris sur ce premier tournoi de la saison.

Les conditions de jeu y sont identiques à celle de l’Open d’Australie : même surface (Plexicushion) et même balles (Dunlop). Néanmoins, la météo y est différente qu’en Australie et les températures plus fraîches le soir ralentissent le jeu sur la night session. Si le thermomètre d’Adélaïde dépassera les 40 degrés la semaine prochaine en journée et se maintiendra à 30 degrés à 21h, une toute autre ambiance accompagnera le tournoi de Doha où il fera entre 16 et 23 degrés. Mais aucune pluie n'est à prévoir pour l’instant sauf peut-être durant le week-end mais il ne devrait pas y avoir de perturbation sur la tenue des matches.

Les 10 derniers vainqueurs de ce tournoi sont tous des joueurs performants sur dur en extérieur : Federer (84% de victoires et 47 titres), Djokovic (86% de victoires et 44 titres), Murray (78% de victoires et 20 titres), Nadal (80% de victoires et 20 titres), Bautista (65% de victoires et 6 titres), Monfils (65% de victoires et 2 titres), Ferrer (65% de victoires et 7 titres), Davydenko (61% de victoires et 5 titres), Tsonga (68% de victoires et 4 titres) et Gasquet (62% de victoires et 2 titres). C'est donc un élément à prendre en compte même si cette édition 2020 offre un plateau bien moins prestigieux. Une surprise n'est donc pas à exclure.

Sur les 10 dernières saisons, il y a eu 26,40% d’outsiders (80 sur 303) mais on est au-dessus des 30% depuis 2013 et seulement de 17% entre 2010 et 2012…

Mis à part les cadors souvent bien représentés dans le dernier carré, les têtes de série ont quelques difficultés à bien figurer sur ce tournoi de Doha avec 32% de défaites au premier tour et un taux de présence en quarts de finale de seulement 43%. Voici en détail depuis 2013, le parcours des têtes de série à Doha :
- 67,8% gagnent leur match au premier tour (38 sur 56)
- 63,2% gagnent leur match au 2ème tour (24 sur 38)
- 42,9% des têtes de série arrivent en quart de finale (24 sur 56)
- 9 finalistes sur 14 possibles
- 6 titres en 7 éditions

Concernant les qualifiés et lucky losers, leur réussite est assez impressionnante avec 51,5% de victoires au premier tour dont une demi-finale pour Gojowczyk en 2014 et Daniel Brands en 2013. A noter aussi les présences en quart de finale pour Basic et Tsitsipas en 2018, Stepanek en 2017, Edmund en 2016 et Dustin Brown en 2014.
Parmi les 8 qualifiés encore en course ce week-end, Fucsovics et Barrère pourraient être les plus dangereux, notamment pour Tiafoe ou Bedene.

Sinon, historiquement, les wildcards réussissent quelques coups comme Berdych l’an dernier qui avait atteint la finale ou encore Monfils qui a remporté le titre en 2018. Sur cette édition 2020, Marco Cecchinato (71ème), Malek Jaziri (201ème) et Cem Ilkel (283ème) ont reçu une wildcard pour intégrer le tableau principal.

Prize money du tournoi de Doha :
Défaite au 1er tour : 11.000€
Défaite au 2ème tour : 19.000€
Défaite en quarts de finale : 33.000€
Défaite en demi-finale : 58.000€
Finaliste : 106.000€
Vainqueur : 197.000€

1er quart de tableau

Stan Wawrinka bénéficie d'un "bye" au premier tour en raison de son classement et fera donc son entrée directement au 2ème tour face à un qualifié ou Chardy. Le Suisse a fait son retour au Qatar la saison dernière après plus de 10 ans d'absence. Il avait atteint la finale en 2007, battu par Andy Murray. L'an dernier, il s'est fait surprendre par Bautista en quarts de finale (6-4/6-4), l'Espagnol remportant le titre deux jours plus tard en dominant notamment Djokovic en demies. Le Suisse est particulièrement à l'aise sur cette surface de Doha proche de Melbourne le jour (le Suisse a remporté le titre en 2014 à l'Open d'Australie et atteint deux fois les demi-finales) et plutôt lente le soir. Son jeu très polyvalent lui permet de s'adapter parfaitement aux changements de conditions. C'est surtout l'aspect physique qui va compter dans la performance du Suisse. Lorsqu'il est bien en jambe, il arrive à prendre la balle plus tôt, mettre plus de puissance avec son revers et sent mieux la balle. Tête de série numéro une du tournoi et seul membre du top 20 présent à Doha, il est logiquement le favori de ce tournoi. Wawrinka est très performant sur les tournois avant Melbourne. Titré à Chennai en 2014, 2015 et 2016, il a perdu en demi-finale à Brisbane en 2017 et en quarts à Doha en 2018, soit un bilan de 16 victoires pour 2 défaites. Sur toute la décennie 2010, Stan ne compte qu'une seule défaite face à un joueur classé au-delà du top 20 mondial (Soeda en 2012 à Chennai) pour 18 victoires. Une stat qui parle...

En trois participations, Jérémy Chardy n'a pas fait mieux qu'une victoire sur Paul-Henri Mathieu (95ème). Les conditions de jeu ne sont pas idéales pour lui, c'est la raison pour laquelle le Palois a souvent préféré Brisbane ou Sydney pour préparer Melbourne, voire Nouméa où il a remporté le titre en challenger en 2012. Son bilan à Doha (2V-4D) ne porte pas à l'optimisme surtout qu'il est dans la partie haute du tableau, bien plus relevée que la partie basse. S'il arrive à se défaire du qualifié au premier tour, il tombera donc sur Stan Wawrinka qui mène 6 victoires à 0 face au Français...

Grégoire Barrère est sorti des qualifications dans la difficulté face à Caruso (18 balles de break concédées) mais plus dans la facilité ensuite face à Monteiro. Le Français ne compte pour l'instant qu'une seule victoire sur dur en extérieur sur le circuit principal. Dans la partie de tableau de Wawrinka et Chardy, il tirera forcément du bénéfice de son parcours.

Aljaz Bedene avec la qualité de jeu qu'il a affiché à Metz et Vienne est un possible outsider. C'est seulement sa troisième participation à Doha. Il a été battu par Thiem au 2ème tour en 2018 et en qualifications en 2012. Son bilan sur dur en extérieur est néanmoins bien moins bon qu'en indoor. Le Slovène ne compte que 4 victoires en carrière face au top 20 sur dur extérieur pour 17 défaites dont 10 défaites consécutives depuis 2015.

Mikael Ymer a enflammé le circuit challenger sur la fin de saison en indoor avec une demie à Cassis et deux titres à Orléans et Le Mouilleron. Le Suédois est désormais installé à la 74ème place mondiale. Lui aussi comme Barrère ne compte qu'une seule victoire sur dur en extérieur sur le circuit principal (contre Struff à Miami en 2018). Beaucoup plus talentueux que son frère, il aura à coeur de montrer tout son potentiel mais le tirage l'a placé dans le quart de tableau le plus difficile.

Bublik doit sa présence sur ce premier tour de Doha à ses bonnes performances sur le 2ème semestre 2019, notamment sa finale à Chengdu et son 3ème tour à l'US Open. Sa qualité de service est une arme qui peut l'amener en quart de finale mais le Kazak a un jeu à risque, ce qui rend ses performances irrégulières et souvent imprévisibles. Sur ses 12 derniers tournois, il a perdu 3 fois en qualifications, 6 fois au premier tour, 1 fois au 2ème tour, 1 fois au 3ème tour et une fois en finale.

Enfin, Adrian Mannarino est le seul joueur de ce premier quart de tableau (on ignore pour l'instant l'identité des deux qualifiés) à ne pas pouvoir s'appuyer sur son service pour s'imposer. Le gaucher français a évidemment d'autres armes pour faire déjouer ses adversaires. Finaliste à Zhuhai en fin de saison dernière, c'est seulement sa deuxième participation à Doha où il avait perdu au premier tour l'an dernier face à Lajovic.

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2ème quart de tableau

Dans quel état physique est Milos Raonic ? C'est l'éternelle question que tout le monde se pose avant chaque match du Canadien depuis plus de deux saisons. Blessé régulièrement au dos, au genou, aux fesses, le Canadien n'a disputé que 122 matches sur les 3 dernières saisons contre 187 entre 2014 et 2016. Raonic est évidemment plus à l'aise sur les surfaces rapides, c'est d'ailleurs à Brisbane en janvier 2016 qu'il a remporté son dernier titre en carrière. Sur ses 20 derniers matches sur dur, Raonic n'en a remporté que 9 face aux joueurs classés entre la 20ème et la 50ème place mondiale alors que son bilan affiche un flatteur 70% (82V-35D) de succès en carrière.

Tennys Sandgren va perdre ses points de son titre à Auckland la semaine prochaine et va donc sortir du top 100 lundi. C'est peut-être donc l'un des derniers tournois où l'Américain s'évitera des qualifications... Avec son titre en Nouvelle-Zélande, Sandgren a perdu 9 fois au premier tour sur les 11 tournois qu'il a disputés sur dur. En carrière, sur dur en extérieur, il a disputé 23 tournois pour un bilan de 15 défaites au 1er tour, 4 au 2ème tour, 4 au 3ème tour et seulement une performance à Melbourne en 2018 et Auckland en 2019. Il n'a jamais joué à Doha. Il est plutôt adepte des surfaces dures plus rapides que celles de Doha.

Corentin Moutet s'est brillamment sorti des qualifications face à Andrej Martin et Alexei Popyrin. Le Français pourtant novice sur dur (5 défaites en 5 matches sur dur en extérieur sur le circuit ATP) aura des armes pour naviguer dans sa partie de tableau. Il est l'un des meilleurs défenseurs du circuit, très difficile à déborder. Sa petite taille l'handicape au service mais il compense avec beaucoup d'agressivité et une intelligence tactique hors du commun. Pour arriver en quarts de finale, il devra se défaire de Sandgren puis de Raonic. Il pourra s'appuyer sur ses 3 victoires sur terre battue obtenues face à Karlovic et Opelka pour tenter de contrer les services de ses adversaires mais sur dur, la tâche s'annonce plus compliquée.

Le bilan de Fernando Verdasco à Doha (9V-7D) est assez trompeur puisqu'en réalité, à part sa défaite contre Hanescu en 2013, l'Espagnol n'a perdu que face à Djokovic (2 fois), Ferrer (vainqueur du tournoi), Nadal, Berdych (finaliste du tournoi) et Rublev (finaliste du tournoi). Il est vrai que cette surface qatari convient parfaitement au jeu et à la puissance de Nando. Mais Verdasco n'a atteint qu'une finale sur dur en extérieur sur la dernière décennie. Hormis un quart de finale à Rome et un 4ème tour à Wimbledon, l'Espagnol a été incapable d'enchaîner trois victoires sur sa saison 2019. A 36 ans, sera-t-il en mesure de s'offrir au minimum une finale ?

Pablo Andujar a pris ses quartiers à Doha entre 2012 et 2016. Mais sur ses 5 participations, il n'a signé qu'une seule victoire face à Lorenzi. Même si l'Espagnol est un joueur accrocheur, solide et puissant, il n'avait jamais performé sur dur avant le dernier trimestre 2019. Sera-t-il capable de reproduire son niveau de jeu affiché à l'US Open (4ème tour) ? Peu probable.

Kyle Edmund pourrait être une des surprises de la saison, lui qui a disparu dans les profondeurs du classement en 2019 en raison d'une série inattendue de 2 victoires pour 6 défaites durant la saison de terre battue mais aussi 7 éliminations au 1er tour sur dur entre août et octobre. Il s'est bien repris à Bercy et en Coupe Davis. Il devrait sûrement attaquer 2020 avec un état d'esprit plus offensif et une confiance retrouvée. Il était 14ème mondial il y a un an. Ce n'est pas rien. Sorti des qualifications en 2016, il avait atteint les quarts de finale ici à Doha. Comme Verdasco, cette surface peut convenir à son coup droit puissant et son agressivité. C'est un outsider à prendre en considération.

Krajinovic va tenter d'accrocher sa première victoire à Doha après trois échecs successifs face à Bachinger, Basilashvili et Gojowczyk. Le Serbe a montré en 2019 qu'il était capable aussi de briller sur dur notamment avec des succès sur Medvedev, Wawrinka et Goffin. Mais il a montré aussi ses limites en s'inclinant à 6 reprises face à des joueurs moins bien classés que lui. Il n'a atteint qu'une seule fois le dernier carré d'un tournoi sur dur en extérieur dans sa carrière.

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3ème quart de tableau

L'ATP Cup monopolisant les deux meilleurs Français (Monfils, Paire), Jo Tsonga n'a pas eu d'autres choix que de retourner sur les terres de son succès en 2012. Il n'y a joué qu'une seule fois depuis en 2017 (défaite en quarts face à Berdych) mais il est un vrai candidat au titre. D'abord par rapport à son état de forme. Revenu d'une grave blessure au ménisque, le Manceau est monté en puissance sur sa saison 2019 pour finir sur un titre à Metz et un quart à Bercy. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard s'il a battu 3 top 20 dans la 2ème partie de saison. D'une manière générale, Tsonga est plutôt très performant sur les débuts de saison avant Melbourne : une demie à Doha en 2011, un titre à Doha en 2012, 3 victoires en Hopman Cup (Verdasco, Isner, Anderson) en 2013, 4 victoires en Hopman Cup en 2014, une demie à Auckland en 2016 et un quart à Doha en 2017. Cette saison, le tableau offre un plateau vraiment amoindri et il n'a pas de vrai test avant une possible demi-finale face à Rublev. Son adversaire le mieux classé dans son quart de tableau est Frances Tiafoe (47ème).

L'Américain est en difficulté depuis son quart de finale à Miami en mars dernier. Il n'a disputé aucune demi-finale et seulement 3 quarts de finale en 18 tournois. Tiafoe va disputer son premier tournoi à Doha. C'est jamais évident de découvrir un tournoi. Sur ses 20 derniers tournois sur dur en extérieur, il a un bilan de 10 victoires pour 20 défaites face au top 50. Il se pourrait donc qu'il soit sous-estimé sur ce tournoi. Pourtant son tableau est son meilleur atout. Il est loin d'être un favori mais il a les armes pour créer la surprise en cas de contre-performance du Français.

C'était le qualifié à éviter et Marton Fucsovics a atterri dans le quart le plus à sa portée. Il vient de mettre fin à 6 défaites consécutives sur dur en extérieur où il n'avait plus gagné depuis février dernier. Le Hongrois est un joueur puissant, accrocheur et très difficile à déborder. Sa faiblesse se situe au niveau mental mais s'il parvient à reprendre confiance en lui, il a les moyens de s'immiscer en quarts de finale.

Berankis est plus performant en challenger où il a remporté 4 tournois en 2019 que le circuit ATP mais le Lituanien a vraiment progressé ces quinzes derniers mois. Il a battu Medvedev et Tsitsipas et faillli à nouveau s'offrir un succès contre le Grec à Bâle. Lui aussi peut profiter d'une partie de tableau abordable pour créer la surprise. Il y a un an, il avait battu David Goffin au premier tour.

Kecmanovic et Thompson auront aussi des arguments. L'ancien numéro un mondial junior est un pur joueur de dur, biberonné à l'école Djokovic. Il a signé des victoires références en 2019 face à Auger ou Zverev même si ses adversaires du jour étaient loin de leur meilleur niveau. Il a fini 2019 sur une mauvaise série. La question est de savoir s'il va être capable de reprendre de la confiance.

Thompson avait l'habitude de démarrer ses saisons en Australie. Lui est le principal impacté par la réforme du circuit ATP. Il va donc découvrir Doha après une saison 2019 qui lui a permis de franchir un cap et s'installer dans le top 100 mondial. L'Australien a vraiment progressé depuis un an. Il aurait mérité d'ailleurs d'être nominé dans les "Most Improver Player of the Year" récompensant les joueurs ayant le plus progressé durant la saison. Cependant, malgré ces progrès, il n'a disputé que deux quarts de finale sur dur en 2019.

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4ème quart de tableau

Finaliste à Doha en 2018 (la seule de sa carrière sur dur), Andrey Rublev a passé un cap sur le dernier trimestre 2019. Le Russe a fini la saison en trombe (quart à Cincinnati et Winston Salem, 4ème tour à l'US et titre à Moscou). Le voilà désormais aux portes du top 20 mondial. Il doit nourrir une grande frustration de ne pas pouvoir défendre les couleurs de la Russie en Australie, surtout par rapport au niveau de jeu affiché par Khachanov ces derniers mois. Rublev doit certainement avoir pour objectif de dépasser KK à la fin de la saison 2020. Pour cela, il va devoir prouver qu'il est capable d'être régulier sur une durée supérieure à un trimestre mais surtout saisir les opportunités lorsqu'elles vont se présenter. Et ce tournoi de Doha version 2020 est fait pour lui. Il est la tête de série numéro deux du tournoi et tombe dans la partie de tableau la plus facile. Il peut être considéré comme le favori du tournoi. En tout cas, il fait partie des 5 meilleurs joueurs sur dur en fin de saison avec Medvedev, Tsitsipas, Thiem et Berrettini.

Kukushkin semble être le joueur le plus dangereux pour le Russe par son style de jeu et son état d'esprit. Djere et Cecchinato n'ont pas les armes sur dur pour espérer quoi que ce soit. Herbert a peut-être une carte à jouer. Le Français avait réussi un très beau parcours il y a un an (victoires sur Thiem et Marterer avant de perdre face à Berdych). Même s'il a reconstitué la paire de double avec Mahut, PHH a des objectifs en simple cette année. Un quart de finale est un objectif raisonnable.

Nos prévisions pour les quarts de finale :
Wawrinka vs Bedene
Raonic vs Edmund
Tiafoe vs Tsonga
Herbert vs Rublev

Bilan sur dur en extérieur des joueurs présents dans le tableau final :
Raonic : 70,3% (3 titres et 6 finales)
Tsonga : 67,5% (4 titres et 5 finales)
Wawrinka : 66,3% (8 titres et 3 finales)
Verdasco : 54,5% (2 titres et 2 finales)
Rublev : 53,7% (1 finale)
Kecmanovic : 51,9% (0 finale)
Berankis : 50,9% (1 finale)
Edmund : 49,5% (0 finale)
Mannarino : 48,6% (4 finales)
Chardy : 48,6% (1 finale)
Bublik : 47,4% (1 finale)
Krajinovic : 45,8% (0 finale)
Jaziri : 45,8% (0 finale)
Bedene : 45,2% (1 finale)
Tiafoe : 44,6% (1 titre)
Sandgren : 43,6% (1 titre)
Herbert : 43,5% (2 finales)
Kukushkin : 43,2% (1 finale)
Thompson : 41,9% (0 finale)
Sonego :38,5% (0 finale)
Andujar : 30,1% (0 finale)
Djere : 25% (0 finale)
Cecchinato : 20,7% (0 finale)