Alors que l'Australie est sous les flammes depuis plusieurs mois, la question commençait à se poser de savoir si l'Open d'Australie serait maintenu ou non. La question pouvait être légitime puisque les incendies ravagent toute le sud-Est du pays tout autour de Melbourne comme vous pouvez le voir sur la carte ci-dessous. Les conséquences en terme de pollution de l'air pouvaient légitimement amener certains à se demander si l’excès de particules fines n'allaient pas créer des problèmes respiratoires.

Craig Tiley, patron du tennis australien, a déclaré ce mardi que le tournoi devrait bien avoir lieu et qu'il mettrait tout en oeuvre pour protéger la santé et la sécurité des joueurs. Malgré la brume qui recouvre Melbourne depuis plusieurs jours, malgré les 25 victimes des incendies, malgré l'inquiétude des joueurs, the show must go on donc...

«Il y a eu des spéculations sur le fait que les incendies affecteraient l'Open d'Australie mais toutes les informations dont nous disposons sont plutôt bonnes en vue du début des qualifications la semaine prochaine. Nous ne prévoyons aucun retard, nous avons mis en place toutes les mesures nécessaires pour que l'Open d'Australie puisse se dérouler en temps et en heure. Les incendies ont lieu plusieurs centaines de kilomètres de Melbourne, il n'y a donc aucun danger pour les habitants de Melbourne ainsi que pour toutes les personnes qui seront présentes sur le tournoi. Nous avons déployés des moyens et des ressources supplémentaires et exceptionnelles pour assurer la santé et la sécurité des joueurs en terme d'analyse, de suivi de logistique. Nous allons également collaborer avec des météorologistes et le personnel médical local et nous allons analyser la qualité de l'air en temps réel.»

«Nous traiterons les risques de fumée, de chaleur extrême. Les arbitres auront la possibilité d'arrêter les matches si c'est trop dangereux. Melbourne Park possède trois stades couverts et huit courts couverts qui pourront être utilisés si besoin. Les risques de retard dans la programmations sont donc minimes.»