L'image a fait le tour du monde. Une joueuse, Dalila Jakupovic, qui s'écroule sur un court de tennis, en plein match, incapable de respirer et contraint à l'abandon. La colère gronde à Melbourne mais en silence... Tout le monde se demande si le premier Grand Chelem de la saison va débuter ? Les organisateurs assurent que la situation est sous contrôle. Pourtant, comment mettre de côté ces images insoutenables des incendies, les 28 personnes décédées (bilan provisoire) et les 500 millions d’animaux morts pris au piège des flammes ou asphyxiés…?

Pourtant, c’est dans ce contexte irrespirable, au propre comme au figuré, que cet Open d’Australie 2020 va bien se disputer. Et on va vous dire pourquoi !

Afin de respirer convenablement, il est convenu que le seuil de particules fines dans l’air ne dépasse pas les 20 microgrammes par mètre cube d’air. La ville de Pékin par exemple, pris pour cible pour sa pollution, tourne entre 90 et 120 microgrammes. Cela ne fait pourtant pas une polémique susceptible d’annuler le tournoi chaque saison. A Shanghai, le seul atteint même en moyenne les 150 microgrammes sans que personne ne trouve à redire sur l’organisation de compétitions sportives comme le Masters 1000 de tennis.

A Melbourne, le taux varie ces jours-ci entre 170 et 230 microgrammes avec certains pics qui dépassent les 400 microgrammes, soit 20 fois le seuil autorisé.

Sauf que la situation devrait nettement s’améliorer les prochains jours puisqu’on annonce un taux en moyenne de 30 microgrammes avec un pic à 100 microgrammes samedi. Le tournoi commencera deux jours après dans un climat plus serein espérons-le...

La fumée enveloppe Melbourne et le stade Rod Laver.
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