Le 3ème tour en Grand Chelem est un cap difficile à franchir pour la grande majorité des joueurs du circuit puisque c'est une porte vers la deuxième semaine, le Graal pour certains, une habitude pour d'autres. Si la partie basse du tableau n'a pas proposé une programme très alléchant ce vendredi, en revanche, le début du week-end pourrait nous offrir du grand tennis tant les oppositions sont sur le papier aussi alléchantes qu'incertaines voire spectaculaires.

Gaël Monfils est le dernier Français encore en lice dans les tableaux masculins et féminins. Cette affiche face à Gulbis rappelle un duel à Roland Garros en 2013. Plus récemment, les deux joueurs se sont affrontés en challenger et à Rotterdam. A chaque fois, le Français est sorti vainqueur de ce duel. Si le Letton n’en finit plus d’impressionner cette semaine alors que beaucoup le pensait mort et enterré après une saison 2019 catastrophique (8 victoires pour 30 défaites). Ernest montre de belles choses sur ce tournoi après avoir écarté Auger-Aliassime et Bedene. Du coté du Français, on affiche un niveau semblable à celui de la fin de saison passée hormis ce mystérieux œdème à la main. Monfils n'est pas sensationnel sur ce début 2020 mais il a fait le job face à Karlovic, Lu et Garin. L’Open d’Australie n’est pas le Grand Chelem préféré des deux joueurs puisque le Letton n’avait encore jamais dépassé le deuxième tour ici en 9 participations. Le meilleur résultat du français reste un quart en 2016 perdu face à Raonic.

L'avis de Florent Serra : "Ernest Gulbis m'a un petit peu surpris je vous le cache pas face à Auger et Bedene. Il a clairement joué son meilleur tennis à l'époque où il était proche du top 10 mondial. Quand il sert bien comme il le fait depuis le début des qualifications, il est très difficile à battre. Il a une puissance incroyable sur ses premiers coups de raquette. Il peut être dangereux pour beaucoup de joueurs, même pour Gaël, quand il a la tête à l'endroit comme sur cet Open d'Australie. Gaël s'est sorti du piège Karlovic dans un match sans rythme. Il n'y en aura pas beaucoup plus face à Gulbis. Au niveau du retour de service, on peut dire qu'il est bien rodé puisqu'il a vraiment réussi à lire et contrer les services du géant croate. Cette fois, la tâche s'annonce plus difficile puisque Gulbis, à la différence de Karlovic, est un excellent retourneur, on l'a vu face à Auger et Bedene, totalement incapable de s'appuyer sur leur service pour battre le Letton. Mais Gaël a l'air très bien physiquement et il a toutes les armes pour s'imposer. Il court très bien, il couvre tout le terrain, il peut remettre les balles même en grand écart, il va faire le show et pousser Gulbis à la faute en le forçant à en mettre un peu plus dans ses frappes. C'est logique que Gaël soit favori et je le vois vraiment s'en sortir face à Gulbis parce qu'il a cette capacité à se tenir très loin derrière sa ligne sans être débordé ni surpris par les variations puisqu'il se déplace très vite vers l'avant. La clé du match sera évidemment la première balle de Gulbis, condition sine qua non pour qu'il y ait un match. Il faudra beaucoup d'intelligence de jeu et de patience du côté de Gulbis pour varier sans se précipiter. Mais il a un match-up très compliqué face au Français d'un point de vue physique et tactique. Sur la longueur du match, même si Gulbis aura la possiblité de prendre un set, je vois Monfils s'imposer."

Cela commence à devenir difficile sur le plan physique pour les 2 hommes. Si Rublev va disputer son 11e match de la saison en à peine deux semaines (!), Goffin a dû s’arracher pour venir à bout de son pote Pierre-Hugues Herbert en 5 sets. Le Belge n’est d’ailleurs pas sorti indemne de ce duel puisqu’il s’est entraîné avec un tape à l’intérieur de la cuisse gauche, pouvant laisser craindre une gène aux adducteurs. Son entraîneur Thomas Johansson se veut rassurant, mais il peut y avoir une partie d’intox. Si le duel s’éternise, l’un des deux pourrait finir par craquer. Rublev part favori compte tenu de sa série de victoires en cours.

L'analyse de Rodolphe Gilbert : "Quelle affiche entre Goffin qui a battu Nadal à l'ATP Cup et Rublev qui a déjà remporté deux tournois cette saison. Une vraie opposition entre le punch du Russe et les qualités de contre du Belge. Le Russe semble inusable, on ne sent aucune fatigue du côté de Rublev qui va disputer son 11ème match en 16 jours. Il ne se pose pas de questions et il enchaîne les victoires. De son côté, on a eu un Goffin aux deux visages face à Herbert au tour précédent. On a même pensé à un moment qu'il était blessé mais finalement il a su se remobiliser dans le 5ème set. Mais le Belge fait aussi un gros début de saison. Rublev peut faire une grosse saison s'il ne se blesse pas. Je suis impressionné par sa capacité à rentrer dans la balle avec puissance et détermination et sur le plan mental, je suis épaté par sa capacité à maîtriser ses émotions, ce qu'il n'arrivait pas du tout avant son retour de blessure il y 8 mois. On dirait qu'il a eu un déclic. Il était très nerveux et aujourd'hui il la canalise mieux. Tactiquement, il aura un match compliqué face à l'un des meilleurs contreurs du monde qui se déplace très bien sur le court. On va avoir de l'échange dans cette rencontre. On peut s'attendre à un gros combat physique et mental ! La fraîcheur sera importante si le match dur. Goffin est clairement le plus gros adversaire que va affronter le Russe cette saison, il est d'une autre dimension. C'est un match où j'aurais mis une tendance 50/50. Je suis très surpris que les bookmakers sous-estiment autant le Belge. Il a même eu un pic à presque 3 contre 1. C'est très surprenant. Peut-être que son MTO face à Herbert a brouillé un peu les pistes et créé une petite incertitude. A un moment, c'est sûr que Rublev va finir par craquer. Quand ? On ne le sait pas mais ce match est un très gros test."

La 5e sera-t-elle la bonne pour Pablo Carreno-Busta dans sa quête de vaincre une première fois Rafael Nadal en carrière ? Franchement, il y a très peu de chance. On a beau chercher, on ne trouve pas d’arguments qui plaident en la faveur du n°30 mondial. Même si ses deux premiers tours ont été assez convaincants face à Kovalik et Gojowczyk, il ne semble pas avoir les armes pour véritablement inquiéter le numéro 1 mondial et son partenaire régulier en double. Les bookmakers n’ont même pas chercher…, la cote de Rafa est à 1.03 ! Le taureau de Manacor avance au petit trot pour l’instant et n’a pas encore eu à développer son meilleur tennis pour venir à bout des deux terriens Dellien et Delbonis.

Le problème semble insoluble pour PCB : face à Nadal, il a perdu 49% de ses jeux de service et n'a réussi à breaker Rafa que 15% des jeux. Même si sa réussite est plutôt bonne en première balle (68%), il ne marque 58% de points sur celle-ci et 36% en seconde. Impossible dans ces conditions d'espérer inquiéter son ami. Carreno n'a tout simplement pas les armes physiques, tactiques et techniques pour contrer la patte gauche de Rafa, d'autant plus que Nadal a énormément progressé au service ces derniers mois.

Si on met à part le côté purement tennistique, la projection d’un huitième de finale entre Rafael Nadal et Nick Kyrgios commence à faire cogiter nerveusement tout fan de tennis qui se respecte. C’est un autre argument en faveur de Nadal qui aura le soutien du public, rêvant de le voir face à l’enfant terrible du tennis australien au tour suivant. On ne parlerait pas d’une finale avant l’heure, mais ça sera tout de même assez indécis compte tenu du talent et de la relation tendue entre les deux hommes !

Un Kyrgios en pleine confiance et qui semble concerné par ce tournoi affronte un Kachanov qui souffle toujours le chaud et le froid et qui a dû batailler 5 sets pour venir à bout du Suédois Ymer au bout du suspense. L’Australien est-il enfin capable de poursuivre dans cette voie ? Les deux hommes ne se sont affrontés qu’une seule fois avec une victoire de Khachanov à la clé mais c'était à Cincinnati, dans un contexte totalement différent de cet Open d'Australie. L’hypothèse d’un duel face à Rafael Nadal au tour suivant risque bien de surmotiver le fantasque Australien qui aime bien titiller l’Espagnol, numéro 1 mondial. Kyrgios est largement favori et c’est logique vu ce qu’il montre depuis le début de la saison.

L'analyse de Florent Serra : "C'est plutôt de voir l'Australien favori de ce match. On est en Australie, il a l'air d'avoir envie de jouer et le Russe est vraiment très inconstant et loin de son meilleur niveau depuis son titre à Bercy il y a plus d'un an. Face à Gilles, j'ai trouvé Kyrgios plutôt solide même s'il craque un peu en fin de 3ème set. Face à Khachanov, il a cette faculté à l'emmener dans des filières imprévisibles. Le Russe a besoin de temps pour s'organiser avec son gros coup droit et l'Australien a tout pour lui prendre du temps notamment en retour sur les secondes balles du Russe. Kyrgios varie énormément avec des amorties et ce slice pour faire avancer et reculer ses adversaires. Kyrgios devrait empêcher Khachanov de s'installer dans le match pour faire le jeu. Physiquement, Kyrgios a l'air plutôt bien. Dans le jeu et l'attitude, sur ce début de saison, il est irréprochable. Je trouve en plus qu'il monte de plus en plus au filet et s'il arrive à faire tirer des passings au Russe, ça sera une arme supplémentaire pour l'Australien. Pour moi, Kyrgios devrait battre Khachanov même si sa cote est très faible. On l'avait déjà dit face à Gilles, c'est toujours risqué de miser sur l'Australien avec une cote si basse mais en Australie, il est rarement pris à défaut lorsqu'il se présente en favori devant son public."

Deux anciens top 10 s’affrontent ici, pour une place en 1/8e. Sur le circuit professionnel, les deux joueurs se sont affrontés à quatre reprises, et c’est Isner qui fait la course en tête avec trois succès en cours. Le Suisse n’a plus renversé John depuis 2009. Isner a été malmené sur l’ATP Cup, compétition non disputée par la Suisse, en raison du forfait de Roger Federer. Le Suisse avait fait sa rentrée à Doha, avant de s’incliner face à Moutet en demies. Depuis, Stan a écarté Dzumhur et Seppi, mais non sans mal puisque le suisse était gêné physiquement, et il a déjà passé plus de 6 heures sur les cours, avec notamment un match rocambolesque face à Seppi hier. L’Américain quant à lui est très à l’aise ici, avec deux victoires nettes face à des adversaires largement à sa portée. Depuis deux ans, les deux joueurs n’ont pas énormément de réussite ici à Melbourne. Bien qu’ancien vainqueur en 2014, le Suisse reste sur 2 éliminations consécutives au deuxième tour alors qu’en 2016, John Isner avait signé son meilleur résultat ici avec une 1/8e perdu face à David Ferrer.

L'analyse de Rodolphe Gilbert : "Isner est l'un des deux meilleurs serveurs de l'histoire avec Karlovic. Face à lui, Stan est un gros frappeur mais il a toujours eu du mal à contrer le géant américain. Après attention, le Suisse est capable de se transcender dans les Grands Chelems. En retour, face à ce type de serveurs, Stan est moins efficace en retour que face aux autres joueurs du circuit. Il part de très loin derrière sa ligne et il subit trop la qualité de service d'Isner. C'est pas un hasard d'ailleurs si l'Américain a gagné les trois derniers duels, même sur terre battue. D'un point de technique, Wawrinka retourne beaucoup en chopé des deux côtés et face à la qualité de service d'Isner qui peut envoyer du 230km/h et surtout des kicks qui remontent très haut, il n'a pas les armes pour bien retourner. C'est vraiment un problème que Wawrinka rencontre uniquement avec les très très grands serveurs comme Isner ou Opelka. Même si le gazon n'est pas la meilleure surface du Suisse, on a vu qu'Opelka avait posé beaucoup de problèmes au Suisse à Wimbledon. Même si je vais peut-être surprendre du monde mais je partirais bien sur Isner donné outsider de ce match. Mais Cilic l'a encore confirmé la nuit dernière, ce type de joueurs sont différents en Grand Chelem. Si Isner sert comme il l'a fait sur les deux premiers matches avec un taux de réussite incroyable en première balle et un nombre d'aces très élevés, il posera énormément de problèmes au Suisse."

Daniil Medvedev a commencé son Open d’Australie en écartant Frances Tiafoe dans un match qui sentait le piège pour le numéro 1 russe. Concentré, concerné, il s’est montré convaincant et a poursuivi sur sa lancée au 2e tour où l’Espagnol Martinez n’a pas pesé bien lourd, écarté en 3 sets et moins de deux heures. Face à Popyrin, Medvedev se retrouve une nouvelle fois face à un match qui sent le piège et où il a tout à perdre par rapport à son adversaire.

A forme égale, Medvedev devrait s’en sortir mais le jeune Australien, 96e mondial ne sera pas une souris pour le chat et il y a fort à parier qu’il vendra chèrement sa peau dans ce duel. De là à dire que Popyrin a une vraie chance de s’imposer, il y a un pas que nous ne franchirons pas. Cela dit, il s’est montré très en jambes au cours des deux premier tours où il a sorti Tsonga sur abandon alors qu’il menait 2 sets à 1 et puis face à Munar qu’il a écarté en 3 sets et deux heures de jeu.

Bref, les deux joueurs sont en forme et devraient proposer un duel intéressant qui n’est pas forcément plié d’avance. La cote de Medvedev (1.12) le place en grand favori, mais il ne devra pas laisser l’occasion à Popyrin d’imposer son jeu. L’unique confrontation entre les deux hommes date de Wimbledon 2019 où Medvedev s’était imposé en 4 sets. La force de Popyrin est son service mais la qualité de retour de Medvedev (28% de breaks depuis un an) pourrait compliquer la tâche de l'Australien.

Rencontre alléchante entre un spécialiste du dur et un joueur plus à même d’évoluer sur ocre mais qui a progressé au point de s'offrir un titre en Masters 1000, un titre ATP 500 et une finale du Masters. Les deux joueurs se sont affrontés à trois reprises sur le circuit ATP. Les deux premières rencontres s'étaient soldées par deux victoires de l’Autrichien àl'US Open (3 sets à 1). Mais le dernier duel a tourné à l'avantage de Fritz lors de la Laver Cup. Les deux joueurs sortent d’un combat en 5 manches chacun. Si Fritz a réussi la performance d'éliminer Anderson, de retour à la compétition cette saison, Thiem a souffert face au modeste Bolt. L'Autrichien a déjà atteint les huitièmes de finale ici, à deux reprises. Fritz lui n’a jamais fait mieux qu'un 3e tour en 3 participations. Taylor n’a pas encore à son actif de réelle perf’ en Grand Chelem avec 5 défaites en 5 matches face au top 20 mondial. Il n’a encore jamais atteint la deuxième semaine d’un des quatre majeurs en 14 participations. L’avantage semble net pour l’autrichien, mais Taylor Fritz a déjà fait chuter quelques bons joueurs sur dur comme Zverev, Fognini, Isner et Berrettini,

L'analyse de Florent Serra : "On avait prévenu lors de la dernière analyse qu'il fallait se méfier de Fritz qui aime les grands rendez-vous et toujours capable de battre quelques top players. Il a su profiter pleinement d'une condition physique encore pas optimale du Sud-Africain, totalement dominé dans les deux derniers sets. De son côté, Thiem a eu de grosses difficultés à battre Bolt même s'il a pris le dessus dans les deux derniers sets. Ce n'est pas un bon début de saison pour Thiem qui n'a pas réussi à surfer sur sa dynamique de fin de saison dernière. Je le voyais bien pourtant créer la surprise sur cet Open d'Australie mais par rapport à ce qu'il montre en ce début 2020, je ne suis pas convaincu par l'Autrichien. Il est dans le dur, il ne fait des gros matches. Physiquement, il peut tenir et enchaîner les 5 sets mais ça peut finir par peser. Fritz ne sera pas facile à jouer, il sert très bien, il a le jeu pour embêter Thiem avec son coup droit. Je serai pas surpris de voir l'Américain prendre au moins un set. La cote de Fritz est beaucoup trop haute selon moi. Par rapport à la saison dernière, Thiem joue trop à plat et prend beaucoup trop de risques dans ses frappes. J'aimerais le voir un petit peu temporiser. Il avait fait 34 fautes directes face à Adrian au premier tour en 3 sets. C'est beaucoup trop pour espérer aller loin dans ce tournoi. Il doit absolument retrouver de la sérénité et être plus patient à l'échange. S'il arrive à varier, arrondir ses frappes lourdes, avec ce lift et trouver des angles pour gêner Fritz, alors il a évidemment les armes pour gagner mais je me méfie sur ce match. On peut avoir un serré mais je penche malgré tout pour Thiem parce qu'il aura les armes du fond du court et une qualité de balle pour prendre le dessus sur l'Américain sur la longueur du match. Sa cote n'est pas intéressante c'est certain, le risque existe mais si on me contraint à faire un choix, je prends Thiem parce qu'il devrait pousser Fritz à beaucoup défendre et il n'aime pas ça. Pour l'instant, il n'a pas joué son meilleur tennis en 2020 mais je le pense capable de le faire sur ce match. Il a deux matches dans les jambes, il peut monter en puissance."

C'est le 5ème duel entre ces deux solides frappeurs. Et pour l’instant, c’est 2 partout ! Zverev part avec un petit avantage dû à son classement et au temps inférieur passé sur le court depuis le début du tournoi. Mais attention au mental, parfois fragile de Zverev qui pourrait perdre ses moyens si Verdasco est dans un bon jour et qu’il ne parvient pas à prendre le jeu à son compte pour déborder l’Espagnol. Moins véloce qu’avant, Verdasco est un joueur très intelligent qui ne manquera pas l’occasion de profiter d’une faille mentale ou tactique de son adversaire. Il y a aussi à la clé un duel face au vainqueur du match Rublev-Goffin, qui risque d’être très fatigué, peu importe le gagnant.

L'analyse de Rodolphe Gilbert : "C'est la première fois de sa jeune carrière que l'Allemand aborde un Grand Chelem sans aucune pression, sans aucune attente puisque désormais tout le monde s'attend à ce qu'il passe à travers. Je vois bien Zverev passer face à Verdasco même si sa cote est évident assez faible par rapport au risque. J'aurais pas mis un écart de cote aussi élevé pour la simple et bonne raison que Verdasco est un joueur avec beaucoup d'expérience, encore tout à fait capable physiquement de tenir 5 sets. Il a déjà battu des top 10 en Grand Chelem, il aime l'odeur de ces grands matches. J'aurais plutôt mis une tendance 60/40. Même si je vois Zverev s'imposer, le déséquilibrer des cotes n'est pas intéressant à mes yeux. Zverev a une qualité qu'il avait un peu perdu, c'est le service ! La puissance de Verdasco est toujours présente notamment avec son coup droit mais face à un gabarit comme Zverev, il n'aura pas loisir de profiter de sa patte gauche comme d'habitude. Mais pour gagner, Zverev n'aura pas une grosse marge. Il va devoir très bien jouer pour gagner. Le service de gaucher de Verdasco gêne moins les joueurs comme Zverev ou Del Potro qui ont des grands segments et peuvent tout à fait contrôler le lift de l'Espagnol. Zverev quand il est en grande forme, il est capable de battre des joueurs puissants comme Verdasco qui joue dans le même style que Nadal mais en moins bien. La qualité de première balle de Zverev sera la clé du match."