Cette jeune canadienne de 17 ans n’a pas connu le parcours traditionnel que beaucoup de joueurs ou joueuses peuvent connaitre durant leur formation et leur intégration au plus haut niveau. Leylah Annie Fernandez. Née au Québec en 2002, elle y commence le tennis à l’âge de 5 ans. Originaire d’une famille modeste, le tennis est une histoire de famille chez les Fernandez qui consacrent leur vie à Leylah et sa sœur de 15 ans Bianca Jolie. Leur père/coach s’inspire du père des sœurs Williams ou encore du père de Sharapova à leurs débuts pour faire pareil avec ses filles. Il y a aussi une similitude avec un joueur canadien qui est maintenant bien connu depuis 2019 en la personne de Felix Auger-Aliassime dont le père lui a enseigné le tennis et connaît très bien le père de Leylah. La jeune canadienne commence cette année officiellement sa première saison sur le circuit WTA avec comme pour objectif d’atteindre le top 100 à la fin de la saison. Elle a de quoi avoir des ambitions quand elle a des modèles sur lesquels prendre exemple comme Andreescu, Felix Auger-Aliassime ou encore Denis Shapovalov. Elle citait dans une interview de juin 2019 qu’elle était souvent conseillée par Felix et à présent de le voir dans le top 20 mondial et briller dans de grands tournois la motive encore plus.

Après avoir fait ses gammes dans la province de Québec, son père a décidé d’installer sa famille en Floride. Pour lui, c’est la capitale des académies de tennis aux États-Unis où il y a plein de terrains de tennis en libre-service pour s’y entraîner à moindre coût. Aurons-nous les sœurs Fernandez sur le circuit de la WTA d’ici 4 à 5 ans comme les sœurs Williams ? L'aînée gravit les échelons petit à petit ce qui n’étonne pas du tout son papa. Leylah est discipliné et s’appuie sur une grosse envie de réussir pour les sacrifices que font ses parents afin de voir leylah mais aussi Bianca Jolie réussir dans le monde du tennis. Elle le dit « la familia » est une force pour elle et sa réussite se construit autour de cela. Elle trouve l’envie de se dépasser chaque jour à l’entrainement avec la chance de pouvoir jouer directement avec sa sœur qui elle aussi rêve de réussir dans le tennis. Leylah et sa sœur se poussent mutuellement vers le haut pour réussir que ce soit physiquement ou mentalement.

Du haut de ses 17 ans, Leylah a une force à part entière, qui est sa famille. Sa détermination et sa rage qu’elle affiche sur chacun de ses matchs sur les courts est pour faire honneur à son père et sa mère qui ont sacrifié beaucoup de choses pour qu’elle puisse croire en son rêve. Le financement pour subvenir aux besoins de participer à des tournois n’est pas illimité donc chaque match, chaque tournoi, la jeune canadienne donne tout sur le terrain sans jamais abandonner, ce qui est une réelle source motivation pour elle. De plus, elle explique que 15 minutes avant chacun de ses matchs, elle discute avec son père ou l’appelle quand il n’a pu se déplacer avec elle pour se préparer au mieux dans son match comme une sorte de petit rituel. Son père explique dans une entrevue avec Radio-Canada que la réussite de sa fille Leylah avance petit à petit grâce à des objectifs qu’ils se donnent à court terme pour ne pas brûler les étapes afin de bien faire les choses. Jorge Fernandez est un ancien joueur de soccer et s’inspire de cette expérience dans son coaching mais aussi la préparation mentale de Leylah ou Bianca jolie pour qu’elles aient une mentalité de gagnante pour être capable de battre n’importe qui. Ce qui est aussi une valeur inculquée chez beaucoup de jeunes joueurs et joueuses au Canada par la formation mise en place par Louis Borfiga à l’image de Bouchard, Andreescu ou Felix Auger-Aliassime par exemple.

En 2018, Leylah a connut son premier match sur le circuit professionnel à 15 ans dans son pays et dans un tournoi qu’elle affectionne tout particulièrement qui est la Rogers Cup. Quand elle était petite, elle rêvait d’y participer mais aussi de la remporter. Un de ses rêves a été exaucé par la Fédération Canadienne qui lui avait accordé une wildcard pour participer au tournoi. Par la suite, Leylah a su se faire une place en junior en faisant parler d’elle. Elle a remporté Roland Garros en 2019 à 16 ans et est allée en finale à l’Open d’Australie. Petit à petit plus présente sur les tournois ITF, elle a vite gravi les échelons pour atteindre la 212ème place mondiale fin 2019 en ayant commencée l’année à 434ème place. Elle a aussi connu sa première sélection en Fed Cup face à la République Tchèque. Pour effectuer cette transition dans le monde professionnel, Leylah et son père sont dans une phase de test pour trouver l’entraîneur à temps plein qui conviendra le mieux à la jeune fille pour avancer. Elle a commencé cette nouvelle année 2020 avec son ambition citée précédemment qui est d’atteindre le top 100 mondial.

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Elle a bien débuté son année en atteignant le tableau principal de l’Open d’Australie. Par la suite, elle a été appelée en Fed Cup avec le Canada pour les qualifications à la phase finale du mois d’avril. Ses deux matches ont été très enrichissant pour elle. D'abord défaite par Teichmann, elle a su se remobiliser et aller battre la 5ème mondial, Belinda Bencic, et signer une victoire de prestige avec beaucoup de détermination. Maintenant elle sait qu'elle a le jeu et la puissance pour rivaliser sur le circuit pro. On pourra la suivre cette semaine du côté d’Acalpulco puisqu'elle s’est qualifiée dans le tableau principal en battant Cabrera et Lepchenko assez facilement. Elle jouera son premier match dans la nuit de lundi à mardi contre une adversaire redoutable et qui frappe fort : la Serbe Stojanovic (82ème). Mais elle sera favorite de la rencontre, ce qui en dit long sur le potentiel de la jeune adolescente. Comme dit son père : « il n’y a pas besoin de forcer les choses, il suffit simplement de travailler pour que les choses fonctionnent.»

L'avis d'Anthony : Leylah atteindra largement son objecti d'intégrer le top 100 cette saison car elle a tout ce qu’il faut pour le faire. Sur une échéance de deux ans, je pense qu’on va entendre parler d’elle petit à petit en faisant plus de résultats sur le circuit WTA en se rapprochant au minimum du top 50.