Le tennis, comme tous les autres sports, n'est pas à l'abri des matches truqués. Les instances internationales et les fédérations ont réagi peut-être un peu tard face à ce fléau. Bien que le vice-président de l'ATP, Richard Ings, mettait en garde dès 2005 le circuit contre cette menace, ce n'est qu'en 2008 que l'ATP a créé une structure capable de surveiller, contrôler, enquêter et sanctionner : la Tennis Integrity Unit. Pendant des années, rares ont été les sanctions. Soupçonné d'avoir truqué des rencontres, le Russe Nicolai Davydenko n'a jamais été sanctionné, à part pour manque de combativité en plein match [1]. En 2011, les organisateurs de Wimbledon recevaient une liste de joueurs suspectés d'être impliqués dans l'organisation de matches truqués afin de les surveiller [2]. En 2016, la BBC déclarait avoir eu accès à des preuves de l'implication de 16 joueurs du top 50 mondial (dont des vainqueurs en Grand Chelem) dans des matches truqués [3]. Les dirigeants du tennis mondial prennent alors conscience du fléau et décident de commander un rapport indépendant pour faire un état des lieux de la situation.

En avril 2018, Adam Lewis QC rendait avec deux autres avocats de renom ce rapport sur l'intégrité dans le tennis. Il n'hésitait pas parler de "tsunami de corruption"[4] et préconisait notamment l'interdiction de sponsoring pour les bookmakers ou encore l'interdiction du betting en Futures notamment [5]. Un rapport qui a bougé les lignes puisque deux mois plus tard, l'Argentin Nicolas Kicker fut suspendu pour une durée de 6 ans [6]. Et surtout, les autorités mirent en juin 2018 la main sur un poids lourd du "milieu", Grigor Sargsyan. Cette arrestation a ébranlé les réseaux.

Néanmoins en 2019, l'International Betting Integrity Association a recensé 180 alertes de matches truqués à travers le monde, tous sports confondus. Et le tennis est arrivé largement en tête avec 101 cas [7]. Alors bien que ces derniers mois, de nombreuses arrestations ont eu lieu notamment en France, elles n'ont concerné que des joueurs évoluant en 3ème division (ITF). Peu de joueurs professionnels ont pour l'instant été épinglés.

Nous sommes allés rencontrer au siège de l'ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux En Ligne), Corentin Segalen, le coordinateur de la plateforme nationale de la lutte contre les manipulations des compétitions sportives afin de mieux comprendre comment était menée la lutte au quotidien en France et dans le monde. Dans quelques semaines, ses moyens d'action seront décuplés puisque l'ARJEL laissera sa place à l'ANJ (Autorité National des Jeux) qui sera présidée par Isabelle Falqué Pierrotin [8].

Bonjour Monsieur Segalen, d'abord, dites-nous en plus sur cette nouvelle autorité. Aura-t-elle plus de pouvoir que l'ARJEL, ses prérogatives et ses moyens financiers seront-ils élargis ?
La Loi Pacte a prévu une plus grande régulation de l'ensemble du secteur des jeux en intégrant notamment le réseau physique de la Française des Jeux qui était jusqu’alors régulé par la Direction du Budget du Ministère des Finances. L'ANJ aura donc plus de compétences que l'ARJEL mais aussi plus de cohérence et plus de moyens avec des agents supplémentaires pour surveiller les possibles manipulations. Mais surtout, la Loi nous donne de nouvelles missions pour réguler la totalité du marché. Aujourd'hui, nous régulons seulement 11% du marché (paris sportifs en ligne, paris hippiques en ligne et poker en ligne), mais avec l'ANJ, nous contrôlerons aussi les points de vente FDJ et PMU ainsi que l’addiction dans les casinos. Nous avons aussi pour mission de lutter contre les sites illégaux. Les paris sportifs en ligne représentent environ la moitié du volume global des paris sportifs, l'autre moitié était géré par la Française des Jeux à travers ses points de vente.

Le tennis prend quelle part de ce marché ?
Le tennis est le 2ème sport le plus important derrière le football. Le tennis a atteint la barre du milliard d'euros de mises en ligne en 2019, certes loin derrière le football (2,5 milliards), mais devant le basket (520 millions). Pour vous donner un exemple des évolutions, le volume des mises concernant Roland Garros est passé de 78 à 105 millions (+35%) entre 2018 et 2019. Le Masters de Paris Bercy a lui atteint 26 millions d'euros de mise en novembre dernier, soit une augmentation de 68% par rapport à 2018.

Quand vous parlez de régulation du marché, en quoi ça consiste exactement ?
Avant tout, c'est d'abord de délivrer des agréments aux opérateurs en vérifiant qu'ils respectent la loi française, qu'il n'y a pas de triche, que les opérateurs ont la surface financière pour assurer leurs obligations et notamment pour verser leurs gains aux joueurs. Ensuite, nous luttons contre les sites illégaux et contre l'addiction en vérifiant que la publicité n'est pas trop agressive. C'est un champ extrêmement vaste.

Avez-vous noté ces derniers mois une recrudescence des conflits entre les opérateurs et les parieurs, des fraudes de la part des opérateurs ? De plus en plus de parieurs semblent être désormais limités dans leurs mises ou voient leur compte bloqué en toute illégalité.
Des plaintes, on en reçoit fréquemment et c'est normal. La Loi pour une République numérique a d’ailleurs créé un médiateur des jeux en ligne, qui va devenir le médiateur des jeux.

Pour en venir au cœur du sujet qui nous intéresse aujourd'hui, les matches truqués dans le tennis, on a envie de vous demander comment on lutte à l'échelle de la France sur un sport qui couvre l'ensemble de la planète ?
Cette lutte dépasse évidemment le cadre de la France. Il faut tout d’abord rappeler que l’une des missions de l’ARJEL et demain de l’ANJ, est de s’assurer de l’intégrité du jeu. Or, les manipulations affectent les parieurs dès lors que les dés sont en quelque sorte « pipés ». C’est la raison pour laquelle l’ARJEL a souhaité que soit créée une plateforme nationale de lutte contre la manipulation des compétitions sportives. Elle a été mise en place en janvier 2016 et elle regroupe le service central des courses et jeux (SSCJ) de la Police Judiciaire, le Parquet national Financier (PNF), Tracfin, qui est l'organisme chargé de la lutte contre le blanchiment, l'AFA (Agence Française Anticorruption), le Ministère des Sports qui dirige cette plateforme, le CNOSF, l'ANSLP qui représente les ligues professionnelle, l’AFCAM qui représente les arbitres, la FNAS qui représente les athlètes et la Française des Jeux.

Et pas les autres opérateurs ?
La présence de la FDJ se justifie parce qu’elle gère à peu près la moitié du marché des paris sportifs et qu’elle est en état de suivre en temps réel les prises de paris. S’agissant des autres opérateurs, nous travaillons très bien avec eux. Lorsque nous avons des suspicions de manipulation, nous les alertons et ils font de même. Par exemple, si j'ai une alerte sur un match qui se déroule en France, je vais les contacter et leur demander s'ils ont rencontré des anomalies. Mais il faut savoir que n'importe quel pari sportif joué en ligne est enregistré et archivé à l'ARJEL. Nous avons accès à toutes les données des bookmakers agréés. Même si on n'a donc pas besoin d'eux directement pour retracer l'historique des parieurs, c'est bien de travailler avec eux et ils savent qu'il y a une procédure à suivre qui est très claire. En cas de mouvements suspects, ils peuvent m'en informer, ils ont mon numéro, ils peuvent aussi me prévenir par mail si je ne suis pas joignable. J'ai deux collègues avec moi qui peuvent gérer ces anomalies et faire les vérifications nécessaires dans l'instant.

Comment elle est née cette plateforme nationale ?
Elle ne sort pas de nulle part. Elle apparaît à l’article 13 de la Convention de Macolin [9] qui prévoit la création dans chaque pays d'une plateforme mais surtout d'un réseau entre ces plateformes. La plateforme française a été créée en janvier 2016 et en juillet de la même année, nous nous sommes réunis à l’initiative du Conseil de l’Europe avec la Belgique, le Danemark , l'Espagne, la Finlande, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas à Copenhague pour mettre en commun nos plateformes afin de partager nos informations. Aujourd'hui, ce réseau international de plateformes  regroupe 32 pays dont l’Australie, le Canada, les Etats-Unis, le Libéria, le Maroc et le Népal. Cela permet d'avoir une surveillance la plus mondiale possible sur tous les marchés. On ne travaille pas de la même manière à 6 ou à 32 membres donc le gros challenge est de parvenir à créer les outils pour échanger entre nous. Les Danois ont une plateforme sécurisée sur laquelle on peut envoyer des documents ou des requêtes. Un pays membre peut demander si quelqu'un a observé des anomalies sur tel match. Si c'est le cas, on peut alors transmettre l'information aux autorités policières. Dans ce cas, nous prenons contact avec le SSCJ qui lancera des investigations et des enquêtes avec leurs homologues via Interpol ou Europol. Pour vous donner un exemple concret, on a envoyé une alerte concernant un match au Maghreb. Au même moment, les Italiens envoyaient la même notice. Nous avons vu qu’il y avait quelque chose à creuser. On est donc passé d'une alerte orange à une alerte rouge. Les policiers se sont vus entre eux au siège d’Interpol à Lyon et ils ont pu avancer dans l'enquête.

J'aimerais revenir sur ce que vous avez déclaré tout à l'heure. Vous me confirmez que l'ARJEL et bientôt l'ANJ ont accès à l'historique des paris sportifs de tous les parieurs français ? Mais dans quelles conditions êtes-vous habilités à observer ces comptes ?
La loi donne mission à l’ARJEL de lutter contre la fraude et de s’assurer de l’intégrité du jeu. La loi fait en outre obligation à l’ARJEL de lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, mission qui sera aussi celle de l’ANJ. Pour ce faire un certain nombre de traitements ont été prévus qui ont été soumis à la CNIL. C’est ainsi que nos analystes étudient chaque jour les mises les plus importantes et  relèvent les atypismes, par exemple une mise élevée sur une cote improbable. Chaque jour, on relève des atypismes. Il convient ensuite d'expliquer, de justifier ce comportement anormal. On va d’abord regarder si des informations n’ont pas été diffusées pouvant justifier une prise de paris risquée. Le cas échéant s’il n’y a pas d’explication objective, on va regarder le profil du parieur. Exemple, si un parieur ouvre un compte, dépose 20.000 euros et joue tout sur un match de tennis de table, cela constituera un atypisme, parce que sur ce genre d'événement, on atteint rarement de telles sommes. Le travail d'analyse est primordial pour déterminer le profil et les habitudes du parieur.

Comment sont déterminées vos alertes ou vos soupçons de manipulations sur un événement sportif ?
On peut déclencher une alerte si des informations nous viennent pour nous prévenir qu'un match a été truqué. Dans ce cas, on va regarder de plus près. Nous effectuons aussi une veille avec les organisateurs des compétitions et cela s’avère très important. Ça peut être par exemple des personnes qui traînent autour de l'hôtel d'un arbitre ou dans les coulisses d'un tournoi de tennis autour de certains joueurs. La plupart de nos informations viennent en fait de l'étranger, soit d'autres plateformes qui ont eu des mouvements de mises suspects sur un match, soit des bookmakers qui viennent nous prévenir de mises anormales sur un match se déroulant en France. Et même si le match n'est pas ouvert aux paris en France (hors ARJEL), on va quand même se pencher dessus avec le SCCJ et l'organisateur de la compétition.

Est-ce le tennis est un sport plus truqué que les autres ? Avez-vous des chiffres qui permettent de mesurer cela ?
Je n’ai aucun élément me permettant de dire que le tennis est un sport plus touché que les autres. Nous recevons des alertes, certes, de manière assez fréquente, mais sans doute aussi parce que le monde du tennis s’est doté d’un organe de contrôle, la Tennis Integrity Unit, qui a des résultats.

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Assez fréquemment, ça veut dire quoi ? Tous les jours ?
Pas tous les jours, non, d'autant plus qu'ils nous alertent uniquement sur les événements qui ont lieu en France. Certains bookmakers autorisent les paris sportifs sur des compétitions mineures en challenger et en Futures avec des dotations très faibles pour les joueurs et joueuses. C'est plus facile d'aller voir un joueur qui gagne 2000 euros s'il remporte un tournoi pour lui proposer 5000 euros s'il perd le premier set. D'ailleurs, l'ITF a annoncé qu'elle allait arrêter de fournir les scores en live de certaines catégories de tournoi pour empêcher les paris en live [10]. C'était un des combats de l'ARJEL. En France, nous avons décidé qu'il était interdit de parier sur certaines compétitions ou certains types de paris. Nous saluons donc la décision de l'ITF, qui va, selon nous, dans la bonne direction.

Avez-vous les moyens de combattre aujourd'hui, sur un plan judiciaire, les courtsiders, les personnes présentes dans les tribunes qui parient ou informent en live sur les matches ?
Ces personnes profitent du délai de retransmission des matches pour prendre des paris ou donner des informations à des gens pour qu'ils prennent les paris avant que le score soit mis à jour sur les sites en ligne. Il y en a beaucoup dans le tennis et le problème, c'est que pour l'instant, la loi ne l'interdit pas. Pour se protéger, les tournois précisent dans les règlements que c'est interdit mais en effet, judiciairement, on ne peut pas les poursuivre. Ils jouent sur le petit délai entre le moment où l'arbitre va enregistrer un point et l'affichage de ce point sur les sites de paris. Ces personnes en profitent pour placer des paris gagnants à tous les coups.

Qui gère cette transmission de datas ?
C'est Sportradar qui achète cette donnée de livescoring à l'ITF et la revend aux bookmakers. C'est le leader mondial des ventes de datas mais ils commencent à avoir des concurrents notamment Genius Sport. Sportradar pèse 3,5 milliards de livres de chiffres d'affaires annuels.

Lorsque vous recevez une alerte ou une suspicion de match truqué ? Comment le prouver ? Il y a un vrai décalage entre le nombre de suspicions et les sanctions.
Comme dans tous les sports, en tennis, dès qu'on observe un événement atypique, on va essayer d’analyser et de voir s'il y avait des cas similaires précédemment. Pour cela, on travaille avec le SCCJ et la FFT en collectant un maximum de preuves pour ouvrir une enquête judiciaire. Récemment, il y a eu beaucoup d'interpellations en France. Les délais sont de plus en plus rapides. Le plus compliqué c'est le temps judiciaire pour collecter des preuves mais l'ARJEL, est souvent une des premières sources de détection. Après, on se met à la disposition de la justice pour lui fournir le maximum d'éléments. Pour faire une métaphore, nous sommes le premier étage de la fusée. A partir du moment où nous récoltons suffisamment d'éléments, on va les transmettre à la justice qui ouvrira ou non une enquête judiciaire (réquisitions, mises sur écoute, auditions, interpellations).

RENNES, FRANCE - 17 juin 2019 : Groupe de Copenhague (Crédits : Ben Moreau - FIFA)

La grosse affaire du moment, c'est celle qui concerne Maestro, Grigor Sargsyan, un Arménien chef d'une organisation criminelle soupçonné d'avoir organisé un grand nombre de manipulations de matches de tennis. Dans cette affaire, un joueur du top 30 mondial serait impliqué. Pouvez-vous en dire plus ?
C'est une enquête en cours donc je ne peux pas en dire plus sur le fond. On s'est rendu compte que pendant des années, les principales personnes qui se faisaient attraper dans les matches truqués, c'étaient les sportifs ou les arbitres et jamais les criminels qui organisaient la triche. Les membres de la plateforme française ont décidé de changer totalement de stratégie. Pour cela, on a lancé le projet Signale. On est donc parti dans tous les CREPS (Centre de Ressources, d'Expertise et de Performances Sportives) pour faire de la formation auprès des jeunes sportifs afin de les prévenir que dans leur carrière, il y a un risque pour qu'ils soient approchés afin de truquer un match en échange d'argent. Nous leur expliquons quoi faire si jamais cela arrive. C'est la première étape du projet Signale. Ensuite, on a développé un site internet qui va être mis en ligne en avril et qui va permettre à tous les sportifs de nous signaler les tentatives d'approche de manière anonyme s'ils le souhaitent mais surtout de manière totalement sécurisée. C'est une vraie avancée parce que face au crime organisé, la protection des personnes et l'anonymat sont essentiels pour convaincre les athlètes qui aiment leur sport de parler et de nous apporter les informations.

Est-ce que l'arrestation de Maestro a eu des répercutions au niveau des matches truqués ?
Oui, nous avons observé une chute énorme du nombre d'alertes dans le tennis en 2019 : -48% ! Cela montre qu'on est sur la bonne voie. Ce chiffre signifie deux choses : d'abord le démantèlement de ce qui semblerait être un réseau important, mais surtout la fin de l’impunité. La plateforme belge a tapé un grand coup.

Pour l'instant, les arrestations et sanctions ne concernent que des joueurs peu connus. L'ITF a sanctionnée 18 joueurs ces dernières années mais aucune tête d'affiche. Les matches truqués ne concernent pas le top 100 mondial ? Pourtant, la BBC avait pourtant annoncé le contraire en 2016.
Je ne peux rien dire à ce sujet mais c'est effectivement plus simple de truquer un match en Futures ou Challenger que sur le circuit ATP. Si je vais voir Novak Djokovic pour lui proposer 20.000 euros pour perdre un set, il va me répondre qu'il les gagne en un jeu. C'est plus cher d'acheter un joueur du top 100. Le risque est malgré tout réel puisqu’avant d'être top 100, tous les joueurs sont passés par des tournois mineurs et s'ils ont accepté au début de leur carrière de rentrer dans une combine, il y a un risque qu'ils soient ensuite tenus par le crime organisé. On est très vigilants là-dessus et c'est pour ça qu'on fait cette formation auprès des jeunes dans tous les sports d'ailleurs.

Est-ce qu'une mise de 10.000 euros, répartie en plusieurs petites mises organisées par un réseau, par exemple sur une cote de 35 (premier set remporté 6-0 par Albot face à Krueger au challenger d'Indian Wells), est décelable de votre côté ?
Je ne sais pas si ce cas précis est décelable mais beaucoup de choses sont déjà décelées. En tennis, beaucoup de personnes se sont rendu compte à leur dépens que c'était devenu difficile de truquer des matches. Rien qu'en France, nous avons eu une trentaine d’interpellations en 2019. Nous allons gagner ce combat dans le tennis. Nous sommes aussi là pour aider les petites Fédérations de tennis de table ou de badminton qui n'ont pas beaucoup de moyens pour lutter contre les matches truqués. Avec la FFT, nous avons très bien travaillé pour mettre à mal les manipulateurs mais du coup, ils se déportent et s'intéressent à d'autres sports où la lutte est moins active. Donc nous aussi, on suit le mouvement pour faire en sorte d'étendre la lutte à tous les sports à risque.

Quelques chiffres à retenir :
- entre 2008 et 2016 : 13 joueurs sanctionnés pour matches truqués
- 1 milliard d'euros de mises en ligne en France sur le tennis en 2019 (5 milliards tous sports confondus)
- 2,5 millions de parieurs fin 2019 (dont 36% entre 18 et 24 ans et 89% d'hommes)
- 90 millions d'euros reversés en bonus par les bookmakers aux parieurs (en 2019)
- 49% des parieurs misent moins de 500 euros par an et 12% plus de 5000 euros par an


[1] https://www.bbc.com/news/magazine-35325473
[2] https://www.telegraph.co.uk/sport/tennis/wimbledon/8570017/Wimbledon-given-watchlist-of-tennis-corruption-suspects.html
[3] https://www.bbc.com/sport/tennis/35319202
[4] https://www.theguardian.com/sport/2018/apr/25/tennis-serious-integrity-problem-betting-match-fixing-independent-review
[5] https://www.tennisintegrityunit.com/storage/app/media/Independent%20Reviews/Final%20Report_191218.pdf
[6] https://www.tennisintegrityunit.com/media-releases/nicolas-kicker-suspended-and-fined-tennis-match-fixing-offences
[7] https://ibia.bet/
[8] https://www.gouvernement.fr/partage/11172-le-premier-ministre-designe-isabelle-falque-pierrotin-prefiguratrice-de-la-future-autorite-nationale
[8] https://www.coe.int/fr/web/sport/manipulation-of-sports-competitions
[9] http://www.leparisien.fr/faits-divers/frejus-colomiers-autopsie-d-un-match-truque-27-09-2019-8161026.php
[10] https://www.igamingbusiness.com/news/itf-confirms-ban-live-scoring-data-15k-events