Le joueur Brésilien Bruno Soares (38 ans) a fait écho cette semaine à notre interview sur la lutte contre les matches truqués que mène l'ARJEL et les autorités depuis 2016. En effet, dans l'émission "Bola da Vez" diffusé sur ESPN Brésil, le double vainqueur de Grand Chelem en double (Melbourne et US Open 2016) a expliqué que pour certains joueurs en grande difficulté financière, accepter de truquer des matches relevait d'une certaine rationalité.

"C'est très tentant de truquer un match surtout quand on doit choisir entre le déjeuner et le dîner pour manger. Ce sont des joueurs qui viennent souvent de famille humble, qui sont en difficulté dans leur carrière. Quand on n'a pas d'argent et qu'on ne sait même si on peut continuer d'être joueur de tennis professionnel, c'est compliqué de de repousser un gars qui arrive et vous dit : "Je vais vous donner X milliers de dollars pour perdre un jeu."

"La mafia sait très bien qui cibler. Est-ce mal ? Oui 100% mal. Mais parfois, certains joueurs se blessent et galèrent pour revenir au plus haut niveau. Malheureusement, ils se laissent tenter. C'est arrivé avec Joao Souza. Et évidemment, il faut prendre des sanctions pour bannir à vie ces joueurs surtout quand c'est intentionnel."

"La mafia s'approche peu des meilleurs joueurs parce que financièrement, ils sont moins dans le besoin. Mais aux niveaux inférieurs, c'est différent. C'est plus compliqué pour les joueurs."

Source : TennisWorldUSA

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https://tennisbreaknews.com/2020/03/12/matches-truques-la-lutte-sorganise/