L'Ukrainien, aujourd'hui 169ème, a révélé aux médias ukrainiens avoir reçu une proposition pour perdre face à Arnaud Clément au premier tour de l'Open d'Australie en 2009. Une offre de 100.000 dollars que Sergiy Stakhovsky a refusée.

Un match qu'il a perdu alors qu'il menait deux sets à 1 (6-3/2-6/4-6/6-2/6-1) : "en sortant du court après le match, si j'avais croisé ces types, je les aurais frappé avec ma raquette."

L'Ukrainien a discuté à l'époque de cette tentative de corruption avec la Tennis Integrity Unit qui venait d'être créée. On lui a demandé de donner l'identité de ces personnes qui avaient tenté de le corrompre. La réaction de l'Ukrainien fait écho à l'interview que nous avons diffusé le mois dernier de Corentin Segalen, le coordinateur de la plateforme nationale de la lutte contre les manipulations des compétitions sportives : "Pouvez-vous protéger ma famille ? Cet homme n'est qu'un intermédiaire, il y a des gens très dangereux au-dessus de lui et ma famille vit en Ukraine... Ils m'ont dit qu'ils ne pouvaient pas garantir ma sécurité."

Les instances ont bien conscience de ce risque comme nous l'avait confirmé Corentin Segalen : "On a développé un site internet qui va être mis en ligne en avril et qui va permettre à tous les sportifs de nous signaler les tentatives d'approche de manière anonyme s'ils le souhaitent mais surtout de manière totalement sécurisée. C'est une vraie avancée parce que face au crime organisé, la protection des personnes et l'anonymat sont essentiels pour convaincre les athlètes qui aiment leur sport de parler et de nous apporter les informations."

Cette confession de l'Ukrainien confirme simplement que les matches truqués ne concernent pas seulement les circuits Futures et Challengers.

Le marché du betting, rien qu'en France, a pris une autre dimension : 500 millions d'euros de mises en 2010 contre 5 milliards en 2019. A l'échelle mondiale, les enjeux financiers sont colossaux et attirent forcément l'intérêt des réseaux mafieux...

Source : tennisworldusa