En fin de saison dernière, les lecteurs et abonnés de Tennis Break News avaient placé Guido Pella en 10ème position du classement des révélations de la saison 2019. Il fête aujourd'hui ses 30 ans ! Pour l'occasion, voici le portrait de ce joueur au tempérament atypique sur le circuit.

"Je ne sais pas si j’aime jouer au tennis. Même à 29 ans, je ne sais pas si c’est ce que j’aime faire. Je le fais parce que je suis bon et parce que ça me permet d’en vivre."


Cette déclaration [1] de Guido Pella en juillet 2019 lors du talk-show argentin « Podemos Hablar » a eu un petit retentissement dans le monde du tennis puisque le joueur y avouait la solitude qu'il pouvait rencontrer quotidiennement sur le circuit : "J'ai perdu beaucoup d'amis et j'ai aussi perdu toute une période de ma vie. Je ne sais pas ce que c’est de s’asseoir pour manger avec des amis. Je ne me sens pas bien quand je suis dans un groupe de gens," avouait-il avec beaucoup d'amertume.

Guido Pella considère peut-être plus le tennis comme un travail que comme une réelle passion mais c'est pourtant avec beaucoup d’émotion qu'on l'a vu s’effondrer sur le sol de la terre battue de Sao Paulo en finale contre Cristian Garin le 3 mars 2019. Avant cela, l'Argentin avait en effet raté quatre fois l'opportunité de remporter son premier titre ATP. Notamment trois semaines avant, en finale à Cordoba, il menait d'un set avec un break d’avance contre une autre révélation de cette saison 2019, Juan Ignacio Londero (voir son portrait) avant de se voir complètement dépassé physiquement et de perdre le fil du match. En voyant son compatriote, novice sur le circuit ATP, soulever la coupe, Guido Pella a dû penser pendant un moment qu'il n'y parviendrait jamais. On comprend mieux les larmes de l'Argentin lorsqu’il a triomphé sur l’ocre brésilienne.

D'autant que pour faire carrière dans le tennis, Pella a sacrifié beaucoup de choses comme il le rappelle régulièrement. Une partie de son enfance tout d'abord. Aujourd'hui, il rattrape le temps perdu et occupe ses moments libres pour aller à… Disneyland. « Je suis un fan absolu. Je suis allé dans les parcs Disney 25 à 30 fois. Avec ma copine, en un an, nous y sommes allés 7 fois. Elle aussi est fan. Dès qu’on a deux jours de congés en Europe, et bien nous allons à Euro Disney! Si Disney vit bien, c'est en partie grâce à moi " plaisante-t-il avant d'avouer qu'il avait demandé en mariage, sa petite amie, Stephanie Demner, à Disneyland Paris.

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Cette passion, Guido l'associe à ce manque qu'il a eu pendant sa jeunesse. "Quand j'étais garçon, je ne pouvais rien acheter du tout. Mon rêve était d'acheter les choses que j'aurais voulu avoir. (…) J'ai commencé avec les vieux jeux vidéo : Sega, Game Boy Color, les consoles d'il y a 20 ou 25 ans. Les poupées, également, que j'ai achetées quand j'ai commencé à m'améliorer. Je suis fan de tout ce que vous pouvez imaginer: Star Wars, Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux. J'ai toujours aimé avoir la meilleure qualité possible, alors j'ai commencé à acheter des poupées en ligne. Je vais même sur une page Instagram pour regarder des poupées. (..) Je sais que je suis un peu bizarre, je n'ai pas eu vraiment d'enfance à cause du tennis alors je me rattrape".

« Arrêter ma carrière est la meilleure décision à prendre »

Alors qu'il livrait ses confidences dans cette émission, Guido Pella a eu également l'occasion d'évoquer ses débuts difficiles. « Je viens d'une famille très modeste, mon père était éboueur. On avait le minimum pour vivre et le tennis coûte très cher. Je me rappelle des 1200 kilomètres de trajets entre Bahía et Mendoza. Mon père devait faire le plein tous les 200 km. Du jour au lendemain, on m’a dit que je devais aller à Buenos Aires parce qu'un sponsor a aimé ma façon de jouer. Un dimanche soir, ma mère est allée me dire au revoir au terminal. Et je suis arrivé seul dans la ville, dans une pension. Je me suis dit "mais qu'est-ce que je fous là". J’ai pleuré pendant trois semaines, tous les jours. [2]"

Modeste 42ème mondial en junior, Guido Pella débute les tournois Futures en 2005. Comme il l'avoue lui-même, l'Argentin a dû dompter sa nature de défenseur terrien. « J'ai toujours su que pour rester compétitif au tennis, il fallait être plus offensif. Malheureusement, quand j'étais enfant, je me suis habitué à jouer sur des terrains très lents, en gagnant des matchs simplement en remettant la balle et en courant. Dans le tennis d'aujourd'hui, la vérité c'est que c'est pratiquement impossible à appliquer. Je savais que je devais améliorer cela. Avec beaucoup de travail, j'ai dû revoir les choses basiques, attaquer plus souvent, frapper la balle plus fort, raccourcir les échanges en finissant les points au filet [3]». Il gagne son premier tournoi ITF en 2008. Il en gagnera six de plus jusqu'en 2011, tous sur terre battue. Il finit ensuite par s'installer durablement sur le circuit challenger. 2012 est un bon cru pour lui : il remporte trois titres sur le circuit secondaire et gagne l'ATP Challenger Tour Finals en fin d'année, ce qui lui permet pour la première fois d'entrer dans le top 100. Mais après une nouvelle année terminée à la 94ème place mondiale, sa carrière connaît un coup d'arrêt. « J'étais certes dans le top 100, mais je n'étais pas assez fort mentalement pour passer un cap, concède-t-il. Je suis resté quelques mois autour de la 100ème place mais je ne savais pas comment m'y maintenir plus longtemps. [4]»

A 24 ans seulement, il décide de suspendre sa carrière pour un manque de… motivation. D'une nature inquiète et pessimiste, il souffre de la routine du circuit challenger et ne se satisfait plus de la vie qu'il mène. "J'ai besoin d'une pause pour définir de nouveaux objectifs. Il est évident que quelque chose ne va pas, je n'ai plus envie de disputer des matchs, de m’entraîner et même de voyager. Quand vous êtes dans cet état d'esprit, il est difficile d'avoir des résultats. M'arrêter est la meilleure décision à prendre, je n'ai plus envie pour le moment" avoue-t-il sur les réseaux sociaux à ce moment-là [5]. Guido Pella est revenu récemment sur cette période de flottement : « J'ai arrêté de jouer en 2014 parce que je n'étais pas heureux, j'accordais trop d'importances aux défaites [6]. Je pensais vraiment que ce serait pour toujours, je ne pensais pas que je pouvais revenir. Mais bon, je me suis aussi rendu compte que la vie en dehors du tennis n'était pas facile, que la vie de mes proches, mes amis et toutes les personnes autour de moi était aussi difficile. Je devais réessayer, je devais essayer de sortir de cette mauvaise passe. »

« Del Potro n'aime pas la Coupe Davis comme je l'aime »

C'est en juillet 2014 qu'il connaît une sorte de déclic, deux mois après sa décision d’arrêter : « Je me souviens que j'ai participé à un tournoi ATP, je crois que c'était à Bogota sur dur, je suis entré un peu par miracle dans le tableau, j’étais au-delà de la 150ème place mondiale [158ème exactement] et je gagne un match sans avoir joué pendant trois mois [face à Eduardo Struvay, 336ème mondial qui avait bénéficié d’une wildcard]. Je me suis dit « eh bien, maintenant, je vais essayer d'une autre façon, dans un autre endroit ». Et 10, 11 mois après, je me retrouvais à nouveau dans le top 100. Ça m'a donné la confiance et je me suis dit « arrête tes conneries, il y aura des bons moments, des mauvais moments mais tu sais ce que tu dois faire maintenant ». Cela dit, je n'aurais jamais pensé que ça se passerait aussi bien que cela. J'ai été un joueur à la retraite pendant deux mois sans rien faire, avec la tête ailleurs et deux ans après, je me retrouvais à jouer une demi-finale de Coupe Davis face à Murray et Edmund [7]». Il ne participera pas à la finale puisque le capitaine Daniel Orsanic lui préférera Delbonis en simple et Leo Mayer en double avec Del Potro. Mais la Coupe Davis sera bien inscrit à son palmarès.

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2016 constitue en effet un point culminant pour la carrière de Guido Pella. Après une année 2015 où il remporte 4 tournois challenger, il attire l'attention du sélectionneur argentin et jouera au total quatre matchs (pour trois victoires) lors de cette belle campagne de l'Argentine qui va mener l’Albiceleste à son premier et unique sacre en Coupe Davis. Remporter la compétition avec son pays était un rêve pour Guido Pella, qui a toujours été intransigeant sur son devoir de représenter son pays, jusqu'à se payer Juan Martin Del Potro avec sa franchise habituelle lorsque celui-ci a déclaré qu’il ne souhaitait pas disputer la nouvelle formule de la Coupe Davis en 2019 : « Juan Martin a pris toute la gloire de la Coupe Davis en 2016. Mais personne ne se souvient des deux finales qu'il a ratées car il est allé disputer les Masters de Londres. Il a tout à fait le droit de dire qu'il ne veut pas participer à cette nouvelle Coupe Davis mais nous aurions aimé que Delpo soit avec nous. Avec lui, l'Argentine aurait été candidate pour la gagner. J’ai regretté son absence. Il n'aime pas la Coupe Davis comme je l'aime. » Il critique à cette occasion les fans qui ont oublié le rôle tenu par les autres joueurs argentins en 2016. « Beaucoup de gens ont dit que la Coupe Davis avait été remportée par l'Argentine de Juan Martín del Potro et ce n'est pas le cas. L'Argentine a remporté cette compétition car Delbonis a remporté le cinquième point de la finale et pas seulement parce que Del Potro a gagné contre Karlovic. (…) Si on analyse tout notre parcours, Del Potro a remporté quatre matchs, Mayer, Delbonis et moi trois. Les gens sont très ignorants à ce sujet. (…) Del Potro est notre numéro un parce qu'il est le meilleur joueur de tennis argentin quand il est actif, mais c'est une chose de dire ça et une autre de répéter que c'est lui qui a gagné la Coupe. Nous avons tous fait de l'Argentine un vainqueur, pas seulement Juan Martin [8]

L'année 2017 qui suit constitue l'une de ses plus belles années sur terre battue (29 victoires pour 11 défaites dont une finale à Munich) et il termine l'année à une honorable 64ème place mondiale. Mais l'Argentin reste encore dans sa zone de confort et joue assez peu sur dur, même s'il affirme apprécier la surface. « J'aime les courts un peu plus rapides, lorsqu'il y a un peu d'altitude, c'est pourquoi j'ai dit que je me sentais à l'aise sur dur [9]». Il signera cette saison-là malgré tout des victoires sur Dimitrov, Coric et Thiem.

Après une année 2018 assez similaire dans sa physionomie avec une nouvelle finale à Umag cette fois, 2019 se révélera être beaucoup plus étonnante et satisfaisante. L'Argentin s'entoure d'un nouveau coach, José Acasuso (ancien 20ème mondial) qui souhaite lui faire passer un cap supplémentaire. « Je lui ai dit qu'il devait améliorer certaines choses sur le plan sportif, notamment qu'il devait être plus agressif. Aujourd'hui, le tennis se joue différemment. Guido a toujours été un joueur très solide et très bon sur le plan physique, mais en se contentant de cela, il avait atteint un plafond de verre. Après une tournée sud-américaine où il aura remporté son premier titre ATP et aura fait preuve d'une remarquable débauche d'énergie, il montre en Europe qu'il est l'homme en forme sur terre battue avec son premier quart de finale au Masters 1000 à Monte Carlo.

Il est donc attendu à Roland Garros, pour confirmer ses solides performances du premier trimestre. Contrairement à certains de ses camarades terriens qui par leur tempérament, leur dynamisme et leur gestuelle obligent leurs adversaires à leur passer sur le corps pour gagner un match (citons par exemple, Ferrer, Munar, Carballes Baena, Schwartzman, etc), Pella dénote un peu par sa fausse nonchalance. Il est pourtant le prototype du joueur « chewing-gum » terriblement accrocheur, très difficile à déborder et chez qui le point n'est que péniblement acquis. Le problème, c'est que Pella a couru, beaucoup couru et qu'il arrive complètement usé physiquement sur le tournoi parisien. Et le voilà éliminé par Corentin Moutet dès le second tour. Maître dans l'art de débarquer là où absolument personne ne l'attend, c'est à Wimbledon sur gazon qu'il réalisera la meilleure performance de sa carrière en Grand Chelem.

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Il arrive à Londres sur une surface où il a peu de certitudes (4 victoires seulement en 8 saison) même si sa victoire à l'usure au second tour en 2018 contre un Cilic, finaliste de l'épreuve en 2017, aurait pu mettre la puce à l'oreille sur sa capacité à livrer de bonnes performances sur herbe. Beaucoup de consultants ont épinglé les performances inattendus de certains joueurs peu adeptes du gazon (Sousa, Kukushkin et donc Pella) en les attribuant au ralentissement regrettable de la surface. Couplet mainte fois rabâché pendant la quinzaine et pourtant on ne peut pas dire que le premier ¼ de finale de Grand Chelem de Guido Pella soit usurpé. «Pella je ne le voyais pas du tout à ce stade du tournoi, encore plus sur gazon. nous confiait à l'époque notre consultant Florent Serra. Il nous a quand même surpris mais il a su tirer tous les bénéfices d'être gaucher en s'ouvrant le court côté coup droit. Pella s'est imposé face à Anderson et Raonic notamment grâce à son physique. Il court très bien, il couvre tout le terrain grâce à une bonne vitesse de déplacement. A partir du moment où Anderson et Raonic ont perdu leur service, ils n'avaient aucune autre arme pour reprendre la main sur le match. Pella a bien réussi à bloquer la filière d'Anderson et de Raonic, celle du service.»

« La première fois de ma vie que je me suis senti important »

Sur ce tournoi, il battra ainsi deux joueurs habituellement très à l'aise sur la surface (Andreas Seppi et Marius Copil) et deux anciens finalistes du tournoi, certes en délicatesse sur le plan physique (Kevin Anderson et Milos Raonic) mais toujours redoutables sur herbe. Il aura ainsi démontré son habileté à gérer ce genre d'adversaire, grâce à son excellent jeu de retour. Sa victoire contre Raonic en huitième de finale est à ce titre l'un des moments les plus épiques de la quinzaine et un match qui, en définitive, lui ressemble plutôt bien.

Surclassé dans les deux premiers sets, il va breaker le Canadien dans le troisième set sur sa première opportunité. On imagine alors que le match est en train de basculer, Raonic étant de moins en moins tranchant au fur et à mesure que le match avance. Après avoir manqué quatre balles de break dans le quatrième set, Pella craque et offre son service à Raonic qui doit servir pour le match. Face à un serveur du calibre de Raonic, la messe semble dite mais à la suite d'un superbe jeu, l'Argentin arrive à trouver les ressources pour débreaker et remporter le jeu décisif pour embarquer le Canadien à l'agonie physiquement dans un cinquième set : «Quand j'ai gagné le quatrième set, cela n'a pas été forcément plus facile pour moi, mais... je sentais qu'il baissait son niveau de jeu, qu'il était plus lent donc j'ai essayé d'être plus concentré que jamais », avoue-t-il après le match.

Après trois balles de match manquées sur le service de Raonic à 5-4 et 6-5, le doute s'installe dans la tête de Pella : « Quand j'ai perdu ma troisième balle de match, j'avais envie de pleurer. Il servait si bien sur ces points que je ne pouvais rien faire. Mais j'ai continué à me battre sur chaque balle ». La délivrance arrivera sur sa quatrième balle de match à 8-6. Lorsque Raonic envoie son slice de revers dans le filet, on lit toute la surprise dans le regard de Pella qui n'arrive pas à croire qu'il vient de remporter ce match. Même si sa passion pour le tennis est incertaine selon ses dires, Guido Pella sait apprécier la valeur d'un quart de finale à Wimbledon, lui qui aimait regarder les performances de Patrick Rafter sur le tournoi londonien. « Je pense que c'est la première fois de ma carrière que je me sens important » confiera-t-il même de manière toujours aussi troublante que touchante à la fin du match.

La suite de sa saison sur dur sera moins riche en émotion, mais l’Argentin aura eu son lot de performances. Citons notamment un huitième de finale au Masters 1000 de Montréal, perdu contre Rafael Nadal. Ce match, un peu comme leur dernière rencontre en quart de finale à Monte Carlo, montre d'ailleurs bien les limites dans le jeu d'un Guido Pella qui se sera heurté à un Espagnol pourtant pas dans la meilleure forme de sa vie. Suffisamment bon en défense pour renvoyer les frappes lourdes de Rafa, l'Argentin manque clairement d'un coup fort en coup droit ou revers pour faire la différence face à ce genre d'adversaire de haut calibre.

Guido Pella termine donc une année aboutie qui l'aura vu briller sur toutes les surfaces. Il aura occupé la 20ème place mondiale durant cinq semaines en août et en octobre pour finir la saison à la 25ème place. Avant 2019, il n'avait passé depuis le début de sa carrière que 14 semaines dans le top 50 et une seule dans le top 40. Ces résultats sont aussi une victoire pour son coach José Acasuso, dont la compétence unanimement reconnue par le monde du tennis et son calme auront fait beaucoup de bien à son joueur. « La sérénité, c'était la clé, c'est pour cela que je l'ai engagé au départ. J'essaye d'être apaisé sur le court. Parfois, c'est difficile mais à chaque fois que je le vois, il est si calme que c'est bon pour moi. C'est l'une de ses plus grandes qualités et il connait tellement de choses sur le tennis ».[10]

« Guido est une personne qui s'identifie beaucoup à moi, il aime que je lui raconte ce que j'ai vécu en tant que joueur, surtout quand les choses ne vont pas bien et que certains doutes surgissent, concède lui-même José Acasuso, qui fut 20ème mondial en 2006. Il aime entendre ce que je ressentais à l'époque et ensuite nous examinons comment il peut s'améliorer en tant que joueur [11]Acasuso confirme de fait que son joueur présentait quelques problèmes de confiance en lui. Tout au long d'une saison réussie, il aura donc réussi à balayer un certain nombre de blocages psychologiques. « Il n'avait pas la conviction qu'il pouvait faire partie du top 25, mais il l'a fait. C'était un travail difficile mais les résultats sont venus rapidement. Depuis, il a beaucoup évolué mais il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Ce qui est bien, c'est que Guido est convaincu et fait confiance à ce que je lui dis [12]

2020 s'annonçait comme une saison périlleuse, avec beaucoup de points à défendre sur toutes les surfaces. Le jeu de Guido Pella étant très dépendant de son volume de course, il lui fallait de facto espérer ne pas être gêné par des problèmes physiques. C'est hélas ce qui s'est produit. Diminué dès l'ATP Cup par des problèmes de dos, l'Argentin aura traîné ses pépins jusqu'à la trêve en mars 2020. Avec en prime une tournée sud-américaine sur terre battue complètement tronquée, où il aura tant bien que mal essayé de défendre ses chances sur le terrain. Au risque d'aggraver sa blessure.

Guido Pella parviendra-t-il à rééditer ses performances et faire mieux qu'en 2019 ? Rien n'est moins sûr. Il est fort possible que cette année-là reste dans son esprit comme la plus mémorable de sa carrière. Et lorsque l'on regarde son émotion à Sao Paulo, son regard stupéfié à la fin de son match contre Raonic ou encore sa rage lorsqu'il gagne l'un des plus beaux points de la quinzaine contre Kevin Anderson, on se dit que, malgré tout, il se pourrait bien que l'Argentin aime un peu le tennis.


Quelques chiffres à retenir :
- 4 victoires pour 13 défaites face au top 10 mondial en carrière
- 30% de breaks sur terre battue en 2019 (contre 24% en carrière)
- 59% de victoires en 2019 (contre 44% en carrière)
- 11 éliminations en entrée en lice sur 26 tournois en 2019

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Classement des révélations de la saison 2019
15ème ex-aequo : Londero O'Connell (18 voix)
14ème : Humbert (21 voix)
13ème : Garin (26 voix)
12ème : Fritz (28 voix)
11ème : Albot (29 voix)
10ème : Pella (35 voix)
9ème : Hurkacz (38 voix)
8ème : Shapovalov (43 voix)
7ème : Tsitsipas (48 voix)
6ème : Rublev (57 voix)
5ème : De Minaur (72 voix)
4ème : Sinner (83 voix)
3ème : Auger-Aliassime (109 voix)
2ème : Medvedev (221 voix)
1er : Berrettini (242 voix


[1] https://www.bluewin.ch/fr/sport/tennis/pella-le-tennisman-qui-naime-pas-le-tennis-278309.html

[2] https://www.lanacion.com.ar/deportes/tenis/guido-pella-corazon-abierto-su-fanatismo-disney-nid2269843

[3] https://www.youtube.com/watch?v=XxLxMhrXmkI

[4] https://www.atptour.com/en/news/challenger-finals-preview-2015-pella-ten-questions

[5] https://www.tennisactu.net/news-atp-guido-pella-met-sa-carriere-entre-parentheses-28725.html

[6] http://www.redmas.com.co/deportes/entrevista-lo-cabal-farah-ganar-dos-grand-slam-sera-dificil-repetir-guido-pella/

[7] https://www.youtube.com/watch?v=XxLxMhrXmkI

[8] http://www.puntodebreak.com/2019/09/26/pella-critica-gran-protagonismo-le-dio-del-potro-copa-davis-2016

[9] https://www.youtube.com/watch?v=XxLxMhrXmkI

[10] https://www.atptour.com/en/news/guido-pella-first-time-winner-sao-paulo-march-2019

[11] https://www.tennisworldes.com/tenis/news/Tenis_Argentino/33407/guido-pella-es-consciente-que-puede-ser-de-los-mejores-del-mundo-acasuso-/

[12] https://www.tennisworldes.com/tenis/news/Tenis_Argentino/33407/guido-pella-es-consciente-que-puede-ser-de-los-mejores-del-mundo-acasuso-/