C'était il y a 27 ans... Le 26 mai 1993, Rodolphe Gilbert battait sur le central de Roland Garros le numéro 4 mondial, Boris Becker. En exclusivité pour Tennis Break News, notre consultant nous raconte ses souvenirs de cette rencontre...

C'était une période où j'avais gagné quelques bons matches sur terre battue. J'avais déjà vu Boris Becker jouer sur terre et notamment perdre face à Franco Davin un mois avant notre match. Il était gaucher comme moi et j'avais tenté de m'inspirer tactiquement de la façon dont l'Argentin avait battu l'Allemand.

L'année précédente en 1992, j'avais perdu sur ce même court central contre Pete Sampras au 3ème tour, c'était d'ailleurs mon premier match sur le Philippe Chatrier. J'étais passé à côté (6-3, 6-2, 6-3). J'avais été un peu pris par l'événement et la grandeur du court qui doit être le plus grand du monde. Les perspectives de jeu sont différentes sur ce court par rapport aux autres. Je m'étais dit que si un jour je devais rejouer dessus, il faudrait que j'aille prendre mes repères avant. C'est ce que j'ai fait avant de jouer Boris Becker.

Le matin du match face à Becker, je sentais que j'allais gagner, ça peut paraître prétentieux quand on est 90ème mondial et qu'on affronte le quatrième meilleur joueur du monde. Cette pensée m'est venue parce que j'avais un plan de jeu en tête qui me paraissait clair.

En entrant sur le court, j'étais un peu tendu. Les premiers jeux étaient à son avantage mais il n'a pas réussi à faire la différence. Et à partir de là, je me suis détendu et j'ai pris le match en main. Je n'avais pas envie que ça s'arrête. J'ai repensé à tout le chemin parcouru jusque-là. Je n'étais pas prédestiné pour jouer au tennis de façon professionnelle. Battre Becker sur le central de Roland Garros, ça reste évidemment un très bon souvenir.

Le fait que la presse minimise ma victoire après le match m'avait blessé. En effet, Becker avait commis beaucoup de fautes et n'avait pas fait un bon match mais c'est aussi parce que je l'avais amené dans une filière qu'il n'aimait pas et l'amenait à faire des fautes. Sur le match, j'avais été le chercher. Mais ce sentiment était vite passé parce que l'OM jouait sa finale de Ligue des Champions le soir même. On s'était réuni avec des potes et j'étais très vite passé à autre chose.


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