Très en forme l'automne dernier avec notamment deux titres consécutifs en challenger à Orléans et au Mouilleron, le jeune Mikael Ymer (21 ans) a pu s'installer dans le top 100 mondial. Avec 10 victoires sur le circuit principal dont 8 obtenues depuis un an, il a confirmé son potentiel affiché notamment en 2015 lorsqu'il avait atteint la finale de Wimbledon en junior. Mais l'essentiel pour lui est ailleurs.

« Je joue pour moi, je joue pour ma famille, je joue pour mon pays, mais je pense aussi que je joue pour la prochaine génération. Mais pas seulement celle des joueurs de tennis, je parle de l'ensemble de la société. Je serais très heureux si je pouvais aussi pousser des enfants à se battre, avoir un rêve et d'y aller à fond et d'y croire peu importe d'où ils viennent, leur parcours ou leur difficulté économique et sociale. parcours ou votre économie. »

Les deux parents d'Ymer ont quitté l'Ethiopie pour émigrer en Suède. Son père, Wondwosen, travaille dans une entreprise laitière et sa mère, Kelem, est médecin. Toute la famille Ymer vit maintenant à Stockholm et partage cette mentalité du travail acharné. « Je pense que nous les joueurs de tennis avons une mentalité un peu trop recentrée sur nous-même mais l'important pour moi est de laisser le souvenir de quelqu'un de bien, gentil avec tout le monde. »

Très humble, Mikael Ymer prend exemple sur l'ancien numéro un mondial Stefan Edberg, l'une de ses idoles : « Bien qu'il soit l'une des plus grandes légendes de ce sport, la façon dont il se comporte et voir à quel point il est humble m'inspire. Il traite tout le monde de la même façon, et il a toujours été très gentil non seulement avec moi, mais aussi avec ma famille. »

Mikael a un frère aîné, Elias (24 ans). Si le grand frère n'a pas encore réussi à intégrer le top 100 mondial, Mikael est actuellement le 68ème meilleur joueur du monde. Il a des objectifs élevés pour la suite de sa carrière sur le circuit ATP : « Je n'ai que 21 ans, donc je pense que ce serait un peu surprenant si je savais tout aujourd'hui. Quand je ne suis pas sur le court, j'essaye de prendre du temps pour déterminer exactement quel genre de modèle je veux être. J'espère que je ne laisserai pas seulement l'image d'un simple gars qui frappe des petites balles jaunes. Pour dire la chose simplement, je veux rester un homme proche des gens, proche du peuple...»

En tout cas, Mikael Ymer mêle la parole aux actes. Après sa défaite en 2018 face à Fabio Fognini au deuxième tour du tournoi de Båstad en Suède, le jeune suédois avait décidé d'offrir son prize money à des enfants éthiopiens défavorisés. Un geste magnifique pour un joueur qui avait accumulé à l'époque moins de 150.000 dollars de prize money en carrière.

« C'était vraiment super, merci pour votre soutien. Je n'ai pas assez de mots pour décrire ce que le tennis a pu m'apporter de positif dans ma vie. Je veux aider les autres à vivre les mêmes expériences, apprendre la vie et tomber amoureux de ce sport comme je l'ai été. J'ai choisi de donner mon prize money à une cause très importante pour moi, les enfants défavorisés d'Ethiopie. On veut construire un court de tennis là-bas et donner du plaisir aux enfants. Je remercie mes sponsors Adidas et Babolat qui m'aide depuis plusieurs années. C'est grâce à eux que je suis en mesure aujourd'hui d'offrir à ces enfants des tenues et des raquettes. Si vous voulez contribuer à cette cause, contactez moi. Aucun don n'est petit. »

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Source : ATP / Instagram