Six rencontres masculines sont prévues en fin d'après-midi (day session) sur les courts de Flushing Meadows. Les premiers matchs d'une reprise officielle attendue et espérée depuis plus de cinq mois. Auger, Carreno, Edmund, Opelka, De Minaur et Coric partiront favoris sur le papier mais des surprises sont-elles à prévoir ? Présentation et analyse des rencontres avec la participation exceptionnelle de nos trois consultants : Rodolphe Gilbert, Florent Serra et Julien Varlet.


Borna Coric vs Benoît Paire

Voici une rencontre qui ne manque pas de sel et qui, sur le papier, semble équilibrée. Certes, Borna Coric a remporté leurs deux premières confrontations – sur dur dont une à Cincinnati – mais elles remontent à 2016 et à 2018. Depuis, le Croate connaît une période délicate. Aucun titre remporté depuis deux ans et une saison 2019 catastrophique perturbée par les blessures. Il reste sur une série de 12 défaites en 14 matchs sur dur depuis sa finale à St-Petersbourg en septembre dernier.

Durant la pause, le 33ème joueur mondial a contracté le coronavirus lors de l’Adria Tour mais a quand même réussi à jouer : 7 matchs avec 3 victoires pour 4 défaites dont ses trois dernières sorties sur terre contre Alexandar Lazarov, Damir Dzumhur et Filip Krajinovic. Pas forcément rassurant. Le bilan de Benoit Paire, qui lui aussi a enchaîné les matchs en juin et en juillet (après avoir fait rigoler les réseaux sociaux avec ses apéros virtuels en compagnie de Stan Wawrinka), est encore plus désastreux : 2 victoires (face à Moutet et Brown) sur ses 10 derniers matchs à l’Ultimate Tennis Showdown avant de subir une défaite face à un joueur classé -15 dans un tournoi CNGT, à Pra Loup. Comme souvent avec l'Avignonnais, ce n'est pas le talent qui manque mais parfois un peu de motivation, surtout lorsque les matchs n'ont pas d'enjeu sportif réel.

Ces résultats sont aussi à prendre avec des pincettes tant les circonstances de jeu de l’UTS diffèrent du circuit ATP. Car le Français, toujours capable de coups, a également gagné en régularité depuis une bonne année, en atteignant son meilleur niveau de jeu en carrière depuis le printemps 2019 avec deux titres sur terre (Marrakech, Lyon), deux finales sur dur (Winston Salem et Auckland) et deux deuxièmes semaines en Grand Chelem à Londres et Paris. Le 22ème mondial devra user de ses fulgurances pour faire mouche face au Croate, toujours difficile à manoeuvrer même quand il est en manque de confiance.      

L’œil de Rodolphe Gilbert : Je tiens d’entrée à préciser, et c’est le cas pour tous les matchs, que c’est un tournoi de reprise et qu’il est donc bien difficile de dire où en sont chacun des joueurs. Il existe des inconnues concernant leur état de forme, leur état d’esprit ainsi que leur manière de gérer les conditions strictes du protocole sanitaire. Tous les joueurs n’ont pas forcément été logés à la même enseigne pendant la coupure, ils n’ont pas joué le même nombre de matchs en exhibition et ont vécu le confinement de manière différente. En ce qui concerne la rencontre entre Borna Coric et Benoit Paire, je vois une opposition plutôt disputée. D’abord parce que le Croate est un joueur accrocheur, tenace et complet. En revanche, comme le Français, il connaît des difficultés côté coup droit. Tout dépendra comme souvent de l’état d’esprit du tricolore. Pendant la pause, il a beaucoup bourlingué, joué beaucoup de matchs, souvent perdu, même contre un -15 même si cette défaite est à relativiser vu que le troisième set a été joué au super tie-break, ce qui ne sera pas le cas lors du Masters 1000 de Cincinnati. Sur le papier, Benoit Paire a en tout cas largement les atouts pour bousculer Coric, grâce à la variété de son jeu, ses amorties et ses changements de rythme. Ce dernier facteur peut faire déjouer le Croate, qui aime jouer en cadence. Je n'aurais pas mis Coric en favori. Je trouve d'ailleurs Benoît Paire souvent dangereux lorsqu'il est donné perdant face à un joueur de même calibre que lui.

Felix Auger-Aliassime vs Nikoloz Basilashvili

Contraste total sur l’analyse du début de saison 2020 des deux joueurs. Si le Canadien a enchaîné les bons résultats avec deux finales à la clé, battu par Gael Monfils à Rotterdam et Stefanos Tsitsipas à Marseille, Basilashvili s’est lui enlisé dans des résultats peu reluisants et bien loin de ses standards de ses deux dernières saisons. Seulement 4 victoires dont une contre Cuevas à l’ATP Cup et une en Coupe Davis face au modeste Estonien Vladimir Ivanov classé au-delà de la 700e place mondiale.

De plus, nous n’avons eu que très peu d’informations sur la manière dont Basilashvili a passé et vécu l’arrêt des compétitions. Ses réseaux sociaux peu fournis n’ont pas donné d’indication. Et c’est même au chapitre judiciaire que son nom est apparu, accusé par son ex-femme de coups et blessures. Des faits qu’il a niés après avoir été arrêté par la police de son pays.

Coté tennis, on peut noter une apparition à l’IPL en Allemagne fin juillet où il a concédé deux défaites à Misha Zverev et Jan-Lennard Struff. Felix Auger-Aliassime a lui passé un confinement très studieux avec une reprise précoce des entraînements. Il a profité de la coupure pour s’engager auprès de différentes causes humanitaires. Nous l’avons retrouvé très affûté lors de l’UTS 2 où il a perdu deux fois à la mort subite face à Alexander Zverev, mais en affichant de bonnes dispositions. Sa capacité de déplacement sera un atout pour frustrer Basilashvili qui aime jouer de sa puissance pour conclure rapidement les échanges. Le jeu d’Auger-Aliassime devrait lui permettre de récupérer pas mal de points gratuits. Tout en sachant qu’il est en net progrès sur son jeu d’attaque et sait cogner quand il le faut !

Enfin, les face à face tournent en faveur du Canadien qui a gagné ses deux confrontations face au Géorgien, c’était la saison dernière à Miami puis à Lyon.

L’œil de Florent Serra : Il ne faut pas donner trop de crédits aux matches disputés durant l’été. Les règles, les formats, les surfaces étaient différentes. En tout cas, ça sera un beau match de cogneurs. Basilashvili adore imposer son jeu, prendre la balle tôt. Il aime dicter son rythme. Mais en face, FAA joue vite aussi, il sert mieux. Il s’est réglé car il faisait beaucoup de doubles fautes. Pour moi, c’est une opposition de jeu qui convient bien au Canadien. Basilashvili peut vriller si on lui met la pression en tentant des coups difficiles sur les secondes balles d'Auger ou arroser un peu le court à l'échange. Le Canadien aime jouer en cadence au fond de court et va lui faire jouer le coup supplémentaire. Je vois une victoire assez tranquille du Canadien. Sa cote de favori me semble tout à fait justifiée.

Kyle Edmund vs Kevin Anderson

Selon les bookmakers, Kyle Edmund part avec un petit avantage face au Sud-Africain. Cette position est logique, étant donné la méconnaissance de l’état physique de Kevin Anderson qui n’a disputé que 6 matchs depuis Wimbledon 2019 en raison d’une blessure au genou (il bénéficie d’ailleurs d’un classement protégé lors de ce tournoi). Mais c’est oublier que le Sud-Africain est un grand spécialiste du dur surtout en extérieur. Il a remporté trois de ses titres dans ces conditions (et 3 autres sur dur aussi, mais en indoor). Il a aussi très souvent brillé dans les grands tournois aux Etats-Unis : une finale à l’US Open 2017, 3 quarts à Indian Wells, 3 autres à Miami et 2 huitièmes de finale à Cincinnati.

Alors, évidemment, le classement d’Anderson (N°123) n’a rien à voir avec sa véritable valeur, lui qui a déjà occupé le 5ème rang mondial. Face à Kyle Edmund, on peut s’attendre à un vrai rude combat. C’est en tout cas le scénario des deux affrontements précédents entre les deux hommes : 5 manches à chaque fois, un succès de part et d’autre, à Roland Garros 2017 pour le Sud-Africain, à l’Open d’Australie 2018 pour le Britannique. Pour l’anecdote, rappelons que ce dernier est lui aussi né à Johannesburg, avant de quitter le continent africain pour le Yorkshire avec ses parents à l’âge de 3 ans.

Solide des deux côtés, même surpuissant en coup droit, Edmund offre la plénitude de son talent sur dur et en extérieur, même s’il a glané ses deux titres sur dur aussi mais en indoor (à Anvers en 2018 et à New York en 2020). Ce dernier titre lui a permis de retrouver une confiance perdue depuis sa demi-finale à Melbourne en 2018, un exploit gigantesque qui l’avait fait intégrer le TOP 15. Car en 2019, il a présenté un bilan famélique : à peine 43% de victoires mais surtout un trou noir qui l’a vu enchaîner 8 revers consécutifs (à Montréal, Cincinnati, l’US Open, Chengdu, Pékin, Shanghai, Anvers et Vienne) ! Durant la pause, il a joué 8 rencontres pour 7 succès, une vraie bonne préparation, peut-être que cette trêve aura eu le mérite de faire souffler le Britannique. Cependant, la qualité de service d'Anderson pourrait poser des problèmes à Edmund qui a perdu 9 de ses 12 derniers matchs face aux grands serveurs sur dur depuis 2017 (dont une victoire sur Rosol). Sur ces 9 défaites, Edmund n'a marqué que deux petits sets. Déjà pas un excellent retourneur (19,6% de breaks en carrière sur dur), il peine à contrer ce type de joueurs (9% de breaks). Mais à l'inverse, il ne réussit pas à gagner ses jeux de service plus facilement (83,7% contre 82,9% en moyenne), ce qui dénote peut-être d'une certaine frustration face à ce type d'adversité.

L’œil de Rodolphe Gilbert : Kevin Anderson, c’est une énorme inconnue. Covid-19 ou pas, cette reprise de la saison marque le vrai retour du Sud-Africain sur le circuit. C’est donc très compliqué de connaître son état de forme. Même chose pour Kyle Edmund, qui ne parvient pas à retrouver son niveau d’il y a deux ans, malgré son titre à New York en février. Il est encore jeune, mais comme Coric, comme Tiafoe, il marque le pas. C’est un bosseur, donc ça devrait revenir à un moment donné. Pour Anderson, c’est un vrai retour compliqué. Jouer Edmund d’entrée, après avoir joué si peu de match depuis un an, ce n’est pas un cadeau. Ce qui est positif en revanche, c’est que le Sud-Africain a un jeu qui lui permet de vite revenir à un niveau satisfaisant. En effet, son jeu est basé sur le service, ce qui lui offre de nombreux points gratuits. Ce sera la clé du match. Lorsqu'il a été à minimum 65% de réussite sur sa première balle sur dur, Anderson a remporté 22 de ses 26 derniers matchs dont deux défaites face à Djokovic et Thiem. Les cotes ne me semblent pas bien ajustées. Elles sont trop en défaveur d'Anderson, d'autant plus que cette surface de New York semble avoir été accélérée par rapport à la saison dernière.

Alex De Minaur et Jan-Lennard Struff lors de leur dernier duel en Coupe Davis

Alex de Minaur vs Jan-Lennard Struff

Match très intéressant d’un point de vue tennistique. Une véritable opposition de style entre la puissance de Struff et le jeu défensif de l’Australien. Victime d’une déchirure abdominale en début d’année, Alex De Minaur avait dû déclarer forfait pour l’Open d’Australie. Il était revenu pour Acapulco juste avant l’arrêt de la saison, battu pour sa reprise par Kecmanovic. Alex De Minaur a également lâché quelques confidences au Sydney Morning Herald à propos des derniers mois que la planète a traversés en expliquant qu’il s’agissait de « l’un des moments les plus difficiles de ma carrière ».

Il a ensuite passé quelques semaines en Espagne où il a pu disputer deux matches de préparation sur terre battue face à Andujar et Carreno-Busta (deux victoires). Struff est lui resté en Allemagne et a connu quelques déconvenues lors de l’IPL, battu notamment par Misha Zverev. Mais l’Allemand semble avoir franchi un cap depuis deux ans maintenant. Malchanceux lors des tirages au sort en début d’année (Djokovic au 1er tour à l’Open d’Australie, FAA au 1er Tour à Rotterdam), il pourrait avoir sa carte à jouer lors de ce premier tour. Les apparences sont pourtant contre lui. Moins bien classé et battu à deux reprises par l’Australien dans leurs confrontations, l’Allemand doit notamment se souvenir de son match dantesque contre Tsitsipas l’année dernière à Cincy (le vrai) pour faire tomber ce samedi le mur De Minaur. D’autant que l’Australien pourrait manquer d’un peu de rythme sur cette reprise.

L’œil de Florent Serra : Struff a mûri dans son jeu depuis un an environ. Il gagne des matches qu’il ne gagnait pas avant. Ça sera une belle opposition de style. Il est toujours difficile de faire des coups gagnants contre De Minaur qui remet bien la balle et pousse son adversaire à faire des fautes. Attention, l’Australien est aussi capable de faire le jeu. Il ne se contente pas de simplement pousser la balle. La seule inconnue c’est qu’on ne sait pas où il en est physiquement. Dans un cadre normal, l’Australien aurait quelques atouts supplémentaires dans sa poche. Mais le fait qu’il ait peu joué cette saison distille le doute. Struff a du rythme. Il a enchaîné pas mal de matches en Allemagne. Il y a un coup à faire pour lui mais il ne pourra pas se contenter d'être moyen. Il n'a pas un fond de jeu assez solide pour se permettre de gagner des matchs sans être très bon. Malgré tout, je ne vois aucun intérêt à prendre le risque de jouer De Minaur avec une cote si basse.

Reilly Opelka vs Cameron Norrie

Le géant américain a quitté le circuit fin février sur un titre à Delray Beach. Il n'a pas perdu au premier tour sur ses huit derniers tournois ATP disputés sur dur sur le sol américain pour un bilan de 21 victoires et 6 défaites. Avec ses qualités de service, il est donné favori de cette rencontre face au Britannique même si la rencontre s'annonce serrée sur le papier selon les bookmakers. Cependant, contrairement à Cameron Norrie, l'Américain a peu joué pendant la coupure. Seulement 5 matchs mais le dernier date du 4 juillet. A l'inverse, Norrie a disputé 14 matchs cet été lors de la Battle of the Brits avec notamment deux victoires face à Evans. Il est donc arrivé en bonne forme pour disputer les qualifications de ce tournoi de Cincinnati. Il a d'abord battu Kukushkin (7-6/6-2) puis le Polonais Majchrzak avec un break de retard dans le troisième set. Cela signifie que mentalement et physiquement, Norrie est dans de bonnes dispositions. Voilà peut-être la raison pour laquelle les bookmakers se méfient de ce match et ne donnent pas un statut d'ultra-favori à l'Américain.

Cependant, Cameron Norrie a souvent eu des difficultés sur dur à battre les bons serveurs d'au moins 1m93 : une seule victoire pour 6 défaites en carrière sur le circuit principal. Sa mission s'annonce encore plus compliquée puisque son adversaire du jour mesure 2m11. Ses deux derniers matchs face à Kyrgios (6-2/6-2) et Raonic (6-3/6-2) ne sont guères encourageants pour lui.

L'oeil de Julien Varlet : La surface de Flushing est un peu plus rapide cette année, ce qui devrait favoriser Opelka. Les cotes sont pour moi ajustées. Avec son gros service et sa capacité à agresser ses adversaires, l'Américain part légèrement favori selon moi. Norrie a besoin de poser son jeu en 5 ou 7 frappes. Là, il va se faire agresser et être pris de vitesse. Le style de jeu d'Opelka est pas idéal pour le Britannique même si celui-ci est en forme. Le fait qu'il soit gaucher ne devrait pas gêner Opelka qui a gagné 13 de ses 14 derniers matchs sur dur face aux gauchers. Le service d'Opelka ira chercher au maximum le revers de Norrie.

Pablo Carreno Busta vs Dusan Lajovic

Il est intéressant de croiser les deux fiches signalétiques de ces deux joueurs. Quasiment le même âge (29 et 30 ans) et quasiment le même classement (N°25 et N°23). Encore plus fort, les deux hommes se sont affrontés à deux reprises pour un bilan nul (2 victoires chacun). Pourtant, le grand public connaît sans doute beaucoup mieux Pablo Carreno-Busta que Dusan Lajovic. Et à raison. L’Espagnol présente un palmarès nettement plus conséquent : 4 titres (contre un au Serbe) et surtout une demie en Grand Chelem (à l’US Open 2017) ainsi que deux autres en Masters 1000 (à Indian Wells 2017 et à Miami 2018). Dans les Majeurs, Lajovic n’a atteint qu’une seule fois la seconde semaine (à Roland Garros en 2014). Il s’est hissé en revanche jusqu’en finale du Masters 1000 de Monte-Carlo.

Leur palmarès n’est pas anodin. Ce qui saute aux yeux, c’est la faculté de Carreno-Busta, pourtant très à l’aise aussi sur terre, à hausser son niveau de jeu sur dur en extérieur. Il est frappant de constater que l’ancien N°10 mondial a obtenu ses meilleurs résultats dans les plus grands tournois dans ces conditions. Ce n’est pas le cas de Dusan Lajovic, plus performant sur la surface ocre. C’est bien simple, le Serbe a perdu 3 fois au premier tour à l’US Open (en 5 participations) et n’a jamais gagné un match à Cincinnati en deux participations. Cependant, cela ne veut pas dire que Lajovic ne sait pas jouer sur dur. Sa qualité de frappe, pure et puissante, lui offre des possibilités même contre d’excellents joueurs. En atteste son joli parcours à l’ATP Cup au tout début de l’année : un titre remporté avec la Serbie et deux succès dans ses filets face à Felix Auger-Aliassime et Karen Khachanov. Deux victoires significatives sur la capacité du Serbe à punir ses adversaires lorsqu'ils ne sont pas à leur meilleur niveau, ce qui est rarement le cas de Carreno dont la régularité est assez significative. Reste que le natif de Belgrade n’a pas du tout réussi à s’exprimer durant la phase de préparation (4 matchs pour autant de défaites). Ce premier tour à Cincinnati aura donc valeur de test grandeur nature, mais il est évident que l’Espagnol, beaucoup plus constant, part avec un net avantage.     

L’œil de Rodolphe Gilbert : C'est un match compliqué à analyser. Les deux joueurs ont de la qualité. On connaît bien Pablo Carreno-Busta, qui est bien revenu sur les 12 derniers mois. Son avantage : la régularité et la solidité. Côté fougue, on penche davantage du côté de Dusan Lajovic. Le Serbe a des hauts mais aussi des bas. Ses qualités : une bonne main et une bonne frappe de balle, à la fois sur terre et sur dur en extérieur. Son grand défaut : l’inconstance. C’est donc un match finalement peut-être plus ouvert que ce que peuvent prévoir les bookmakers. Pour résumer, si Lajovic joue à un niveau moyen, la solidité de l’Espagnol fera la différence. Mais si le Serbe sent bien la balle et parvient à la prendre tôt, il aura des armes pour bousculer Carreno. Leurs précédentes confrontations ont toutes été disputées avec que des matchs en trois sets. Le seul en deux sets sur dur à Indian Wells le fut tout autant (6-4/7-6). La cote de Carreno me semble trop basse pour prendre le moindre risque sur un premier tour de tournoi de reprise.


⭐️⭐️⭐️ Victoire d'Auger vs Basilashvili
⭐️⭐️ Anderson remporte au moins un set
⭐️ Paire remporte au moins un set / Victoire d'Opelka vs Norrie