Comme à chaque Grand Chelem, les fans, journalistes, passionnés et surtout les organisateurs attendent avec impatience le tirage au sort en espérant voir s'affronter les meilleurs joueurs du circuit. A priori, avec le système des 32 têtes de série, ils sont censés s'éviter mais parfois, en raison d'une blessure récente ou d'une méforme passagère, des très bons joueurs sont des épouvantails pour les têtes de série. Malgré les absences de quelques joueurs majeurs, ce premier tour de cet US Open nous propose quelques affiches alléchantes (Anderson/Zverev, Bautista/Sandgren, Khachanov/Sinner, Johnson/Isner, Goffin/Opelka, etc...) que l'on vous présente avec notre consultant Julien Varlet.


Alexander Zverev vs Kevin Anderson

Normalement, cette affiche fait les beaux jours d’une seconde semaine en Grand Chelem. Mais Kevin Anderson ne fait plus partie des têtes de série. La cause ? Deux blessures enquiquinantes au coude puis au genou qui ont fait de lui un intermittent du tennis : 5 tournois en 2019 et 4 en 2020, soit seulement 30 matchs disputés. Presque deux ans de galère durant lesquels il est passé du 5ème rang mondial à une modeste 124ème place. Il ne faut donc pas se tromper : le réel niveau du géant sud-africain est bien au-dessus de son classement actuel. Encore en phase de reprise, il s’est incliné sèchement dès le deuxième tour à Cincinnati face à un Stefanos Tsitsipas appliqué. Mais dans un bon jour, le double finaliste en Majeur (US Open 2017 et Wimbledon 2018) peut encore faire des dégâts avec son service de feu et son coup droit tranchant. Tout dépendra de ses capacités physiques, mais il est évident qu’Anderson trouve la plénitude de son jeu dans pareilles conditions en dur extérieur sur une surface rapide.

Malgré tout, c’est bien Alexander Zverev qui part largement favori selon les bookmakers (70%). Logique si on se fie à l’écart au classement qui sépare les deux adversaires - le joueur allemand pointe au 7ème rang dans la hiérarchie. Logique aussi si on retient le formidable parcours du cadet des frères Zverev à l’Open d’Australie en début d’année : un dernier carré, soit un nouveau palier franchi après 18 tentatives infructueuses dans les tournois du Grand Chelem. À Melbourne, il avait ainsi découpé Fernando Verdasco, Andrey Rublev et Stan Wawrinka, avant de céder en 4 manches face à Dominic Thiem. Logique enfin si on se réfère aux confrontations avec un bilan de 5 victoires en 5 matchs en faveur de Zverev.

Problème : le protégé de David Ferrer ne respire pas la confiance depuis son arrivée à New York. Il a ainsi été piégé d’entrée par Andy Murray au Masters 1000 de Cincinnati, avec 11 double fautes à la clé. Une fâcheuse tendance qui rappelle sa saison 2019 catastrophique dans ce secteur de jeu : seulement 44% des points gagnés derrière sa seconde balle de service, 392 doubles fautes, soit presque 6 de moyenne par rencontre, le taux le plus élevé parmi les membres du TOP 100 ! C’est pourquoi il peut être intéressant de miser sur un match accroché (en 4 ou 5 manches).

On s’en doute, c’est au service que la bataille va se jouer. Celui qui sera le plus solide et le plus régulier derrière sa première mais aussi sa seconde aura de grandes chances de s’imposer. Une chose est sûre, un cadre du circuit va quitter la scène new-yorkaise dès l’issue de ce premier tour.

L’œil de Julien Varlet : La cote d'Anderson est évidemment très alléchante sur la papier. Les bookmakers prennent en compte le fait que le Sud-Africain soit loin de son meilleur niveau et encore en recherche de sa plénitude sur le plan physique. Mais du coup, sans prendre trop de risques, on peut imaginer qu'Anderson sera capable de prendre au moins un set à Zverev. Avec sa qualité de service et sa régularité au cours de ses matchs, il profitera à un moment d'une baisse de régime de Zverev. L'Allemand a parfois des gros trous d'air au service et je n'imagine pas Zverev s'imposer 3-0 dans ce match. La prestation de Murray face à Zverev la semaine dernière peut donner des idées à Anderson, qui aime être très agressif en retour. Il pourrait mettre la pression sur les secondes balles de Zverev en se rapprochant de sa ligne. Anderson est un tel guerrier que je ne l'imagine pas s'incliner largement dans ce match. Personnellement, je mettrais même une petite piécette sur lui pour la victoire mais si on veut rester prudent, on peut se contenter d'un set qui est déjà bien payé.


David Goffin vs Reilly Opelka

Voici une vraie opposition. Bien que les bookmakers donnent le statut de favori David Goffin, leurs affrontements précédents annoncent un match extrêmement tendu sur le papier. En effet, les deux hommes sont pour le moment à égalité (1/1) et leurs deux premières confrontations ont été sacrément accrochées. Un succès en 5 manches pour le Belge à l’Open d’Australie en 2017 (6-4, 4-6, 6-2, 4-6, 6-4) et une victoire en 3 sets pour l’Américain à Bâle en 2019 (6-7, 7-6, 7-5).

Leurs dernières sorties lors du Masters 1000 de Cincinnati inciteraient plutôt à mettre une petite pièce sur Reilly Opelka. En effet, le Floridien a frappé fort en dominant successivement Diego Schwartzman puis Matteo Berrettini. De son côté, David Goffin s’est incliné dès son deuxième match face à Jan-Lennard Struff, confirmant ses difficultés en 2020 - il a essuyé trois revers surprenants, contre Vasek Pospisil à Montpellier, Jannik Sinner à Rotterdam et Egor Gerasimov à Marseille -, malgré une victoire inaugurale face à Rafael Nadal à l’ATP Cup. Mais le N°10 mondial pourrait profiter de l’état de forme incertain d’Opelka. Blessé au genou, ce dernier a été contraint à l’abandon en quart de finale du tournoi de Cincinnati face à Stefanos Tsitsipas.

C’est certain, on attend une jolie opposition de style. Le service surpuissant de l’Américain contre la vista, les jambes et la qualité de contre du Belge. En somme, un duel entre David… et Goliath. Le premier mesure 1m80 et rend 31 centimètres à son adversaire (2m11). Pas de quoi effrayer Goffin : sa faculté à bien relancer lui a déjà permis de battre tous les géants super-cogneurs du circuit : John Isner, Kevin Anderson, Sam Querrey, Milos Raonic et donc… Reilly Opelka. 

L’œil de Julien Varlet : L'interrogation principale sur ce match est l'état de forme d'Opelka. Il semble avoir des problèmes aux deux genoux mais surtout sur le droit, qui est sa jambe d'appel. Est-ce qu'il aura récupéré après son abandon en quart de finale de Cincinnati face à Tsitsipas il y a 4 jours ? Je donne le Belge favori de ce match. Sur la longueur d'un format en trois sets gagnants, ses qualités de retour vont faire jouer, faire travailler l'Américain. Si Opelka ne ressent aucune douleur, le match pourrait être serré en 4 ou 5 sets mais je verrai quand même Goffin s'imposer parce qu'il ne sera toute façon pas à 100%.


Roberto Bautista Agut vs Tennys Sandgren

Affirmer que les résultats du Masters 1000 de Cincinnati ont influencé les bookmakers relève de l’euphémisme. Pour cette première confrontation entre les deux hommes, Roberto Bautista-Agut est donné largement favori à 75%, rien que ça ! Il faut dire que l’Espagnol a marqué les esprits ces derniers jours. Il a signé un excellent parcours en dominant Richard Gasquet, Karen Khachanov et Daniil Medvedev, avant de s’incliner en demie sur le fil à l’issue d’un combat titanesque perdu en 3 heures de jeu contre Novak Djokovic. Sur le plan statistique, il a montré son efficacité dans les moments chauds : 27 balles de break écartées sur 40 concédées, soit 67% de réussite. Sur le plan physique, il a confirmé ses aptitudes hors-norme de marathonien, un facteur à prendre en compte face à Tennys Sandgren, un joueur moins bien loti en matière de jeu de jambes. C’est sûr, plus la partie va durer, plus Bautista-Agut aura des chances de l’emporter.

Les récentes performances de l’Espagnol, dont le classement oscille entre la 9ème et la 15ème place depuis maintenant plusieurs années, ne font que confirmer une progression linéaire. Résultat, après avoir régné sur les ATP 250 et les ATP 500 entre 2014 et 2018, le Valencien a franchi un nouveau palier en 2019 : une demie à Wimbledon - sa première dans un tournoi du Grand Chelem -, un quart à Melbourne et trois quarts supplémentaires en Masters 1000 (à Miami, à Montréal et à Cincinnati). Notons également que Bautista-Agut exprime au mieux ses qualités dans les épreuves jouées sur dur extérieur. Sur ses 9 titres en carrière, 6 ont été remportés dans ces conditions. Autant de raisons qui font de lui le grand favori de ce premier tour.

Attention néanmoins, Tennys Sandgren ne doit pas être pris à la légère (malgré un poids sans doute un peu lourd : 88kg pour 1m88). Lui aussi est un joueur qui s’épanouit sur le dur extérieur. C’est dans cet environnement qu’il a obtenu ses meilleurs résultats en carrière : un trophée à Auckland en 2019 et deux quarts de finale en Grand Chelem, à l’Open d’Australie en 2018 et en 2020. Avec au passage, des victoires de prestige contre Stan Wawrinka, Dominic Thiem, Matteo Berrettini, Sam Querrey et Fabio Fognini. À New York, lors du Masters 1000 de Cincinnati disputé la semaine dernière, l’Américain a enregistré deux belles prestations, contre Lorenzo Sonego et Felix Auger-Aliassime, avant de céder face à Novak Djokovic. Son profil : à la fois solide et fantasque. Complet des deux côtés, puissant au service et agressif au retour. Surtout, Sandgren aime les chocs : il affiche un excellent bilan de 7 victoires en 16 rencontres face aux membres du TOP 20, soit presque la moitié des matchs. Pas mal pour un joueur qui n’a pas connu mieux que le 41ème rang dans la hiérarchie mondiale ! Bref, si Roberto est favori, Roberto doit se méfier. Et d'ailleurs, la cote de l'Américain (autour de 4,20) a été jugée trop haute par certains parieurs qui n'ont pas hésite à prendre ce risque.

L’œil de Julien Varlet : Par rapport au niveau de jeu affiché par l'Espagnol lors du tournoi de Cincinnati, difficile de ne pas être d'accord avec son statut de favori. C'est un joueur qui a besoin de rythme pour atteindre son meilleur niveau. Il arrive sur cet US Open parfaitement préparé. Il était à deux points de battre Djokovic. Même s'il a pris un coup au moral avec cette défaite, il a les armes pour faire déjouer Sandgren. Cependant, la cote de l'Américain me semble trop haute. Il a déjà été capable par le passé de battre les meilleurs joueurs du circuit. Il sert très bien, la surface est rapide. Il arrive bien préparé mais tactiquement, Bautista va tenir la balle, lui jouer des diagonales, le faire jouer sans arrêt le coup supplémentaire. Il va forcer Sandgren à prendre des risques, jouer vers l'avant et avec les lignes. Plutôt que de jouer Bautista qui rapporterait pas grand chose, pourquoi pas aller tenter un set pour l'Américain ?

Karen Khachanov vs Jannik Sinner

À quelques heures de son entrée en lice dans le tournoi, il se pourrait bien que Karen Khachanov présente des motifs d’inquiétude. Affronter Jannik Sinner dès le premier tour de l’US Open n’est pas un cadeau. Evidemment, sur le papier, le Russe dispose de plusieurs longueurs d’avance. Il demeure d’ailleurs un favori bien installé selon les bookmakers. Énorme puncheur, le 16ème joueur mondial a déjà prouvé sa valeur intrinsèque sur les courts de Flushing Meadows en faisant trembler Rafael Nadal il y a deux ans (5-7, 7-5, 7-6, 7-6 en 4h23). S’en est suivi une très belle fin de saison 2018 avec 2 titres à la clé, à Moscou et surtout au Masters 1000 de Paris-Bercy (avec des victoires sur John Isner, Alexander Zverev, Dominic Thiem et Novak Djokovic). Le souci, c’est que depuis, Karen Khachanov éprouve bien du mal à enchaîner les prestations de qualité : 15 éliminations d’entrée lors de ses 32 derniers tournois ! La bonne nouvelle, c’est que le Russe semble avoir retrouvé des sensations au moment de la reprise du circuit. S’il a été dominé par Roberto Bautista-Agut en huitième de finale, il a auparavant déroulé en mode broyeur face à Alexander Bublik et Pablo Carreno-Busta (aucune balle de break concédée et 80% des points remportés derrière sa première balle).

Plus élevée que les années précédente, la vitesse des courts new-yorkais n’est pas étrangère à ces deux bonnes performances. Sauf que l’argument joue également pour Jannik Sinner. Pas au service bien sûr, puisque l’Italien ne possède pas la force de frappe de son adversaire. En revanche, la pépite transalpine joue vite et sa qualité de balle prend de la valeur sur les surfaces rapides. La preuve, le jeune homme de 19 ans a signé ses meilleurs résultats sur dur indoor : un titre au Masters Next Gen à Milan et une demie à Anvers, le tout en fin d’année dernière. Sinner a également remporté 3 tournois Challenger, tous sur dur, deux en intérieur et un en extérieur. Seul joueur de moins de 20 ans à figurer dans le TOP 100, l’Italien a déjà battu des joueurs de renom, tels que Gaël Monfils et David Goffin, et va déjà jouer son troisième Majeur. Il a certes perdu dès son entrée en lice en qualification à Cincinnati face à son compatriote Salvatore Caruso, mais s’il parvient à résister à la puissance de Khachanov et ainsi développer son jeu, tout espoir est permis, au moins sur un set.

La stat à retenir : Karen Khachanov a encaissé au moins un set en Grand Chelem sur dur lors de 13 de ses 17 matchs disputés.

L’œil de Julien Varlet : J'ai été déçu par Sinner à Cincinnati. Se faire battre par Caruso en qualifications est vraiment une contre performance pour le jeune Italien qui avait déclaré avoir fait une excellente préparation cet été. Khachanov m'a semblé vraiment bien en revanche avec des victoires convaincantes contre Carreno et Bublik. Il a pris un set à Bautista, ce qui n'est pas rien vu le niveau de l'Espagnol. Je partirais sur Khachanov. Trop risqué en revanche de tenter le 3-0. Le Russe est trop inconstant ces derniers mois pour prendre un tel risque. En revanche, il a la puissance pour faire mal à Sinner.


John Isner vs Steve Johnson

Ce sont deux joueurs qui se connaissent bien, puisque ils se sont déjà affrontés à 9 reprises. Sur leurs trois derniers affrontements sur dur, c’est Steve Johnson qui s’est imposé et Isner n’a pris qu’un set sur les trois rencontres. Dans la bonne culture tennistique américaine, il s’agit de deux gros serveurs, qui jouent beaucoup à plat, et qui peuvent monter au filet pour conclure les échanges.

Les deux joueurs n'abordent pas ce match dans le même état de forme : John Isner, dans la continuité de son année 2019, a eu du mal à enchaîner, à trouver les ressources face à des joueurs qu’il dominait il y a peu, comme Humbert Thompson, ou encore Tommy Paul. Le poids des années commencent à se faire sentir chez Big John mais ses prestations au tournoi de Cincinnati ont été assurantes. Il a fallu un grand Tsitsipas pour le battre (7-6, 7-6).

De l’autre coté, Steve Johnson, joueur plus discret, n’est jamais rentré dans le top 20. Il y a une réelle différence de standing entre les deux joueurs, puisque Isner est un ancien top 10. Pourtant comme dit précédemment, sur dur, Isner a du mal contre son compatriote, qui avait fait un bon début de saison, en remportant deux Challengers, à Bendigo et à Indian Wells. Steve Johnson a participé à une exhibition lui aussi pendant cette période d’arrêt, enchaînant les bons comme les moins bons résultats : Il a battu Paul et Nakashima mais s’est incliné contre Krueger ou encore Harrison.

Malgré leurs 9 confrontations, ce sera la première fois qu’ils se rencontrent en Grand Chelem. Steve Johnson a perdu 10 fois en 17 participations dès son premier tour en Grand Chelem sur dur alors que cette mésaventure n'est arrivé qu'à 6 reprises en 25 tournois pour John Isner. On voit clairement que l’expérience des matchs en 5 sets est du coté de John Isner.

Les bookmakers donnent un John Isner grand favori de cette rencontre malgré l'historique des confrontations, en raison de la surface qui favorise ses services si tranchants. Néanmoins avec l’arrêt du circuit, nous n’avons aucune certitude quant à l’état physique de Big John et de sa capacité à tenir sur 5 sets à 35 ans.

L’œil de Julien Varlet : C'est logique de voir John Isner favori de ce match. Je suis plutôt surpris de voir à quel point Johnson lui a posé des problèmes dans leurs confrontations. Johnson n'est pas un excellent retourneur, il n'a pas de revers recouvert, il fait que du slice. Isner a fait une bonne préparation cet été, il était plutôt bon pour le tournoi de Cincinnati. Après, il faut croire que ce slice de revers qui lui tombe dans les chaussettes et le force à se baisser pose des soucis à Isner. Dans un format en 5 sets sur un court plus rapide que les saisons précédentes, je donne un léger avantage à Isner malgré tout mais sa cote est trop faible.


Andy Murray vs Yoshihito Nishioka

Andy Murray va mieux. Il a su « confirmer » ce qu’on voyait à Anvers l’an passé, avec des succès probants la semaine dernière contre Tiafoe et Zverev, avant de s’incliner face à Raonic. Le Britannique n’a rien perdu de sa technique, comme le prouve son niveau de jeu, ni de sa rage de vaincre. Celui qui a été rongé par les blessures peut espérer faire un bel US Open si le physique suit. Face à lui sur ce premier tour, le Japonais Nishioka (25 ans) a fait une saison 2019 intéressante, et plus particulièrement lors de la tournée américaine avec des victoires de prestige contre David Goffin, De Minaur, Dan Evans ou encore Nishikori. L'Écossais a profité de la coupure pour se reposer et permettre à sa hanche de se revigorer, mais aussi passer du temps avec sa famille et ses filles.

Entre les deux joueurs, la différence la plus marquante est sans nul doute l’expérience. Les deux joueurs n’ont pas eu la même trajectoire de carrière, puisque Nishioka a vécu dans l’ombre de son compère Nishikori, ce qui l'avait poussé à déclarer après son titre en 2018 à Shenzhen « Please remember my name, it's not Nishikori, I'm Nishioka... ». Il n’a jamais atteint une deuxième semaine de Grand Chelem, tandis que Andy Murray a remporté trois titres et perdu 8 fois en finale.

Nishioka est un joueur à l'aise sur dur. On pourrait avoir un long match et des longs échanges puisque les deux joueurs aiment tenir la balle. L'aspect physique entrera donc en ligne de compte sur ce match avec un Ecossais loin d'être à 100% et un Japonais dont on ignore absolument tout sur sa préparation physique et son état de forme, lui qui n'a plus joué depuis février.

La stat à retenir : Andy Murray n'a plus gagné un match 3 sets à 0 depuis le 10 juillet 2017 à Wimbledon face à Benoît Paire.

L’œil de Julien Varlet : Vu la qualité de jeu affichée par Murray à Cincinnati, je partirais sur Murray. C'est logique de le voir favori mais sa cote est assez basse je trouve. Je m'attends à un match difficile quand même face au Japonais, très difficile à bouger. Nishioka est gaucher, il va aller le chercher à contre pied avec son coup droit avec des angles très courts et beaucoup d'effet. Le seul hic pour lui, c'est qu'il ne sert pas bien et qu'il va forcément être en grand danger devant les qualités de retour de l'Ecossais. Mais il aura forcément un trou d'air sur le plan physique à un moment face à un adversaire qui va beaucoup le faire courir, lui renvoyer toutes les balles. C'est pas un adversaire idéal pour son premier match en Grand Chelem depuis ce match d'anthologie face à Bautista à Melbourne en janvier 2019.


⭐️⭐️⭐️ Victoire de Millman vs Basilashvili (1,30)
⭐️⭐️ Au moins 4 sets dans le match Edmund vs Bublik (1,45) / Anderson remporte au moins un set dans le match vs Zverev (1,43) / Victoire de Goffin vs Opelka (1,51)
⭐️ Sandgren remporte au moins un set dans le match vs Bautista (1,67) / Victoire de Khachanov vs Sinner (1,47) / Au moins 35 jeux dans le match Murray vs Nishioka (1,52)