Présent au calendrier ATP sans interruption depuis 1976, l'ATP a pu sauver le tournoi autrichien sur cette fin de saison si particulière. Depuis 2015, il est inscrit dans la catégorie ATP 500 mais ouvre généralement quelques perspectives aux joueurs non membres du top 20. Récemment, Verdasco et Kukushkin ont atteint les demi-finales (2018), Pouille et Tsonga se sont retrouvés en finale (2017), Tsonga également finaliste en 2016 après avoir battu Karlovic en demi-finale. Cependant, en l'absence du tournoi de Bâle et de toute la tournée asiatique, le casting de cette édition 2020 est presque digne d'un Masters 1000. Pas moins de 6 membres du top 10 et 13 membres du top 20 seront présents en Autriche. Un plateau majestueux avec notamment le numéro un mondial qui a demandé une wildcard pour venir sécuriser sa place de numéro un mondial en fin de saison. Il n'a besoin que d'un quart de finale pour être assuré de finir l'année 2020 sur le trône. Par ailleurs, l'autre enjeu de ce tournoi est la course au Masters puisque lundi, mathématiquement, 21 joueurs sont encore concernés par l'ATP Finals pour les deux dernières places disponibles.

Les conditions de jeu à Vienne sont plus lentes qu’à Anvers. Elles se rapprochent plus de St-Petersbourg et de Moscou. Depuis 2009, il y a eu 31% d’outsiders et 28% depuis 2015 que le tournoi est dans la catégorie ATP500. Depuis 2015, Lucas Pouille est le seul joueur non-tête de série à avoir remporté le tournoi. Et ils ne sont que deux avec Philipp Petzchner sur les 23 dernières éditions à avoir réalisé cette exploit. Voici le bilan des têtes de série sur les 11 dernières éditions :
- 75% s’imposent au premier tour
- 68% s’imposent au 2ème tour
- 65% sont présents en demi-finale

Les qualifiés remportent 45% de leur match au premier tour mais un seul d’entre eux a atteint les demi-finales sur les 10 dernières éditions (Kukushkin en 2018).

Les conditions de jeu plutôt lentes seront évidemment un facteur à prendre en compte. Mais comme nous sommes sur une surface indoor, cela fait que ce tournoi de Vienne est très ouvert. Les conditions de jeu favorisent les joueurs capables de bien retourner, les contreurs au style défensif. C'est pour cela qu'on retrouve Ferrer ou Murray au palmarès ou encore Nishikori et Schwartzman en finale sur les deux dernières éditions. Mais difficile pour autant d'écarter de la course les grands serveurs qui malgré une relative lenteur peuvent quand même s'appuyer sur leur arme pour performer. On a pu voir ainsi Del Potro, Tsonga ou Anderson remporter le titre ou encore Johnson, Monfils et Cilic en finale. Vous l'aurez compris, difficile d'y voir clair. Cette surface hybride remet à plat tous les niveaux et tous les styles de jeu. L'état de forme et le niveau de confiance restent en revanche des critères inamovibles.

1er quart de tableau : la voie royale pour Djokovic ?

Novak Djokovic n'a plus rejoué à Vienne depuis son titre en 2007. Le Serbe a depuis toujours pris une semaine de repos avant Bercy et le Masters. Mais comme il n'a aucun point à défendre à Bercy en raison de la réforme du classement pour cette fin de saison, le numéro un mondial a décidé d'aller consolider et valider sa place de numéro un mondial en Autriche. Il lui faudra deux victoires pour cela. Evidemment qu'il est le grand favori du tournoi, lui qui compte plus de 77% de victoires en carrière sur dur en indoor et 12 titres. Si son bilan est inférieur à celui de Federer ou Murray, aucun joueur présent à Vienne ne peut rivaliser sur le papier avec ses statistiques puisque le suivant n'est autre que Gaël Monfils avec 7 titres et 69% de victoires. Dans ce tableau très relevé, le quart de tableau du Serbe n'est pas le plus impressionnant. Il aurait pu craindre son entrée en lice face à son compatriote Filipp Krajinovic. En effet, ce dernier a brillé en indoor depuis un an avec une finale à Stockholm ainsi qu'une demi-finale à Marseille puis Rotterdam. Seuls Monfils et Shapovalov sont parvenus à le battre ainsi que Rublev en Coupe Davis. Oui mais voilà, la Covid-19 est passé par là et Krajinovic n'a plus rien à avoir en ce moment avec ce joueur ultra-performant. D'ailleurs, son entraîneur Tipsarevic vient d'annoncer la rupture avec son joueur. Même si Krajinovic a fait plus que résisté face à Djokovic sur terre à l'Adria Tour puis à Rome, il y a peu de chance qu'il puisse faire tomber le numéro un mondial et aller loin dans le tournoi.

L'autre tête de série de ce quart, pourrait lui être un adversaire bien plus coriace en quart de finale. En effet, Diego Schwartzman est très performant en indoor. Il l'a encore prouvé cette semaine à Cologne. Certes statistiquement, son bilan dépasse à peine les 55% de victoires mais il est le dernier finaliste du tournoi (défait par Thiem). Et on peut ajouter ses deux finales perdues à Anvers depuis 2016. Son état de forme affiché à Rome et Roland Garros lui donne forcément une envergure d'outsider très sérieux. Méfiance, tout de même, ses succès face à Davidovich et Auger-Aliassime sont loin d'avoir été convaincants. Pas certain qu'il puisse profiter de circonstances aussi favorables s'il n'élève pas son niveau de jeu. Mais le peut-il ? Il a lâché beaucoup d'énergie lors de la saison sur terre. La carotte du Masters suffira-t-elle à lui donner ce supplément d'âme pour défendre sa place ? Il est actuellement le dernier qualifié pour Londres avec une marge confortable de 350 points sur Berrettini. Il n'a aucun point à gagner cette semaine sauf s'il remporte le titre...

Même si son bilan ne plaide pas en sa faveur (53% de victoires), Borna Coric a prouvé par deux fois à St-Petersbourg qu'il pouvait bien évoluer sur ces surfaces dures indoor un peu lentes avec deux finales en 2019 et 2020. Il sera à surveiller évidemment mais son éventuel duel face à Djokovic dès le 2ème tour pourrait l'empêcher d'aller loin dans le tableau. Son match up face au Serbe est cauchemardesque avec aucun set marqué en 4 duels. Avant de penser au numéro un mondial, il devra d'abord se défaire de Taylor Fritz. L'Américain a rarement réussi à enchaîner deux succès consécutifs en indoor depuis sa finale à Memphis en 2016 alors qu'il n'avait que 18 ans à l'époque. Dans ce tableau aussi relevé, peu de chances de le voir aller loin. D'abord parce qu'il n'est pas spécialement sur une bonne dynamique avec 6 victoires pour 7 défaites depuis la reprise. Ensuite parce qu'il n'a qu'un seul match référence en indoor face au top 50 mondial contre Zverev à Bâle.

Peu de chance de voir Dusan Lajovic s'extirper de ce quart de tableau avec seulement 34% de victoires en indoor et aucune face au top 20 mondial. Même constat pour Hubert Hurkacz mais pas pour les mêmes raisons. Le Polonais a évidemment le jeu pour briller en indoor mais pour le moment, ça coince avec seulement 2 victoires pour 7 défaites sur le circuit ATP mais surtout des problèmes récurrents sur le plan physique, notamment au dos.


2ème quart de tableau : Objectif Londres pour Shapovalov !

C'est l'enjeu de ce quart de tableau. Pour le moment à 400 points du Masters et du dernier ticket détenu par Schwartzman, le Canadien doit absolument briller sur ce tournoi pour se rapprocher du tournoi des Maîtres. Il avait perdu au premier tour face à Carreno il y a un an avant d'atteindre la finale de Bercy. Sur le papier, il n'a quasiment aucune chance d'aller à Londres à moins de remporter ce tournoi de Vienne. Pour cela, il va devoir affronter un quart de tableau très relevé. Titré à Stockholm puis demi-finaliste à St-Petersbourg, Denis Shapovalov présente un bilan de 14 victoires pour 9 victoires depuis un an. Pas un modèle de régularité avec notamment 4 défaites dès le premier tour en 8 tournois. Mais il serait surprenant qu'il se fasse cueillir par le local de l'étape Jurij Rodionov (151ème mondial) même si l'Autrichien est un spécialiste de la surface avec notamment un titre en challenger en février dernier (65% de victoires depuis 2018).

Pour empêcher Shapovalov de filer dans le dernier carré, on pourra évidemment compter sur Stefanos Tsitsipas. Le Grec est en grande forme depuis la reprise (14 victoires pour 5 défaites). Et comme il s'exprime extrêmement bien en indoor, il fait évidemment parti des grands favoris de ce tournoi. Il est sur une série de 14 victoires pour seulement 4 défaites depuis son titre à Marseille début 2019. Il a confirmé au Masters à Londres il y a un an et conservé son titre dans les Bouches du Rhône en début de saison. En revanche, il n'a jamais joué à Vienne mais les conditions ne devraient pas vraiment lui poser de problèmes vu ses qualités techniques et athlétiques qui lui permettent de s'adapter à toutes les surfaces... sauf le gazon !

Ce n'est pas Jan-Lennard Struff qui devrait l'empêcher d'aller loin dans ce tableau. Alors que l'Allemand avait bien démarré la reprise à New York, battu deux fois par Djokovic, il s'est ensuite totalement liquéfié. Il est en perdition avec une série de 6 défaites en 8 matchs dont 5 en position de favori. De plus, l'Allemand ne brille pas en indoor avec seulement 52% de victoires malgré ses qualités au service. Il ne compte que trois demi-finales sur ses 31 tournois disputés en indoor.

En revanche, deux joueurs pourraient faire parler leur talent... intermittent. Le dernier titre de Karen Khachanov remonte à Bercy en 2018. Depuis, son bilan en indoor est négatif avec 10 victoires pour 13 défaites. Le problème du Russe est-il mental ? Il semble en tout cas aborder ce tournoi avec peu de confiance. Difficile de l'imaginer se défaire d'un quart aussi relevé. Surtout qu'au premier tour, il aura la tâche difficile d'affronter Grigor Dimitrov. Titré au Masters, à Sofia et finaliste à Stockholm en 2017, puis finaliste à Rotterdam en 2018, le Bulgare n'a évidemment plus rien à prouver sur sa capacité à remporter des titres en indoor. Demi-finaliste à Bercy il y a un an, il a également atteint le dernier carré à Acapulco en début de saison. S'il n'est flamboyant sur cette reprise du circuit, il a néanmoins été par moment plutôt bon, notamment face à De Minaur ce samedi à Anvers.

Enfin, il faudra se méfier de Dan Evans, qui a vraiment été très bon à Anvers mais il semble manquer toujours un petit quelque chose au Britannique. Il commet très peu de fautes, ne manque vraiment pas de détermination et de mobilité mais peut-être que son incapacité à répéter les efforts lui est préjudiciable. On a pu le voir contre Ugo Humbert notamment. Cette partie de tableau semble être un sérieux obstacle pour lui qui ne compte deux victoires face au top 20 en indoor, deux fois contre Khachanov en 2020...

Enfin, que dire du qualifié Aljaz Bedene ? Il est un joueur extrêmement dangereux en indoor (9 victoires pour 6 défaites sur les deux dernières saisons). Il a battu Khachanov, Paire et Tsitsipas en début de saison. Il a amélioré sa qualité de service, ce qui le rend encore meilleur sur cette surface. Il sort des qualifications sans forcément briller face à un Sonego qui l'a poussé dans un troisième set. Mais la partie de tableau du Slovène semble trop relevée. Cerné par Evans, Shapovalov, Tsitsipas ou encore Dimitrov et Khachanov, difficile d'imaginer Bedene se hisser dans le dernier carré malgré toutes ses qualités.


3ème quart de tableau : Monfils et Medvedev, des têtes de série en danger ?

On ne peut pas dire que le Français a réussi sa reprise. Alors qu'il avait décidé de zapper la tournée américaine pour préparer au mieux la saison sur terre, on a vu Gaël Monfils totalement hors de forme : 3 défaites en 3 matchs. Il retrouve à Vienne des conditions de jeu idéales pour lui qui a notamment remporté deux titres en février à Marseille et Rotterdam. Mais comment imaginer qu'il puisse aller chercher un 8ème titre en indoor ? Il a un bilan positif à Vienne (14 victoires pour 6 défaites) mais attendons déjà de le voir gagner un match avant de penser à un titre. Si la situation est moins préoccupante pour Daniil Medvedev, il n'aborde pas non plus ce tournoi avec une confiance au sommet. Malgré une demi-finale à l'US Open, le Russe réalise une saison 2020 en demi-teinte par rapport à ses performances de 2019. Ses deux derniers matchs contre Opelka et Gasquet prouvent qu'il est loin de son meilleur niveau. Il n'avait déjà été pas très performant en février avec deux défaites face à Simon et Pospisil. Son tableau n'aura rien d'une balade de sa santé.

D'abord, il retrouvera Alex De Minaur pour son entrée en lice. Un premier tour corsé face à un joueur en confiance après sa finale à Anvers. D'autant que l'Australien est brillant en indoor depuis le NextGen 2018. Son bilan (21 victoires pour 4 défaites) en fait un outsider très sérieux pour le dernier carré. Seuls Federer et Tsitsipas l'ont battu en tournoi ATP. Va-t-il néanmoins réussir à enchaîner une deuxième semaine consécutive à si haute intensité ?

L'un des meilleurs joueurs indoor de la saison sur le plan comptable n'est pourtant pas celui qui laisse la meilleure impression dans ses matchs. Felix Auger-Aliassime, trois fois finalistes à Marseille, Rotterdam et Cologne, a également atteint le dernier carré de Cologne 2 ce week-end. Pourtant, malgré ses immenses qualités, il peine à battre les tous meilleurs joueurs du monde. Son bilan de 13 défaites en 15 matchs face au top 10 est assez parlant, surtout quand les deux victoires l'ont été face à Tsitsipas qui a souffert depuis le circuit junior face au Canadien. Pablo Carreno-Busta est lui aussi l'un des hommes en forme du moment mais ce n'est pas vraiment en indoor qu'il s'exprime le mieux. Après son titre à Moscou en 2016, il a enchaîné 11 défaites en 15 matchs avant de renouer avec le succès à Metz (quart), Stockholm (demie) puis Vienne (quart). Il a confirmé à Rotterdam en février qu'il pouvait de nouveau bien jouer en indoor avec un dernier carré et notamment des victoires sur Bautista, Sinner et Mannarino. Demi-finaliste à l'US Open puis quart de finaliste à Roland Garros, il sera à surveiller pour une place dans le dernier carré mais pas forcément pour une finale.

Vasek Pospisil avait fait sensation en février en battant coup sur coup Shapovalov, Goffin et Medvedev. Une vraie performance pour le Canadien, certes performant en indoor (52% de victoires), mais qui ne comptait que 2 victoires pour 10 défaites face au top 20 mondial avant cette saison. Il est évidemment un épouvantail dans ce quart de tableau et un très mauvais tirage pour son jeune compatriote Auger.

Blessé 6 mois fin 2019, sa saison 2020 (6 victoires pou 8 défaites) est loin d'être conforme à ses ambitions. A 34 ans, Kevin Anderson n'affiche plus la même superbe qui lui avait permis d'atteindre deux finales en Grand Chelem. Pourtant, sur le papier, il a tout pour aller au bout de ce tournoi qu'il a remporté en 2018 face à Nishikori. Sa qualité de service ne suffira pas à se hisser loin dans le tableau si son physique n'est pas à 100%. Invité par les organisateurs, il y a peu de chance de voir Dennis Novak soulever le trophée. S'il parvient en quarts de finale, ça serait déjà un exploit pour l'Autrichien, qui ne compte que deux victoires face au top 20 sur dur dans sa carrière sur le circuit ATP contre Pella et Paire.


4ème quart de tableau : un duel explosif Thiem/Rublev en quart ?

Dominic Thiem est évidemment l'un des grandissimes favoris à sa propre succession. Pour plusieurs raisons. D'abord il joue chez lui et il a remporté les deux derniers tournois disputés devant son public. Ensuite, parce que l'Autrichien a franchi un immense palier sur dur en 2020 avec un titre et une finale en Grand Chelem, confirmant donc ses progrès entrevus en 2019 avec un premier titre en Masters 1000 puis deux autres à Pékin et Vienne. Enfin, parce que cette surface assez lente est tout simplement faite pour lui. Thiem est puissant, très bon relanceur, excellent serveur avec ce kick extérieur qu'il maîtrise si bien, et il n'est jamais aussi bon que quand il a du temps pour armer ses frappes. C'est ce qui fait de lui le 2ème meilleur joueur du monde sur terre battue. C'est ce qui fait qu'il a remporté Indian Wells et Pékin, parmi les surfaces dures les plus lentes en extérieur sur le circuit mais aussi Vienne, la surface la plus lente en indoor du circuit. CQFD.

Mais pour atteindre le dernier carré, il devra dominer l'un des meilleurs joueurs sur dur du circuit. Andrey Rublev est le joueur qui a remporté le plus de match sur cette surface depuis l'été 2019 (44 victoires pour 12 défaites). Il a été titré 4 fois dont 2 en indoor à Moscou et St-Petersbourg, deux surfaces lentes qui lui conviennent parfaitement. Le Russe est un solide candidat au titre. Il avait perdu en quarts l'an passé face à Berrettini mais il commençait déjà à tirer la langue physiquement. Cette fois, il arrivera en Autriche à 100% et plutôt frais puisqu'il a eu une semaine de repos après son Roland Garros puis de nouveau une semaine après son titre dans la capitale des tsars. Il pourrait avoir un sérieux test au deuxième tour face à Jannik Sinner qui continue de progresser semaine après semaine. L'Italien, très à l'aise en indoor, aura des armes pour gêner le Russe et pourquoi pas s'offrir une nouvelle demi-finale. Ca sera moins le cas de Casper Ruud, très bon sur terre battue depuis deux saisons, mais un ton en-dessous sur dur par rapport à ses camarades du bas de tableau. Le Norvégien ne compte pour le moment aucune victoire face au top 50 mondial sur dur en indoor.

Stan Wawrinka est loin de son meilleur niveau. Décevant sur terre battue avec deux défaites contre Musetti et Gaston, il s'est remis sur de bons rails à St-Petersbourg avec deux bons matchs face à Evans et Shapovalov. Mais cela ne suffira pas pour aller chercher un titre à Vienne. Finaliste à Rotterdam et Anvers en 2019, le Suisse a évidemment les armes pour s'imposer sur cette surface mais il tombe dans un quart de tableau vraiment très relevé. Pour défier Thiem au 2ème tour, il devra d'abord dominer Cristian Garin. Ce n'est pas en indoor que le Chilien s'exprime le mieux mais il y a un an, il avait fini la saison par des victoires sur Isner, Chardy et Struff. Pas vraiment suffisant malgré tout pour viser un quart de finale ici.

Quid de Kei Nishikori qui a semblé bien revenir à Roland Garros ? Son récent forfait à Anvers pour une douleur à l'épaule lors de l'entraînement, d'après nos informations auprès de son staff, ne laisse rien présager de bon pour le Japonais.

Sorti des qualifications, il aurait été intéressant de voir Norbert Gombos face à un autre adversaire que Rublev. Le Slovaque est un bon joueur plutôt présent sur le circuit challenger. Il n'aura malheureusement peu de chances face au Russe. Ses plus belles victoires sur dur ont été contre Carreno, Mahut, Edmund, Kecmanovic et Mannarino. Un peu léger pour aborder ce tableau de Vienne.