Ce mardi 1er décembre, la Tennis Integrity Unit condamnait à 8 ans de suspension l'Espagnol Enrique López Pérez pour son implication dans une affaire de matchs truqués. « L'affaire a été audiencée le 5 novembre 2020Il a été constaté qu'Enrique Lopez Perez avait enfreint les règles du programme de tennis anti-corruption à trois reprises lors de tournois en 2017, avec deux autres accusations non prouvées », précisait l'instance internationale. Classé 154è mondial en 2018, Enrique López Pérez avait été provisoirement suspendu fin 2019 le temps de l'enquête et du procès.

Acquitté le 22 juin dernier par les tribunaux espagnols, le joueur demandait à la TIU la fin de sa suspension, une demande finalement rejetée. Et on comprend mieux pourquoi après la condamnation du joueur pour 8 ans et 25.000 dollars d'amende.

De ce fait, l'Espagnol a poursuivi en justice l'ATP pour demander réparation des préjudices financiers subis, environ 100.000 euros d'après le joueur (Open d'Australie, aide Covid-19, Wimbledon, US Open, Roland Garros...). Le joueur avait également saisi le TAS qui avait donné raison au joueur : « C'est complètement absurde. Mais c'est surtout une violation de mes droits les plus élémentaires. La suspension est complètement illégale puisqu'elle contredit directement les tribunaux et le parquet espagnol dans leur interprétation des mêmes preuves. »

A 29 ans, la carrière d'Enrique López Pérez n'a jamais vraiment décollé. Il a essayé à 17 reprises de se qualifier pour un premier tour de Grand Chelem mais il a échoué à chaque fois. Il n'a réussi à disputer qu'un seul match sur le circuit principal à Umag en 2016. Il détient cependant plusieurs titres ITF et un titre en challenger à Zhuhai en 2019.

Après la confirmation de sa condamnation ce mardi, que le joueur a découvert à travers les médias, Enrique López Pérez a publié un communiqué pour dénoncer ce qu'il considère comme un « scandale sans précédent » :

Compte tenu de la suspension émise par la TIU pour des prétendus matchs truqués, je dois préciser:

  • Que les faits dont je suis accusé ont déjà fait l'objet d'une enquête et d'une procédure devant la cour d'instruction numéro 5 du tribunal national de Madrid
  • Que cette enquête avec les mêmes preuves a été classée en juillet 2020, me déclarant innocent des crimes de matchs truqués à la discrétion du procureur et du juge.

Par conséquent, la suspension effectuée par les autorités du tennis par l'intermédiaire de Richard McLaren est complètement illégale, car elle contredit directement les tribunaux et le parquet espagnol dans leur interprétation des mêmes preuves, violant mes droits fondamentaux et jugeant deux fois les mêmes faits avec des critères différents.

Pour cette raison, des actions ont été engagées devant le TAS et devant les tribunaux espagnols eux-mêmes contre un scandale sans précédent dans le secteur du sport, car jamais une fédération n'a ignoré ce qu'un juge pénal d'État a jugé à l'époque de évaluer certains faits pour punir l'un de ses membres. Ils ont dit avoir interprété les preuves différemment. J'insiste, c'est de la folie absolue.