La roue tourne ! Alors que les tournois féminins n’avaient pas été épargnés par quelques absences de poids durant la seconde partie de saison 2020, pandémie oblige, c’est le circuit masculin qui cette année à Miami va devoir se passer d’un grand nombre de ses étoiles. Si le Big 3 et Dominic Thiem ont décliné, rien de tel - et tant mieux ! - dans ce qui constitue le deuxième « WTA 1000 » de 2021 (après Dubaï). Hormis Serena Williams, forfait en raison d’un récente opération de chirurgie buccale, toutes les membres du TOP 20 ont fait le déplacement jusqu’en Floride. De quoi nous réserver une compétition de haut vol et un sacré suspense, étant donnée la densité actuelle du Tour.

Prenez d’abord la liste des vainqueurs depuis début janvier : 12 tournois disputés… pour 11 lauréates. Seule Daria Kasatkina, qui semble retrouver bon moral, a réussi a s’imposer deux fois (Phillip Island Trophy et Saint-Pétersbourg). Ensuite, jetez un œil tout en haut du classement mondial : Ashleigh Barty, Naomi Osaka, Simona Halep, Sofia Kenin, Elina Svitolina… Qui est réellement capable d’annoncer avec assurance et fierté laquelle de ces joueuses soulèvera la coupe à la fin de la semaine prochaine ? Une mission impossible, surtout que les suivantes dans la hiérarchie auront aussi leur mot à dire : Petra Kvitova, titrée à Doha ? Aryna Sabalenka, couronnée à Abu Dhabi ? Garbine Muguruza, sacrée à Dubaï ? Iga Swiatek, vainqueur à Adélaïde ? Et que dire de Jennifer Brady, finaliste à l’Open d’Australie, et de sa compatriote Jessica Pegula, qui progresse à grandes enjambées et qui est toujours placée depuis le début de la saison ? Quid enfin de Bianca Andreescu, qui trépigne à l’idée de retrouver son meilleur niveau, après une grave blessure au genou ?

Oui, vous pouvez tranquillement vous poser sur votre canapé, préparez hot-dogs et pop-corn, la quinzaine s’annonce chatoyante. Revoir la numéro une mondiale sur un court hors d’Australie depuis fin 2019 constitue déjà une attraction. Son jeu offensif et ses coups de pattes font toujours autant rêver, même si Barty devra s’employer pour contraindre les ambitions débordantes de sa dauphine, Osaka, impressionnante gagnante du premier Grand Chelem de l’année à Melbourne. L’Australienne pourra s’appuyer sur ses sensations passées à Miami, puisqu’en 2019, année de la dernière édition de l’épreuve, elle s’était imposée (en finale contre Karolina Pliskova). Ashleigh Barty est d’ailleurs l’une des 6 anciennes lauréates présentes dans le tableau, avec Sloane Stephens (2018), Johanna Konta (2017), Victoria Azarenka (2011 et 2016), Svetlana Kuznetsova (2006) et Venus Williams (1998, 1999 et 2001). Sa cadette, Serena, est la détentrice du record de titres (8).

De toute façon, le tournoi floridien réussit particulièrement bien aux Américaines. Depuis 1998, elles ont raflé 12 trophées (sur 22) et seulement 7 finales se sont jouées sans joueuses US. Récemment, Miami a également vu pousser Danielle Collins, seule qualifiée à avoir atteint le dernier carré depuis 20 ans, ce qui confirme à quel point la plateau est chaque année relevé. Côté Bleues, le ciel n’est pas dégagé : les quatre tricolores présentes dans le tableau principal ont toutes droit à des défis de taille, puisque Kristina Mladenovic et Alizé Cornet tombent dès leur entrée en lice sur Collins et Kuznetsova, alors que Caroline Garcia et Fiona Ferro, si elles franchissent le premier tour, joueront respectivement Halep et Pliskova. Pas de quoi se réjouir à l’aube d’une compétition qui n’a jamais vu une Française se hisser jusqu’en finale. On rappellera pour le plaisir les belles épopées d’Amélie Mauresmo (2005 et 2006), Tatiana Golovin (2006) et Marion Bartoli (2010 et 2012), toutes demi-finalistes au 21ème siècle.

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Ashleigh Barty a terminé la tournée australienne sur un pépin musculaire à la cuisse et elle avait préféré faire l’impasse sur Dubaï. On est donc très curieux de savoir si elle sera réellement prête pour Miami et surtout savoir si elle tiendra tout le tournoi. Ce qui est certain, c’est qu’on l’a vu à son aise en Australie tennistiquement parlant et malgré parfois un manque de rythme potentiellement problématique, elle n’a absolument rien perdu de sa palette tennistique assez sensationnelle. On est forcément obligé de parler de Jelena Ostapenko. Sur un tournoi, elle est capable de tout. En témoigne son plus beau tournoi remporté en carrière, en 2017, à Roland Garros. On est forcément loin de cette année-là mais elle reste une joueuse imprévisible capable de bousculer la numéro 1 mondiale sur un match, via sa très grosse cadence. Les résultats récents ne parlent pas forcément pour elle.

Angelique Kerber figure parmi les outsiders de ce tournoi mais les jambes ne sont plus aussi souples qu’à ses belles années. Sa main gauche, sa qualité de frappe et son intelligence de jeu parlent toujours pour elle. Mais on le remarque depuis plus d’un an, le physique ne suit plus vraiment ave cun début de saison chaotique pour Kerber. Laura Siegemund réalise elle un début de saison très sérieux, comparable à son image. Joueuse très expérimentée qui mise sur sa vista, ses belles amorties et ses variations pour faire vaciller par exemple Rybakina à Doha. Il ne faut pas la négliger dans un tableau de cette envergure. Son rendement sur ce début de saison est plus que correct. Victoria Azarenka, si impressionnante en 2020 dans le jeu, souffre de problèmes de dos qui lui jouent des tours en 2021. Mais tellement facile dans le jeu, elle a réussi à battre une Svitolina apathique alors qu’elle était très limitée physiquement. A voir dans quelles conditions elle arrivera trois semaines plus tard sur un continent qui lui réussit souvent très bien.

Belinda Bencic figure forcément parmi les outsiders. A son top, elle possède l’un des jeux les plus beaux et efficaces du circuit féminin. C’est cette prise de balle précoce qui l’a démarque. Son seul réel tournoi de référence se situe à Adélaïde avec cette finale et surtout un très bon niveau de jeu affiché, avec la condition physique qui va avec. Elle n’a cependant pas pu réellement confirmer à Doha et Dubaï par la suite. Marketa Vondrousova pourrait titiller n’importe qui dans ce tournoi très relevé. Une des plus belles palettes de jeu du circuit. Mais c’est souvent le même problème avec la Tchèque. Elle peine à garder cette vive intensité pendant tout un match et encore moins tout un tournoi. Jamais sans ses bandages sur un court. Elle ne confirme pas son énorme potentiel, en partie à cause d’un physique assez défaillant. Une demi-finale à Melbourne à son palmarès cette saison. On en veut plus !

Petit arrêt sur Veronika Kudermetova qui après un tournoi très prometteur à Abu Dhabi sur le début de saison et notamment cette finale disputée. On l’a pas vu une seule fois confirmer par la suite et on a été déçu. Elle est retombée dans ses travers avec un jeu peu structuré et une certaine impatience qui lui cause un jeu trop brouillon. La Russe a des qualités certaines mais elle a du mal à mettre tous les ingrédients nécessaires pour jouer son top niveau en ce moment. Pourquoi ne pas jouer les troubles fêtes ? Nous avons aussi Danielle Collins qu’il ne faudra sans doute pas négliger. Un très bon début de saison en Australie, Collins est une joueuse qui mise très souvent sur les gros événements pour faire irruption. Très hargneuse, on la considère comme une réelle cogneuse. Elle a battu Barty à Melbourne. Sur un match et un tournoi à moyen terme, son agressivité peut bousculer n’importe qui.

Le gros coup de cette partie de tableau n’est autre que Marta Kostyuk. A 18 ans, on attend une réelle confirmation pour elle qui a signé un tournoi de référence à Abu Dhabi en début de saison. Sa créativité et sa spontanéité pourraient faire des ravages ici. Elle a l'air motivée à l’idée de disputer ce tournoi relevé. Très souvent sous cotée. Pourquoi pas ? Aryna Sabalenka figure forcément parmi les favorites. C’est sûrement celle qui possède le plus de force physique et on l’a sent sûre de son tennis depuis plusieurs mois. C’est une joueuse qui a besoin d’être en confiance pour faire parler son tennis assez déroutant. Elle vient quand même de tomber deux fois de suite contre la joueuse la mieux référencée en 2021, Garbine Muguruza. Elle a réalisé 2 bons matchs mais l’Espagnole était quasiment impossible à battre. On attend une Aryna revancharde.


2ème quart de tableau

Simona Halep est aussi un exemple à suivre dans les grands rendez-vous. On sait que ce n’est pas le genre de surface qu’elle affectionne particulièrement mais elle st l'une des meilleure contreuse du circuit et peut parfois se montrer infranchissable dans certaines rencontres. Un Open d’Australie réussi pour elle avec ce quart de finale perdu contre une Serena inspirée. Il faudra forcément compter sur elle même si elle n’a pas encore joué le tennis de sa carrière en ce début de saison. Cori Gauff va susciter un certain intérêt. A 17 ans, elle sort de deux très bons tournois à Adelaïde et Dubaï. Coco, tellement bien aidée par son père, impressionne à jouer son meilleur tennis lorsqu’elle est dos au mur pendant une rencontre. Un mental de championne déjà à son âge. Hâte d’assister à son ascension.

Pourquoi pas miser sur le gros coup Barbora Krejcikova. D’abord connue pour être une joueuse de double, elle commence vraiment à montrer beaucoup de qualités en simple depuis fin 2020 et elle a été récompensée récemment avec cette finale à Dubaï. Lorsqu’elle prend le jeu à son compte, elle dégage une facilité déconcertante à faire mal coup droit comme revers et ses montées au filet se finissent très souvent de la plus belle des façons. On attendait le premier titre sur dur pour Iga Swiatek, on a été agréablement surpris avec ce titre remporté aisément à Adélaïde. Une joueuse très créative, parfois trop. Elle sait tout faire et son jeu de jambes en fond de court peut parfois émerveiller. On sent que la marge de progression est encore énorme car avec cette créativité, elle manque parfois en régularité et surtout en patience. Outsider assurément.

Ça faisait longtemps que l'on n'avait pas vu Petra Kvitova remporter un titre et en plus aussi facilement. Ce tournoi de Doha a été remporté de la plus belle des manières. A l’image de cette rouste infligée à Muguruza en finale (6-2, 6-1). Mais cette saison, c’est son seul tournoi de référence. Petra marche très souvent sur courant alternatif. Un peu tout ou rien. Svetlana Kuznetsova, en vieillissant, gagne énormément en vécu et en expérience. La Russe affiche un très bon niveau de jeu en ce début de saison dans le contenu. En atteste sa demi-finale à St-Petersburg et sa victoire sur Svitolina à Dubaï. Dans le comportement, c’est un exemple à suivre. Une vraie guerrière sur qui l’on peut très souvent compter. Même si la tournée en Australie fut ratée pour Johanna Konta, elle peut créer la surprise dans ce tournoi. C’est une joueuse de grande qualité et qui dans les grands rendez-vous, est capable de performer grâce à son service et sa qualité de frappe.

Ekaterina Alexandrova pourrait-elle nous surprendre ? Début de saison chaotique pour la Russe pourtant capable d’éclats lorsqu’elle bien en rythme. Cette forme de nonchalance et ce body langage tellement négatif lui font trop souvent défaut. Elle peut se montrer pourtant redoutable lorsqu’elle est réglée dans sa cadence de frappe. On a aussi vu Shelby Rogers très à son aise en Australie. Pourquoi pas dans son continent ? Un style de jeu à filière assez courte tellement efficace sur surface rapide. Miami l’est moins qu’en Australie mais Shelby joue tellement le meilleur tennis de sa carrière en 2021 qu’elle pourrait aller loin.

Elina Svitolina est la grande déception de ce début de saison. Pas encore de réel tournoi de référence, c’est pourtant une bosseuse hors pair. Elle possède un jeu multi-surface. La confiance n'a pas encore été engrangée en 2021 et ses schémas de jeu sont encore brouillons. C’est surtout psychologiquement où les doutes persistent. Le cash prize étant de moins en moins présent, la motivation est aussi au plus bas pour Svitolina. Mais elle va rebondir. C’est une championne. Pourquoi pas maintenant ? 

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3ème quart de tableau

On va retrouver Bianca Andreescu de retour après une blessure à la jambe droite qu’elle a contractée après le tournoi du Philip Island lors de la tournée australienne. Une gêne sans doute due à son match marathon face à Marie Bouzkova. Dans ce tournoi, la jeune Canadienne avait montré qu’elle retrouvait du rythme avec son jeu offensif et toujours aussi beau à voir. Elle revient à Miami dans une tournée qui lui avait bien réussit 2019 avec un titre à Indian Wells. Elle avait été contrainte ensuite d’abandonner à Miami pour une grave blessure à l’épaule. Bianca se sent bien et l’a déclaré sur son Instagram « je suis prête pour Miami ». Il va falloir compter sur elle dans ce tournoi. Elle devrait connaître un premier tour de chauffe un premier test.

Elle pourrait bien retrouver une joueuse qui revient tout juste en 2021 depuis le tournoi de Dubaï. Amanda Anisimova revient aux affaires après une longue période de disette après avoir contracté la Covid-19. L’Américaine a su se montrer intéressante lors de son tournoi de reprise avec une vraie bataille au second tournoi face à la lauréate 2021, Garbine Muguruza. Elle performe bien souvent chez elle en terre américaine. Sa puissance de frappe et sa qualité de relance pourraient bien venir challenger Bianca.

Garbine Muguruza est de retour après son titre à Dubaï. L’EspagnolE est en grande forme en ce début de saison. Elle enchaîne beaucoup mais avec un physique très solide : une finale au Yarra Classic Valley, un huitième de finale à l’Open d’Australie, une finale à Doha et un titre à Dubaï. Soit 3 finales disputées en 4 tournois et une défaite face à Osaka en ayant raté deux balles de match. L’ex numéro 2 mondiale se sent bien avec une collaboration juste parfaite avec sa coach Conchita Martinez. Elle ne compte pas s’arrêter là avec comme objectif de retrouver le top 10 mondial. Une revanche pourrait bien se profiler en huitième de finale face à Bianca Andreescu. La Canadienne l’avait humilié à Indian Wells en 2019 (6-0, 6-1).

De l’autre côté de ce quart de tableau, la place pour un quart de finale risque d’être bien plus disputée. On va y retrouver Sofia Kenin de retour après son opération de l’appendice détectée en février dernier à Melbourne. L'Américaine est à la peine en ce début de saison 2021 avec une élimination dès le second tour de l’Open d’Australie où elle défendait son titre de l’année précédente. Elle avait complètement craqué en conférence de presse avec une pression qu'elle a du mal à gérer depuis ses derniers gros résultats entre le Grand Chelem Australien en 2020 et sa demi-finale à Roland-Garros cette même année. Elle reste une adversaire de taille et une cliente pour tenter de se qualifier en quart de finale.

Avant cela, elle pourrait bien retrouver une joueuse très en vue depuis 2020, Ons Jabeur. La Tunisienne connaît son premier tournoi en tant que tête de série et donc exemptée de premier tour. Elle réalise un début de saison correct mais elle éprouve souvent des difficultés à battre des joueuses du top 10 Comme Osaka à l’Open d’Australie, Pliskova à Doha ou encore Sabalenka à Abu Dhabi. C'est la première joueuse africaine à intégrer le top 30 mondial. Elle est pétrie de talent avec une main juste remarquable. Elle sait répondre présent dans les débuts de tournois, mais au fur à mesure chute face aux top joueuses. Elle pourrait bien tenter de se reprendre ici en essayant d’aller chercher une revanche face à Sofia Kenin au troisième tour.

La finaliste de l’Open d’Australie est aussi présente et prête à réussir chez elle. Jennifer Brady est dans la continuité de sa belle fin d’année 2020 et sa demi-finale à l’US Open. Elle retrouve le sol américain qui lui avait bien manqué. Une lassitude ressentie à Doha où on avait pu voir une joueuse essoufflée et un peu écœurée de cet enchaînement de tournoi avec un protocole sanitaire jamais simple. Depuis bientôt trois semaines, elle a pu recharger les batteries pour aborder au mieux la tournée américaine qui l’attend sur les quatre prochaines semaines. Elle propose un tennis flamboyant avec une qualité de service et un coup droit vraiment redoutables. Elle est très athlétique et sait répondre présente dans le combat physique. Elle est une sérieuse cliente pour atteindre les quarts de finale.

Pour cela, elle devra sans doute se défaire d’une joueuse kazakhe. Elena Rybakina est dans un ventre mou depuis la reprise en août 2020 avec un quart de finale du côté d’Abu Dhabi pour connaître une tournée australienne très compliquée. Des éliminations précoces lors de ses quatre derniers tournois (1er tour ou second tour). Cette joueuse agressive et puissante est capable de battre les meilleures joueuses mais affiche un gros manque de confiance dans son jeu. Pour autant, il ne faut pas la sous-estimer. Elle serait capable de créer la surprise à tout moment.


4ème quart de tableau

Après son titre à l’open d’Australie, Naomi Osaka est de retour aux affaires. La Japonaise avait réalisé un tournoi presque parfait en ne perdant qu’un seul set face à Garbine Muguruza. Malgré son jeune âge, elle commence à assumer pleinement son statut de favorite dans beaucoup de tournois. Après une année 2019 compliquée, elle est de retour avec une collaboration qui fonctionne très bien avec Wim Fissette. La Japonaise reste fidèle à son jeu avec des frappes puissantes et une qualité de service toujours aussi impressionnante. Elle a faim de titres et de victoires. Naomi sera la favorite de ce tournoi et devrait connaître un parcours sans encombre.

Pour autant, elle pourrait avoir un véritable test dès le second tour. Anastasia Potapova est de retour après son magnifique quart de finale du côté de Dubaï. La jeune Russe avait connu une année blanche en 2020. Elle avait su faire parler d’elle en Australie en tenant tête à une certaine Serena Williams lors d’un gros combat. Elle a su continuer sur cet élan en battant des joueuses du top 20 comme Madison Keys ou encore Belinda Bencic à Dubaï. Elle ne fait pas dans la demi-mesure avec beaucoup d’engagement dans ses frappes et une véritable puissance. Son service prend plus d’ampleur en gagnant en régularité. Ceci était un point faible en 2019. Potapova n’a que 19 ans et pourrait bien avoir son mot à dire cette année. À commencer par ce tournoi, un premier tour abordable pour tenter d’aller rivaliser avec la joueuse à battre de ce début de saison, Osaka.

Anette Kontaveit est de retour dans un tournoi qui lui avait bien réussit en 2019. Elle avait atteint les demi-finales avant de tomber face à Ashleigh Barty. L’Estonienne est en forme en ce début de saison avec une finale non disputée au Grampians Trophy, un quart de finale à Doha et un huitième de finale à DubaÏ. Elle reste une outsider de taille dont il faut se méfier. Elle est très sereine sur le court et montre beaucoup d’application. Elle est souvent discrète lors des gros tournois, mais trouve toujours le moyen de se frayer un chemin.

Elle pourrait bien retrouver au 3e tour une joueuse tout aussi en forme. Elise Mertens ne cesse d’enchainer depuis 2020 au point d'être considérée comme "la joueuse la plus régulière du circuit". La Belge le prouve encore en ce début d’année avec un titre au Gippsland Trophy, un huitième de finale à l’Open d’Australie et une demi-finale à Dubaï. C'est une véritable métronome sur un court de tennis avec une capacité de varier le jeu, très bien défendre, mais aussi être offensive. Une véritable cliente dans cette partie de tableau. Elle a les armes pour prétendre à une belle performance ici à Miami.

De l’autre côté de ce quart, on va retrouver la finaliste 2019. Karolina Pliskova arrive à Miami avec peu de certitude et de confiance. Sa collaboration avec Sascha Bajin prend du temps. La Tchèque se donne énormément à l’entrainement. Elle a un fort potentiel avec une véritable qualité de frappe. Son service est efficace quand elle est en totale confiance. Un élément à prendre en compte pour ce tournoi. Olga Savchyuk est de retour à ses côtés. Ancienne joueuse du circuit qui évoluait principalement en double, cette joueuse avait la culture de la gagne. En tant que coach, elle réussit bien avec l’équipe féminine d’Ukraine. Elle pourrait faire du bien à Karolina Pliskova sur le plan mental et dans sa confiance en elle. Il y a une relation fusionnelle entre les deux femmes. Depuis leur collaboration début d’année 2020, elles ont remporté deux titres en 2020 (Brisbane et Rome). Ce retour devrait être un gros plus pour Miami et le reste de la saison.

Jessica Pegula pourrait bien être à nouveau sur la route de la joueuse tchèque. L’Américaine l’avait battue facilement à Doha et Dubaï. Elle est clairement la sensation de ce début de saison avec un bilan de 15 victoires pour 5 défaites. Elle connaît son meilleur classement dans sa carrière avec une 33ème place et un statut de tête de série qu’elle découvre pour la première. Elle  impressionne avec un coup droit dévastateur similaire à l’une de ses amis Jennifer Brady. Elle sait s’adapter à différents types de jeu adverse avec beaucoup de Vista et un gros QI tennis. Elle est en totale confiance et se verrait bien réussir chez elle après sa belle tournée de début d’année.

Maria Sakkari est une joueuse très athlétique qui connaît des résultats moyens en ce début de saison mais qui ne cesse de progresser sur dur. Elle trouve une stabilité dans ses résultats en restant dans le top 30 mondial depuis 2019. Elle travaille beaucoup avec Tom Hill, très rigoureux et qui lui demande beaucoup. La Grecque a vraiment progressé dans son explosivité au service et dans sa faculté à contrôler sa puissance sur dur. Une frappe de balle lui permettant de rivaliser des joueuses plus grandes qu'elle. Elle est aussi très mobile et capable de renvoyer toutes les balles. Elle est typiquement en accord avec le tennis actuel. Complète sur tous les plans, elle reste une adversaire toujours compliquée à jouer.

Kiki Bertens est de retour à la compétition depuis le tournoi de Doha. Elle avait connu une opération du pied en fin de saison dernière, l’écartant des terrains pendant 6 mois. La Néerlandaise revient petit à petit, mais manque encore de rythme. En témoigne ses deux prestations à Doha et Dubaï où elle est sortie dès son premier tour. Pour autant, elle reste une joueuse redoutable avec sa variation de jeu et ses qualités défensives. Beaucoup d’intelligence dans son jeu qui reste vraiment très réfléchi. Son service est l’une de ses forces dans son jeu. Elle pourrait manquer de rythme ici à Miami. Elle préfère la terre battue mais sait performer sur dur, en témoignent ses titres à St Petersbourg en 2019 et 2020 ou encore à Cincinnati en 2018 face à Simona Halep.


Nos prédictions pour les quarts de finale

Q1 : Barty vs Azarenka
Q2 : Bencic vs Sabalenka
Q3 : Muguruza ou Andreescu Vs Jennifer Brady
Q4 : Karolina Pliskova Vs Naomi Osaka


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