Même si les amateurs de la petite balle jaune auraient peut-être aimé un Djokovic - Nadal, cette finale nous met quand même sacrément l’eau à la bouche ! Après une semaine parfaite durant laquelle il n’a pas concédé le moindre set, Stefanos Tsitsipas s’est hissé pour la troisième fois de sa carrière en finale d’un Masters 1000 et la deuxième sur terre battue après Rome en 2019. Entré directement dans le vif du sujet face à Aslan Karatsev pour ses débuts, le Grec a réussi à bien maîtriser le match face à un joueur qui impressionne depuis le début de la saison. Solide sur son service (74% de points remportés derrière sa première et 63% derrière sa seconde), il a parfaitement géré le passage du dur à la terre battue sans être réellement inquiété par le Russe.

Au fil des matchs, la tête de série n°4 a été de plus en plus convaincante dans le jeu, à commencer par son huitième de finale face à Christian Garin dans une rencontre où il a encore été solide sur sa mise en jeu (73% de points remportés sur première et seconde balle), un secteur où il est particulièrement performant cette semaine. En quart, il a profité de l’abandon d’Alejandro Davidovich Fokina après le premier set pour se qualifier sans trop forcer en demi-finale et y affronter la révélation du tournoi, Daniel Evans. Mais Tsitsipas n’a pas laissé passer l’occasion de s’offrir une troisième finale en Masters 1000 en dominant de la tête et des épaules le Britannique, sans solution face au niveau de jeu affiché par le Grec sur cette partie (6-2, 6-1) : « Je suis très heureux de ma performance. J’ai trouvé le moyen de jouer à mon meilleur niveau. Ce n’était vraiment pas simple de maintenir cette constance donc je suis content d’avoir pu le faire. »

Même s’il n’y a remporté qu’un seul de ses cinq tournois jusqu’à présent, l’ocre demeure la surface où Tsitsipas est le plus dangereux (70% de victoires sur le circuit), comme on avait pu le constater à Roland Garros l’an dernier lorsqu'il avait atteint le dernier carré. Si le Grec a proposé un très bon tennis tout au long de la semaine, il sera également frais physiquement comme il l’a déclaré après sa demi-finale : « Je me sens bien et plein d’énergie. Avoir remporté tous mes matchs en deux sets est un vrai plus, il m’en reste encore sous le capot. Je suis content de la manière dont je joue actuellement. Je prends les matchs les uns après les autres avec la même intensité et la même énergie. »

De son côté, Andrey Rublev continue de surfer sur son excellent début de saison et confirme, au cas où certains auraient encore des doutes, qu’il est un joueur tout aussi redoutable sur terre battue. Comparé à Tsistsipas, le Russe est un peu moins habitué aux grands rendez-vous puisqu’il n’a jamais fait mieux qu’un quart en Grand Chelem, et qu’il dispute sa première finale en Masters 1000. Parfaitement rentré dans son tournoi face à Salvatore Caruso (6-3, 6-2), il a bataillé pendant plus de 2h40 pour venir à bout de Roberto Bautista Agut et aller affronter Rafael Nadal en quart. Alors qu’on s’attendait à un Rublev diminué physiquement et dominé dans le jeu, il a parfaitement pris la mesure d’un Nadal en-deçà de son niveau pendant la grande majorité du match, notamment au service. Le Russe en a donc profité en retour (50% de points gagnés) pour décrocher une victoire de prestige face au patron des lieux (6-2, 4-6, 6-2). Un peu moins impressionnant contre Casper Ruud en demies, il a tout de même réussi à élever son niveau de jeu au meilleur des moments (6-3, 7-5) alors qu'il a été mené d'un break dans chacune des deux manches face à un Norvégien assez moyen.

L’un des éléments clés de cette finale résidera dans l’aspect mental. À 22 et 23 ans, aucun des deux joueurs n’a encore remporté de Masters 1000, mais Tsitsipas reste celui qui a le plus d’expérience dans les « grosses » finales (6 disputées face au Top 5 contre 0 pour Rublev) et a montré lors du Nitto Masters 2019 qu’il ne perdait pas ses moyens dans les moments décisifs (victoire 7-6 au troisième face à Dominic Thiem). Ajouté à ça, il a également battu beaucoup de joueurs du Top 10 en Masters 1000 (Djokovic x2, Nadal, Zverev x2, Thiem), ce que Rublev n’a fait que deux fois pour l’instant (victoire contre Federer à Cincinnati en 2019 et donc Nadal cette semaine). Sans dire que le Russe est fragile mentalement, le Grec semble avoir un léger avantage à ce niveau-là grâce à son expérience.

En termes de confrontations directes, c’est l’égalité parfaite en les deux hommes qui ont remporté trois victoires chacun sur le circuit ATP. On reste également sur un match nul sur terre battue avec une victoire de Rublev lors de la finale à Hambourg l’an dernier (6-4, 3-6, 7-5), alors que Tsitsipas avait pris sa revanche la semaine suivante à Roland Garros (7-5, 6-2, 6-3). Actuellement, le niveau de jeu des deux joueurs est très proche, même s’il parait plutôt logique de donner un léger avantage à Rublev au vu de son parcours sur le Rocher. C’est une finale assez indécise qui nous attend.

L’œil de Julien Varlet : C’est la première finale de Rublev en Masters 1000, on avait plus l’habitude de le voir performer sur les ATP 500, où il avait d’ailleurs battu le Grec à Rotterdam, mais sur terre battue c’est un peu différent. Cette semaine, le Russe a enchaîné deux longs matchs de près de 3 heures face à Bautista Agut et Nadal, mais il me semble plutôt bien physiquement. Après, je trouve que lorsqu’il y a de l’adversité en face, il a parfois tendance à s’énerver un petit peu, comme c’était le cas dans le milieu du deuxième set face à Ruud. Il a parfois quelques petits trous à un moment donné dans le set. Il arrive souvent à s’en sortir, mais attention quand même, encore aujourd’hui il a été breaké dans les deux manches. Heureusement que Ruud n’a pas réussi à verrouiller le set.

Quand sa première balle ne passe pas, tu sens que son jeu peut s’enrailler un petit peu. J’ai le sentiment que Tsitsipas peut le faire déjouer, tout en ratant un peu moins que le Russe. Je pense que si le Grec lui joue plein coup droit un peu déporté, il peut vraiment le mettre en difficulté parce que je trouve que Rublev ne défend pas très bien en glissade. Il a souvent du mal à bien remettre la balle. Sur ce point tactique, il y a quelque chose à faire. Je trouve également qu’il a plus de constance au niveau mental et une plus grande concentration chez le Grec, qui ne s’est fait breaké que deux fois tout au long de la semaine. Au niveau du jeu c’est du 50-50, mais je mettrais une pièce sur Tsitsipas pour les raisons que je viens d’évoquer. En termes de service c’est avantage Tsitsipas également qui arrive à trouver de bonnes zones et qui a deux premiers coups de raquette qui font des ravages.

De son côté, lorsque Rublev ne passe pas de première, ça se termine souvent en balle de break. Globalement, je vois quand même un match très accroché, mais ce sont ces petits détails qui peuvent faire pencher la balance du côté du Grec. Je vois bien un over 22.5 jeux ou pour prendre un gros risque, une victoire en trois sets de Tsitsipas.


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