Il n’y a plus de mots. Allez, juste peut-être un : « incrédulité ». Oui, devant les performances monumentales d’Aslan Karatsev, il faut se pincer pour y croire. Imaginez. Il y a un an, le Russe était un inconnu. Il végétait à la 263ème place mondiale sans aucune victoire sur le circuit ATP. Aujourd’hui, il est non seulement devenu un membre du TOP 30, mais il montre jour après jour qu’il est sans doute capable, de par son niveau de jeu exceptionnel, de toucher du doigt le TOP 10. Une nouvelle preuve ? Après une demie à l’Open d’Australie - 8 victoires de rang en comptant les qualifications -, un titre à Dubaï - en dominant Jannik Sinner et Andrey Rublev -, celui qui est classé 28ème à l’ATP cette semaine vient de frapper un énorme coup en venant à bout du numéro un mondial, Novak Djokovic, chez lui, à Belgrade. Un succès mammouth acquis en demi-finale, à l’issue d’un combat de mutants, en 3 heures et 25 minutes de jeu (7-5, 4-6, 6-4).

Par périodes, les deux hommes ont tutoyé les sommets et offert peut-être l'un des plus beaux matchs de ces dernières années en ATP 250. La qualité et l'intensité du match donne davantage de mérite encore à cette victoire, bien plus significative que celle de Daniel Evans à Monte-Carlo face à un Serbe moins inspiré et moins combatif. Au terme de ce duel d’anthologie, une statistique interpelle : le Russe a réussi à écarter 23 balles de break (sur 28 au total), une première contre Djokovic - 19 étant le record dans un match au meilleur des 5 manches, 15 en 3 sets gagnants. Qu’est-ce que cela signifie ? Tout simplement qu’Aslan Karatsev, en plus d’être un monstre de puissance et de précision, capable de frapper à une vitesse supersonique mais aussi de trouver des angles couts-croisés presque inédits, est également un merveilleux guerrier, fin prêt sur le plan physique et doté d’un sang-froid hors du commun. Il avait d’ailleurs déjà montré son efficacité dans les moments chauds lors d’un tour précédent, en écartant une balle de match contre lui face à Aljaz Bedene, avant de conclure au jeu décisif de l’ultime manche.

Forcément, après avoir écœuré Novak Djokovic, difficile de ne pas voir le Russe s’imposer en finale. Et ce même si son adversaire est mieux classé (N°10) que lui. Il faut dire que Matteo Berrettini revient de blessure et n’a pas beaucoup joué depuis le début de l’année. Touché aux abdominaux à Melbourne, il n’a retrouvé le circuit qu’à Monte-Carlo, rapidement éliminé par Alejandro Davidovich-Fokina. Et à Belgrade, l’Italien n’a pas rencontré des joueurs du calibre du numéro un mondial. Dans l’ordre, Marco Cecchinato, Filip Krajinovic et Taro Daniel, soit un membre du TOP 40 et deux tennismen qui tournent autour du TOP 100. Néanmoins, Berrettini semble être en train de retrouver la forme. Il a d’ailleurs remporté tous ses matchs plutôt facilement, ne concédant qu’un set. Son point fort ? Le service. Derrière sa première, il a remporté plus de 80% des points lors des 3 matchs qu’il a disputés. Impressionnant ! L’Italien a également été extrêmement solide sur ses mises en jeu au moment d’écarter des balles de break : 10 sur 11 au total ! Quand on connait la puissance du N°10 mondial, on peut s’attendre à un sacré duel de cogneurs, même si Aslan Karatsev dispose sans doute d’une main de meilleure qualité, lui offrant la possibilité de trouver davantage d’angles, notamment en revers : « Ce fut un match long et difficile. Il faut être à 200% pour battre Novak, c'est comme jouer contre un mur. Et il a aussi réussi de bons coups. Il ne vous donne pas de points gratuits. Il vous fait toujours jouer et vous devez être toujours là parce qu'une fois que vous manquez quelques coups, il le prend très rapidement. C'est comme ça que j'ai perdu le deuxième set. Je croyais en moi, et je me suis dit que je jouerais chaque balle quoi qu'il arrive. J'ai essayé de garder cette stratégie dont nous avons parlé mon entraîneur. Se battre sur chaque balle, c'était la clé du succès. »

Il y a donc un grand « mais », une grande interrogation : comment le Russe va digérer son incroyable succès contre Novak Djokovic, à la fois sur le plan de la récupération et sur le plan des émotions ? Car à coup sûr, il a dépensé beaucoup d’énergie d’un point de vue nerveux. Un état de fraîcheur incertain dont Matteo Berrettini pourrait bien profiter. Même si… avec ce diable de Karatsev, on n’est jamais au bout de nos surprises. À Monte-Carlo, son compatriote Andrey Rublev avait su remporter le match d’après sa victoire contre Rafael Nadal, avant d’échouer en finale. Comme quoi, on peut s’attendre à tout !

A noter que la cote du Russe a chuté hier soir avant de remonter cette nuit pour offrir désormais un match à 50/50 selon les bookmakers. Mais les choses peuvent encore évoluer d'ici le début du match.


L'avis de la rédaction
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⭐️Victoire Berrettini


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