Voici le match piège par excellence. Largement favori, Alexander Zverev n’a en principe rien à craindre. Il est 6ème mondial, joue à la maison, a déjà été finaliste en Majeurs et a remporté deux Masters 1000 sur terre battue (Rome 2017 et Madrid 2018). Bref, l’Allemand est complet et une valeur sûre du TOP 10. Mais il se trouve qu’après son échec prématuré à Monte-Carlo contre David Goffin, il n’a pas vraiment rassuré au moment de démarrer sa campagne munichoise. Une victoire en deux sets certes, face à Ricardas Berankis, mais en ayant perdu à deux reprises son engagement et en ne parvenant pas à remporter plus de 40% des points derrière sa seconde balle (9 sur 22). À cette relative fragilité s’ajoute le bon état de forme d’Ilya Ivashka, qui ne pointe pourtant qu’au 107ème rang du classement.

Lui qui n’avait presque jamais rien montré sur la surface ocre vient de surprendre et d’impressionner les observateurs en gagnant deux matchs avec aisance à Marbella (contre Pedro Martinez et Alejandro Davidovich-Fokina), avant de faire trembler Jaume Munar, puis en remportant trois autres rencontres à Barcelone, avant de prendre une manche à Rafael Nadal ! Grand et puissant, le Biélorusse a continué sur sa lancée à Estoril en sortant des qualifications, puis en disposant facilement d’Emil Ruusuvuori (6-1, 6-2), avant d’éliminer Mackenzie McDonald (6-7, 6-1, 6-2). Dans ces deux matchs, une constante : son intention offensive dès le retour de service. Contre le Finlandais, il a breaké 5 fois, ne laissant à son adversaire que 20% des points derrière sa seconde balle. Puis il a pris le service de l’Américain à 4 reprises. Aura t-il un coup à jouer sur les jeux de service de Zverev ? C’est bien possible. Le voir s’imposer est un pari audacieux, mais pas insensé. Sinon, miser sur un match en 3 sets sans vainqueur est une bonne option.

L’œil de Julien Varlet : Je sens assez bien un match beaucoup plus difficile que prévu pour Alexander Zverev. Ilya Ivashka est un bon contreur et dispose d’une bonne main. Je le vois bien faire jouer l’Allemand et lui poser des problèmes. Zverev n’aime pas faire le jeu et il va devoir forcer un peu et risque de commettre des fautes. Il y a quelque chose à faire dans ce match pour Ivashka. Je penche pour un 3 sets sans vainqueur.


Casper Ruud vs John Millman
Les bookmakers ne sont pas tendres avec John Millman. Avec une cote à 6,21 contre 1,13 pour le Norvégien, autant dire qu’ils ne lui laissent qu’une infime chance de s’imposer. D’autant plus sévère que l’Australien est l’un des joueurs du TOP 50 qui ne lâchent jamais rien. Polyvalent, le N°40 mondial ne présente pas un bon bilan sur terre (39% de réussite). Pourtant, il a déjà atteint la finale d’un ATP 250, à Budapest en 2018. À Munich, il a souffert pour sortir son compatriote Alexei Popyrin (7-6, 3-6, 7-5), avant de profiter de l’abandon de Guido Pella à 4-6, 2-0. Contre l’Argentin, il a eu beaucoup de mal derrière ses secondes balles (seulement 30% des points gagnés). Face à Casper Ruud, l’Australien sera sans doute dans la même situation. Même si le 24ème joueur mondial retourne de loin, ses frappes lourdes et bombées vont le faire reculer. Facile vainqueur de Pablo Cuevas, le Norvégien est dans de bonnes dispositions. Il reste sur une demie à Monte-Carlo, un résultat qui a confirmé son excellente période sur terre, sa meilleure surface, en 2020 (titre à Buenos Aires, demie au Masters 1000 de Rome et à l’ATP 500 de Hambourg). Pour conclure, même si la cote de Millman est un peu trop élevée, il paraît assez évident que Casper Ruud va s’imposer. Mais peut-être dans un match un tout petit plus accroché que prévu…


Filip Krajinovic vs Jan-Lennard Struff
Pour le moment, Filip Krajinovic aime bien l’Allemagne. Tête de série N°4 à Munich, il n’a pas encore joué le moindre match, étant exempté du premier tour et ayant profité du forfait de Yannick Hanfmann… un Allemand, touché au cou. Le voici donc en quart de finale pour y affronter… un autre germanique. Un signe positif précurseur ? Pas si sûr. D’abord, parce qu’il n’est jamais facile de jouer son premier match face à un joueur déjà dans le rythme. Ensuite, parce que malgré ses qualités - solidité et constance -, le Serbe ne dispose pas d’une assurance tous risques sur terre battue. C’est sa moins bonne surface (49% de réussite) et cela fait bien longtemps qu’il ne s’y est pas distingué : il n’est pas parvenu à remporter 3 matchs de suite sur l’ocre depuis sa finale perdue en avril 2019 à Budapest. Est-ce la chance de Jan-Lennard Struff ? Peut-être bien ! On le sait, si le géant allemand (1m93) sert bien, il peut aller loin. Face à Dominik Koepfer en huitième de finale, il a claqué 11 aces, a remporté 79% des points derrière sa première et 55% derrière sa seconde, et a sauvé 4 balles de break sur 5. Il s’est donc bien rattrapé après une première rencontre au cours de laquelle il n’avait pas brillé dans ce domaine (47% de premières). Après un tournoi moyen à Cagliari (quart de finale après avoir écarté deux joueurs classés hors du TOP 100) et une défaite d’entrée à Monte-Carlo, le 44ème mondial semble retrouver des couleurs. Il ne part pas favori face à Filip Krajinovic, mais pourrait bien voir le dernier carré.

L’œil de Julien Varlet : Pour moi, Filip Krajinovic est au-dessus. Jan-Lennard Struff sert bien, mais est inconstant. Il ne peut gagner les points qu’en quelques coups de raquette. Et fait donc beaucoup de fautes. En face, le Serbe est plus solide. Il est plus polyvalent et sait tenir l’échange. Et même s’il prend des aces, il ne va pas lâcher. Je vois vraiment Krajinovic s’imposer en deux sets.


Nikoloz Basilashvili vs Norbert Gombos
« La chance sourit aux audacieux ». La maxime fonctionne pour les deux protagonistes de ce quart de finale. D’abord pour Nikoloz Basilashvili, bien connu pour ne jamais calculer. Tellement jamais que son parcours est jonché de hauts et de bas. Une inconstance chronique qui l’a vu remporter le tournoi de Doha en mars, mais aussi ne gagner que 4 matchs sur 23 depuis la reprise du circuit, si on met de côté son titre au Qatar. D’ailleurs, il est retombé dans ses travers cette fois-ci sur terre en subissant une défaite cuisante en demie à Cagliari (6-2, 6-0 contre Laslo Djere), puis en enregistrant deux éliminations d’entrée à Monte-Carlo (contre Filip Krajinovic et sur abandon) et à Barcelone (face à Jérémy Chardy). Son adversaire est lui aussi audacieux… et chanceux. Chanceux car il est lucky loser, et ce directement en huitième de finale, remplaçant au pied levé une tête de série, en la personne d’Aslan Karatsev.

Audacieux car Norbert Gombos est un joueur puissant qui sert bien et n’hésite pas à être également agressif dès la relance. Le Slovaque l’a montré au tour précédent en passant 71% de premières pour 81% de réussite derrière son premier coup de raquette, et en enlevant la mise en jeu de Federico Coria à 5 reprises. Pour rappel, le N°95 à l’ATP avait déjà montré ses muscles à Marbella, en disposant de Juan Ignacio Londero et Federico Delbonis, avant d’échouer de peu en quart de finale contre Albert Ramos-Vinolas (6-7, 7-5, 6-4) après presque 3 heures de jeu. Sur le grand circuit, c’est sur terre que Gombos connaît le plus de réussite (45% de victoires). Il peut donc faire craquer Nikoloz Basilashvili, si ce dernier joue de manière trop détachée. Mais comme le Géorgien s’est pour le moment montré sérieux (2 succès en deux manches contre Thiago Monteiro et Daniel Elahi Galan), on comprend pourquoi le 35ème mondial part avec un léger avantage.

L’œil de Julien Varlet : Pour le moment, Nikoloz Basilashvili réalise une bonne semaine. Cela signifie que c’est peut-être une bonne période pour lui. Son adversaire frappe fort des deux côtés et est bien réglé en fond de court. Mais je vois le Géorgien au-dessus. Il frappe encore plus fort, va faire le jeu et va faire craquer Norbert Gombos. Comme souvent, tout dépendra de Basilashvili et de sa motivation. Mais intrinsèquement, il est en mesure de faire exploser le Slovaque.


L'avis de la rédaction
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⭐️ Set Ivashka / Victoire Basilashvili / Set Struff


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