Revoilà Nikoloz Basilashvili tout en haut de l’affiche ! Pour la deuxième fois cette saison, le Géorgien s’est hissé en finale d’un tournoi, après son magnifique parcours à Doha mi-mars, qui l’avait vu couronné pour la quatrième fois de sa carrière. Cette saison, c’est tout ou rien pour Basilashvili. Soit il est directement éliminé au premier tour (8 fois en l’espace de 11 tournois en 2021) soit il va très loin dans le tableau (une victoire à Doha, une demi-finale à Cagliari et donc une finale à Munich), à l’image de son jeu tout en fulgurances. Cette semaine était donc une bonne semaine pour lui, qui n’a pas perdu le moindre set et qui a enchaîné les victoires sans trop de difficultés, concédant en moyenne, moins de 6 jeux par match.

Basilashvili a parfaitement lancé son tournoi face à deux purs terriens, Thiago Monteiro (6-2, 6-3) et Daniel Galan (6-4, 6-2), avant de s’imposer contre Norbert Gombos dans un match bien maitrisé (6-4, 6-4). Mais c’est en demie qu’il a été absolument impressionnant, sortant un match parfait, peut-être l'un de ses plus aboutis en carrière, où il a semblé tout simplement intouchable. Opposé à Casper Ruud, un très bon joueur de terre battue et plutôt en forme actuellement, il n’a pas fait dans le détail, lui infligeant une véritable correction (6-1, 6-2). On aurait pu s’inquiéter de son état de forme physique puisqu’il a disputé son quart et sa demie aujourd’hui, mais son temps de jeu passé sur le court (2h35 au total), devrait lui permettre d’être en forme pour la finale. Pour tenter de décrocher son 2e titre de l’année, il devra venir à bout de Jan-Lennard Struff, qui a enfin vaincu sa malédiction après 7 demi-finales consécutives perdues. L’Allemand a réalisé une bonne semaine, s’imposant successivement contre Andrej Martin (6-4, 6-3), Dominik Koepfer (7-6, 6-7, 6-2), Filip Krajinovic (6-4, 4-6, 7-6) et Ilya Ivashka (6-4, 6-1).

Si Struff a eu un peu plus de mal à se hisser en finale, il a montré de belles choses lors de son match face à Ivashka, l’un des joueurs en forme du moment mais qui a sûrement payé sa débauche d'énergie dépensée pour battre Zverev au tour précédent. L’expérience sera clairement du côté de Basilashvili, qui reste sur quatre victoires consécutives en finale d’un tournoi ATP (dont deux ATP 500 sur terre) alors que ce sera une grande première pour Struff. On assistera à un duel de gros cogneurs, et à ce petit jeu-là, le Géorgien peut vite devenir injouable s’il est dans un bon jour. C’est souvent la seule interrogation avant un match de Basilashvili, sera-t-il dans un bon jour ? Le Géorgien produit rarement deux matchs identiques d'un jour sur l'autre. Il aura un petit avantage psychologique sur son adversaire puisque les deux hommes se sont affrontés en quarts du dernier tournoi de Cagliari sur terre battue mi-avril et c’est Basilashvili qui s’était imposé après un match accroché (7-5, 4-6, 6-3). Tous les voyants semblent donc au vert pour le récent vainqueur de Dubaï, mais il ne faudra certainement pas sous-estimer Struff, qui a une occasion unique pour remporter son premier tournoi, qui plus est chez lui, en Allemagne. Et il aura certainement un petit sentiment de revanche après leur duel en Sardaigne. La qualité de service de l'Allemand pourrait être la clé du match ce dimanche.

L’œil de Rodolphe Gilbert : Basiliashvili est toujours un joueur difficile à jouer pour les parieurs, mais je trouve qu’il est souvent sous-coté. C’est un super joueur, capable de monter très haut lorsqu’il est en forme. Il ne faut pas oublier qu’il a gagné deux fois à Hambourg sur terre, qui est un ATP 500. Des joueurs qui ont trois ATP 500 dans leur escarcelle, il n’y en a pas tant que ça. Alors oui, il a eu un passage à vide avec des problèmes personnels qui n’ont pas dû être simples à gérer, mais il reste sous-coté. Entre ces deux joueurs, c’est un match qui ne fera pas dans la dentelle. Il n’y aura pas beaucoup de changement de rythme. Le Géorgien est capable de jouer à un niveau plus élevé que Struff, donc s’il fait un bon match, il remportera cette finale. Mais oui, c’est un joueur irrégulier qui peut passer à côté d’un match. Après, Struff est chez lui et a l’occasion de remporter le premier titre de sa carrière donc il aura une énorme envie de gagner. Cette envie-là peut lui permettre d’aller au bout si Basilashvili se frustre de ne pas reproduire la même prestation que face à Ruud, ce qui me semble par ailleurs assez difficile. Struff a aussi la capacité de changer davantage son jeu en allant sur du service volée alors que le Géorgien n’a pas vraiment de plan B. Miser sur Basilashvili est toujours compliqué, car on ne sait jamais ce qu’il va se passer. Sur ce match aussi, j’aurais quand même resserré les cotes dans la mesure où Struff fait quand même une bonne semaine et touche du doigt son premier trophée. Une occasion qui ne se représentera peut-être pas...


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