Ceux qui ont suivi le troisième set entre John Isner et Roberto Bautista-Agut ont sans doute déjà envie de s’installer devant leur écran pour assister au duel entre le géant américain et le Russe. Haut niveau, suspens, rebondissements, les fans de tennis ont été comblés. Quand on imagine la rencontre entre Rublev et Isner, on se demande déjà si le Moscovite aura la même capacité que l’Espagnol à ne pas se frustrer face à la réussite incroyable de l’Américain au service. En deux matchs – contre Miomir Kecmanovic et Roberto Bautista-Agut -, Isner a claqué 60 aces, soit l’équivalent de 15 jeux blancs (6-0, 6-0, 3-0), ne laissant aucune balle de break à « RBA ». Contre l’Espagnol, le 39ème mondial avait un plan précis, et il ne l’a pas lâché : attaquer et monter au filet dès que possible ! Rarement on l’a vu aussi bon à la volée : 17 points gagnés sur 21 tentatives. S’il joue aussi bien, il a vraiment de quoi battre Andrey Rublev, dans des conditions de jeu qui favorisent sa puissance et son lift (ou kick au service) – il a déjà atteint deux fois les quarts de finale dans la Caja Magica –, alors que le Russe a semblé perturbé lors de son premier match. C’est pourquoi, il est étonnant de voir l’Américain avec une cote si élevée (4,25) et Rublev avec une cote si basse (1,25). Il est vrai qu’il faudra prendre en compte l’état de forme d’Isner, qui a un jour de repos en moins, et qui éprouve souvent des difficultés pour enchaîner plusieurs grosses performances de rang. Même si Rublev part avec un léger avantage, on n’imagine pas le Russe mettre 6-2, 6-2 à John Isner.pre

L’œil de Rodolphe Gilbert : Andrey Rublev a connu des difficultés lors de son premier match contre Tommy Paul. Il l’a reconnu lui-même, les conditions « volantes » de Madrid le perturbent un peu, et il a été parfois surpris par le rebond. Normalement, il devrait s’améliorer au fil des matchs et partira favori contre John Isner. Mais l’Américain sert de manière incroyable depuis le début de la semaine – une moyenne de 2 aces par jeu et 75% de premières. Dans l’échange, il sera moins à l’aise que le Russe, mais s’il continue de servir comme ça, il est quasiment impossible de le breaker. Cela force aussi l’adversaire à être très vigilant sur son propre engagement. L’écart entre les cotes est donc sans doute un peu trop important, mais Rublev est censé être un cran au-dessus. Sauf si Isner sert encore et toujours le feu.


Stefanos Tsitsipas vs Casper Ruud
Même si le Grec est le favori logique de ce duel, commençons d’emblée par préciser que cette rencontre est une très belle affiche, puisqu’elle oppose sans doute deux des dix meilleurs joueurs actuels sur terre. C’est aussi la toute première confrontation entre les deux jeunes hommes sur le circuit principal (le Grec s’était imposé en finale d’une épreuve Futures jouée en Italie en 2016, 6-3, 6-7, 7-6). Tous les deux âgés de 22 ans, ils ont réussi un excellent début de saison sur l’ocre européenne. Le N°5 mondial a empoché son premier Masters 1000 à Monte-Carlo, puis s’est retrouvé à un cheveu – un point – de dominer Rafael Nadal en finale à Barcelone. Le plus frappant ? Son autorité, sa sérénité et sa capacité à transformer en or tout ce qu’il entreprend sur terre. Ultra polyvalent, il s’adapte à tous les types d’adversaire. Contre Benoit Paire, on l’a vu se déplacer à merveille pour aller chercher les amorties du Français, avant de réaliser quelques superbes volées (9/13 au total). La palette de Casper Ruud est moins large. Mais si son jeu est plus stéréotypé, cela suffit largement pour prendre le dessus sur la plupart de ses opposants sur terre battue. Grâce à un bon service kické, un coup droit puissant et volumineux et un revers de plus en plus solide, il a balayé Felix Auger-Aliassime (6-1, 6-4), puis Yoshihito Nishioka (6-1, 6-2). Des victoires dans la lignée de sa belle période, après deux demies à Monaco et Munich et des victoires sur Diego Schwartzman, Pablo Carreno-Busta et Fabio Fognini. Question : a t-il les atouts pour venir à bout de Tsitsipas ? Cela paraît compliqué. Dans le jeu, on peut imaginer un match accroché, mais le Grec semble avoir réponse à tout. Et son revers bombé est si performant qu’on peine à penser que le 22ème mondial pourra tenir la comparaison dans cette diagonale. De même, Tsitsipas devrait obtenir davantage de points gratuits que le Norvégien grâce à son service.

L’œil de Rodolphe Gilbert : Face à face, deux joueurs qui gagnent beaucoup de matchs sur terre en ce moment. Bien sûr, Stefanos Tsitsipas est l’homme en forme du début de saison sur ocre avec son titre à Monte-Carlo et sa finale à Barcelone, ayant été à un point de battre Rafael Nadal en finale. C’est sûr, après Benoit Paire, la tâche sera plus ardue pour le Grec face à Casper Ruud. Mais il demeure favori de cette rencontre. J'aurais peut-être un peu resserré les cotes mais Tsitsipas semble être LE rival de Nadal sur terre actuellement. Même si le Norvégien joue très bien sur terre, il rencontre des soucis contre des joueurs qui servent bien et qui lui rentrent dedans.


Daniil Medvedev vs Cristian Garin
Le Russe a réalisé son souhait exprimé en tout début de tournoi qui était de remporter au moins un match cette semaine. Le numéro 3 mondial a battu l'Espagnol Alejandro Davidovich Fokina en 2h13. Il présentait jusqu’à présent un bilan de six défaites consécutives lors de ces dernières apparitions sur terre battue mais a mis fin à cette série en se remobilisant rapidement malgré la perte du premier set : « Je suis content de cette victoire. Le premier set n’a pas été facile, j’ai eu plusieurs occasions pour breaker mais je n’ai pas réussi à breaker Fokina. J'ai finalement mieux joué ensuite et été plus efficace notamment dans le troisième set. Je pense que Madrid est un peu plus rapide que les autres tournois sur terre battue, donc plus adapté pour mon jeu. » Medvedev s’est également montré efficace au service (70% points remportés derrière sa première balle) en ne misant pas tellement sur la puissance mais plutôt sur les zones extérieurs ou sur le « T » du carré de service, se mettant ainsi en bonne position pour conclure le point rapidement. (cf photo , source : ATP TOUR).

Il affrontera au prochain tour Cristian Garin, spécialiste sur cette surface (66% victoires en carrière et 5 titres) mais qui avant de débuter ici à Madrid avec une victoire contre Verdasco restait sur deux revers consécutifs à Barcelone et Estoril. Le Chilien a montré moins de signes de nervosité au deuxième tour et semblé plus sérieux au service (81% de points remportés sur 1ère) face à un Dominik Koepfer un peu éteint. Il y a des qualités tennistiques indiscutables dans le jeu du Chilien qui refont surface lors de victoires comme celles-ci cependant il n’a toujours pas retrouvé sa longueur de balle habituelle. De plus, ses deux victoires sont à nuancer en raison du niveau de ses deux adversaires. Il est difficile de dégager une tendance nette ici et les bookmakers ne s’y trompent pas en plaçant le Russe légèrement favori en raison de son classement et de la confiance que pourrait engendrer sa victoire sur Davidovich. Garin n’est pas à son meilleur niveau et s’il ne retrouve pas plus de longueur lors des échanges, il risque de se faire sanctionner par Medvedev dont les coups sont certes moins impactants mais dont la régularité reste de taille. Le Russe sera motivé pour performer ici en vue des conditions de jeu évoquées en interview. De plus, il sait que chaque point récolté sur ocre lui sera précieux pour envisager dans un futur proche la place de n°1 mondial sachant que sur ses 9700 points, seulement 360 ont été récoltés sur terre battue... Attention tout de même à ne pas sous-estimer le Chilien, capable de créer la surprise s'il parvient à jouer son meilleur tennis et élever son niveau de jeu par rapport aux dernières semaines.

L’œil de Rodolphe Gilbert : Même si Cristian Garin a bien joué en mars en s’imposant chez lui à Santiago, sa tournée européenne est pour le moment décevante. Il a été en difficulté à Monaco, il l’a d’ailleurs reconnu lui-même. Paradoxalement, il vient de passer deux tours en deux sets, même si c’était contre des joueurs en manque de confiance (Fernando Verdasco et Dominik Koepfer). Daniil Medvedev débutait lui sa campagne sur terre. Il a eu beaucoup de mal en début de rencontre. Mais les conditions à Madrid lui sont relativement favorables. Ce sera à coup sûr un très bon test pour le Russe, dans l’optique d’une montée en puissance pour Roland Garros. Mentalement, il a une nouvelle fois été friable, se demandant même à voix haute ce qu’il faisait là, à jouer sur terre battue. Peut-être que c’est de ce côté-là qu’il peut craquer et offrir la victoire au Chilien. Mais concernant le fond de jeu, Medvedev a les armes pour bousculer Garin, surtout sur une terre assez rapide et avec ces balles qui volent. Mais attention, si le Russe ne fait qu’un match moyen, ça ne passera pas. Surtout si le Chilien élève son niveau. Les cotes sont assez bien positionnées avec une légère value sur Garin malgré tout, à condition de jouer son meilleur tennis.


Aslan Karatsev vs Alexander Bublik
Ceux qui pensaient qu’Aslan Karatsev baisserait de pied sur terre battue se sont trompés, le Russe continue bel et bien sur le même rythme ! Depuis sa défaite au deuxième tour du Masters 1000 de Monte-Carlo contre Stefanos Tsitsipas, Karatsev a enchaîné les grosses performances. Tout d’abord à Belgrade, où il a atteint la finale après un match d’anthologie contre Novak Djokovic en demi-finale (7-5, 4-6, 6-4) puis sur son début de tournoi ici à Madrid. Pour son entrée en lice, le Russe n’a rien laissé à Ugo Humbert (7-5, 6-4), ne concédant qu’une seule balle de break dans le match alors que le Français opposait pourtant une belle résistance. Il a mis un peu plus de temps à rentrer dans son match au deuxième tour face à Diego Schwartzman, produisant un premier set très poussif avant de passer la seconde pour finir par dominer complètement l’Argentin (2-6, 6-4, 6-1). Pour se hisser en quart de finale, il devra venir à bout d’Alexander Bublik, qui vient de s’offrir le scalp de Marton Fucsovics (7-6, 6-3) et Denis Shapovalov (6-4, 5-7, 6-4). Lors des trois tournois précédents, le Kazakh n’avait pas vraiment été performant avec une seule petite victoire contre Alejandro Davidovich Fokina à Barcelone pour trois défaites contre De Minaur et deux éliminations au premier tour à Monte-Carlo (face à Chardy) et à Estoril contre Pedro Martinez (6-3, 6-0). Toujours capable de réaliser des coups d’éclat, Bublik aura tout de même du mal à battre Karatsev s’il ne fait pas un match plein de bout en bout. Même s’il a eu un trou d’air au premier set contre Schwartzman, le Russe a réussi à élever son niveau de jeu, par moment digne d’un Top 10, ce que ne peut pas faire le Kazakh sur la longueur, et encore moins sur terre battue. Karatsev partira donc largement favori dans ce match au vu de ce qu’il a montré dernièrement.

L’œil de Rodolphe Gilbert : Rien ne semble pouvoir arrêter Aslan Karatsev, qui s’adapte à toutes les surfaces et à tous les styles de jeu. Même si Alexander Bublik reste un joueur dangereux, notamment au service, qui lui a permis de remporter de nombreux points contre Denis Shapovalov, je pense que le Russe est au-dessus. Il est capable de s’adapter à l’adversaire et il ne s’affole pas, même quand il perd le premier set, contre Diego Schwartzman par exemple. Les conditions ne semblent pas non plus déranger Karatsev, qui est donc assez largement favori selon moi.


Rafael Nadal/Alexei Popyrin
Le tennis est ainsi fait. On attendait Jannik Sinner mais Rafa affrontera finalement Alexei Popyrin. Paradoxalement, même si ce dernier a bien mieux joué que son cadet italien, on lui donne moins de chances de faire quelque chose contre le roi de la terre. Les bookmakers aussi : il part à 8 contre 1. Mais franchement, même si les conditions sont favorables aux grands serveurs et que le jeune Australien semble particulièrement à l’aise sur la terre madrilène – rappelons qu’il a débarqué à l’âge de 10 ans à Alicante pour poursuivre sa formation en Espagne –, on peine à croire que le Majorquin va céder dans l’un de ses jardins. Déjà victorieux à cinq reprises de ce Masters 1000, dont quatre fois sur terre, Nadal a bien débuté son tournoi. Et manifestement, les jeunes loups ne lui font pas peur, puisqu’il s’est débarrassé facilement de son compatriote, Carlos Alcaraz, qui fêtait ses 18 ans ce jour-là. Face à la pépite de Murcie, Nadal a donné un aperçu de ce qu'était le très haut niveau et surtout montré qu’il était déjà dans de bonnes dispositions, plus en forme qu’au début de sa semaine barcelonaise. Derrière sa première, il a remporté plus de 75% des points. Il a aussi mis de l’intensité dans ses frappes sur l’ensemble du match. En principe, Popyrin ne devrait pas pouvoir résister longtemps.


Alexander Zverev vs Daniel Evans
L'Allemand continue sur son début de saison en dent de scie, où il avait alterné de très bons tournois (Open d’Australie, Acapulco) et des contre-performances (défaite au premier tour à Rotterdam et Miami). Pour l’instant, c’est la même chose sur terre battue où il n’a pas enchaîné deux victoires sur les deux premiers tournois qu’il a disputés jusqu’à présent. Sur le Rocher, amoindri par une douleur au coude, il a été battu en deux sets par David Goffin (6-4, 7-6), manquant d’efficacité dans les moments importants (0 balle de break convertie sur 6) et par Ilya Ivashka la semaine d’après à Munich (6-7, 7-5, 6-4), dans un match où il a complètement déraillé au service (14 doubles fautes). Pour son entrée en lice face à Kei Nishokori, on l’a senti beaucoup plus entreprenant et moins attentiste qu’il ne peut l’être parfois, autant en attaque qu’en défense. Résultat, il a surclassé le japonais durant toute la partie (6-3, 6-2). Le problème, c’est que l’Allemand n’est pas toujours dans cet état d’esprit. Face à Daniel Evans, il devra jouer un match solide pour se défaire d’un joueur qui va tout tenter pour le faire déjouer. Comme face à Jérémy Chardy au premier tour, le Britannique a concédé une manche face à un bon John Millman, avant d’inverser la tendance et de bien gérer la fin de match (6-7, 6-2, 6-3). Les clés du match sont évidemment dans les mains de Zverev, qui l’emportera s’il arrive à maintenir le niveau affiché sur le premier tour, mais attention s’il vient à douter ou que son service ne suit pas, Daniel Evans ne se fera pas prier pour saisir sa chance. Le Britannique l’a d’ailleurs battu lors de leur seule confrontation à l’US Open en 2016.

L’œil de Rodolphe Gilbert : Une nouvelle fois, Daniel Evans montre qu’il a vraiment beaucoup progressé sur terre. Après sa demie à Monte-Carlo, il continue de bien jouer et il est toujours aussi accrocheur. Son niveau de jeu moyen a largement évolué vers le haut. De son côté, Alexander Zverev a toujours du mal à être régulier, car il peut enchaîner un très bon match, puis un plus mauvais le lendemain. Par contre, les conditions à Madrid lui conviennent bien. Il a déjà remporté le tournoi. Avec ses grands segments et ses grandes frappes, il part favori. Ma seule crainte, c’est qu’il passe à côté de sa rencontre et qu’il lui arrive la même chose qu’à Novak Djokovic à Monaco, à savoir s’engluer dans les revers coupés du Britannique. Mais s’il joue un tennis « moyen-plus », l’Allemand devrait passer. 


Matteo Berrettini vs Federico Delbonis
Après une très belle semaine du côté de Belgrade qui l’a vu soulver de son 3e titre en carrière sur terre battue, Matteo Berrettini a parfaitement entamé son tournoi face à son compatriote Fabio Fognini. Derrière une grosse première balle (74% de premières et 6 points perdus seulement), il n’a laissé aucune chance à l’ancien vainqueur de Monte-Carlo, qui n’a pas eu la moindre balle de break à se mettre sous la dent (6-3, 6-4). On attendait un duel d’homme en forme contre Albert Ramos Vinolas au 3e tour, mais c’est bien Federico Delbonis qui lui fera face. Sorti des qualifications après des victoires sur Bernabe Zapata Miralles (7-6, 7-6) et Juan Ignacio Londero (6-4, 6-4), l’Argentin était pourtant bien mal embarqué au premier tour contre Pablo Carreno Busta (mené 6-3, 4-0), avant de complètement retourner la situation face à un Carreno en décomposition (4-6, 6-4, 6-3). Au deuxième tour, il a simplement été meilleur que son adversaire, peut être fatigué par son titre à Estoril et de ses 2h30 de match face à Taylor Fritz au premier tour. Sur ces deux matchs, Delbonis a été particulièrement efficace en retour, se procurant pas moins de 27 balles de break, chose qu’il aura surement plus de mal à faire contre un serveur de la qualité de Berrettini. L’italien partira largement favori de ce match au vu de sa forme actuelle. Les statistiques sont en plus en faveur de l'Italien qui a remporté 7 de ses 8 matchs en carrière face aux gauchers sur terre mais attention contre un seul joueur du top 100 (Feliciano Lopez). Rappelons que Delbonis a déjà battu quelques grands serveurs sur terre : Isner à Nice, Hanescu à Casablanca. En revanche, il a perdu contre Zverev (2 fois), Cilic (2 fois) et Anderson (2 fois).


Dominic Thiem vs Alex De Minaur
L'Autrichien n'avait plus joué depuis cette défaite dès son entrée en lice à Dubaï face à Lloyd Harris mais il avait quelques heures auparavant décidé de zapper le tournoi de Miami qui allait débuter quelques jours plus tard, symbolique d'une volonté de Thiem de se ressourcer avant d'attaquer la saison sur terre. A court de préparation, il renoncera à Monte Carlo avant de déclarer forfait à Belgrade en raison d'une blessure au genou. C'est donc plein de doute qu'il abordait ce tournoi de Madrid face à Marcos Giron. Finaliste et demi-finaliste des trois dernières éditions, le numéro 4 mondial a rassuré son clan et prouvé que les conditions de jeu à la Caja Magica lui convenaient parfaitement bien. Une victoire très solide (6-1, 6-3) qui lui permet d'aborder ce duel face à Alex De Minaur avec un peu de confiance. Thiem a notamment été parfait au service avec 80% de réussite en premières balles et 81% de points gagnés sur premières et 75% sur ses secondes. Evidemment, avec de telles statistiques, il n'a concédé aucune balle de break : « Il n'y avait pas d'anxiété avant ce match mais j'étais dans l'incertitude. Les conditions à Madrid sont super pour moi, j'ai des souvenirs incroyables sur ce court où j'ai joué certains des meilleurs souvenirs de ma carrière. C'est pourquoi les choses se sont plutôt bien passées ce soir. » De son côté, De Minaur montre qu'il progresse sur terre battue. En plus d'avoir offert un peu de résistance à Tsitsipas à Barcelone (7-5, 6-3), il a battu Bublik, Munar et Harris même si le Sud-Africain a finalement abandonné au milieu de la seconde manche. Petit problème pour le jeune Australien. Au-delà de son manque d'expérience et de référence sur terre face à l'un des candidats au titre à Roland Garros, il semble être incapable de contrer la puissance de Thiem qui mène 3-0 dans les confrontations. Il semble difficile, à moins d'un gros coup de pompe physique de l'Autrichien, d'imaginer une surprise sur cette rencontre. Thiem devrait a priori assumer son statut de favori et filer en quarts de finale.


L'avis de la rédaction
⭐️⭐️⭐️ Victoire Nadal 2-0✅ / Victoire Thiem✅
⭐️⭐️ Set Isner✅ / Victoire Tsitsipas ❌/ Victoire Karatsev❌ / Victoire Berrettini✅
⭐️ Victoire Isner ✅/ Set Garin✅


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