Mais quelle mouche a piqué les deux géants américains en ce printemps 2021 ? Après John Isner et ses 107 aces à Madrid - avec au passage des succès sur Rublev et Bautista et un premier quart de finale en Masters 1000 depuis deux ans - voilà que son compatriote Reilly Opelka a fait encore mieux dans la capitale italienne avec une demi-finale. Certes, il n'a pour le moment inscrit "que" 77 aces mais les conditions de jeu sont moins rapides à Rome et surtout, Opelka a servi 25 jeux de moins qu'Isner. Autant, la présence du vétéran américain de 36 ans était une demi-surprise puisqu'il avait déjà atteint deux fois les quarts à Madrid. Autant celle d'Opelka, auteur d'un début de saison catastrophique (7 défaites en 9 matchs et deux victoires face aux modestes Stakhovsky et Lu), est un réel coup de tonnerre qui a frappé le Foro Italico aussi fort qu'ont claqué ses aces : « Je suis surpris d'atteindre ma première demi-finale du Masters 1000 ici à Rome. La terre battue n'est pas vraiment mon truc. Ce n'est pas vraiment un truc américain. C'est probablement juste un coup de chance mais je prends volontiers ! J'ai vraiment bien servi cette semaine. J'ai vraiment bien frappé la balle aujourd'hui contre Delbonis, surtout dans les moments importants. Je pense que cela a été la clé du match. »

Le tirage a toutefois été assez clément pour l'Américain qui a su d'abord dominé un Richard Gasquet loin de son meilleur niveau cette saison. Ensuite, il a profité du manque d'expérience du jeune Italien Musetti (19 ans) qui affrontait pour la première fois un joueur de plus de 2 mètres. Au troisième tour, ce fut cette fois sur le papier un adversaire de gros calibre mais Aslan Karatsev a confirmé ses difficultés à contrer les gros serveurs comme face à Bublik à Madrid. Enfin, battre Delbonis pour rejoindre un dernier carré en Masters 1000 n'a rien d'un exploit retentissant même si l'Argentin restait sur une belle série depuis quelques semaines. Voilà donc Opelka face à Rafael Nadal.

Cette fois, l'adversité sera d'un tout autre niveau pour l'Américain qui évidemment ne partira pas favori de la rencontre. Mais bien qu'Opelka ne soit pas un adepte de l'ocre, il avait tout de même réussi à prendre un set à Dominic Thiem à Madrid en 2019 avant d'abandonner. Il avait aussi pris un set à Monfils à Estoril la même année. Ce sont ses deux seules références sur terre face au top 20 mondial. Alors est-il envisageable d'imaginer un exploit d'Opelka ? Vu la forme affichée par l'Espagnol ces dernières semaines, tout est possible. Ce n'est pas l'avis des bookmakers qui lui donnent moins de 10% de chance pour s'imposer. Mais il aurait toutefois 30% de chance de remporter au moins un set face au meilleur terrien de l'histoire.

Par le passé, comment Rafa a performé face aux meilleurs serveurs du circuit ? Sur dur, il a quelquefois été bousculé voire même battu (75% de victoires) mais la rapidité de la surface est un facteur qui peut expliquer ce bilan, qui reste d'ailleurs largement positif. Sur terre, Rafael Nadal n'a en revanche perdu qu'une seule fois dans toute sa carrière face à un bon serveur. Il faut juste remonter une semaine en arrière puisque c'était face à Zverev qui ne rentre d'ailleurs pas dans la catégorie des "servebot". Si on affine la cible à la crème des serveurs, John Isner est le seul à avoir plutôt bien résisté à l'Espagnol : une défaite en 5 sets à Roland Garros en 2011, une autre en trois sets à Monte Carlo en 2015 et une troisième quelques semaines plus tard à Rome cette fois en deux sets (6-4, 6-4). Pour tenter de bousculer Rafa, l'Américain devrait donc demander quelques conseils avisés à son aîné. Sur les 33 matchs disputés par Rafa sur terre face aux joueurs d'au moins 1m96, il n'a disputé que 8 tie-breaks. En effet, Nadal a remporté 41% des jeux adverses face aux grands serveurs du circuit sur terre. Et c'est surtout sur les secondes balles que Rafa trouve la clé avec 58% de points remportés.

L'objectif est clair pour Opelka. Il devra servir un maximum de premières balles et si possibles des services gagnants pour éviter que Rafa s'installe dans l'échange et finisse par faire craquer l'Américain. Pour le moment, avec sa qualité de service, l'Américain s'est préservé des longs échanges : seulement 5% de plus de 9 coups et 77% en moins de 5 coups de raquette. Opelka n'a concédé que 6 balles de break cette semaine sans perdre une seule fois son service.

Pour sa 12ème demi-finale à Rome, stade du tournoi où Nadal est invaincu depuis le début de sa carrière, l'Espagnol sait à quoi s'attendre. Il va faire face à un adversaire qui va tenter de le détruire et de l'agresser en 2/3 coups de raquette. L'important pour Opelka de remporter a minima sa première mise en jeu afin de prendre confiance. Il y aura forcément du déchet et des fautes dans le jeu d'Opelka mais il n'aura pas d'autres solutions que d'étouffer le numéro 3 mondial et de l'asséner de coups si possible avec son coup droit puisque son revers pourrait manquer de puissance pour déborder Rafa.


L'avis de la rédaction
⭐️⭐️⭐️ ---
⭐️⭐️ Opelka marque au moins 8 jeux dans le match
⭐️ Set Opelka


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