Dans deux jours va débuter l'édition 2021 des Internationaux de France de Roland Garros. La rédaction de Tennis Break News a voulu se pencher sur les forces en présence. Pour certains, cette édition est plus ouverte que jamais. Pour d'autres, il sera difficile d'empêcher Rafael Nadal ou Novak Djokovic d'aller chercher un nouveau Grand Chelem. Que ce soit en Masters 1000 ou en Grand Chelem, la concurrence réduit pourtant mois après mois l'écart de niveau avec le Big 3. Jusqu'à ce vendredi, nous allons faire un focus détaillé sur le top 10 des prétendants au titre. Après Thiem et Karatsev lundi, puis Sonego et Rublev mardi et le duo Berrettini/Ruud hier, voici deux nouveaux joueurs qui pourraient aller loin durant cette quinzaine.


N°4 – ALEXANDER ZVEREV

Avec Dominic Thiem et Stefanos Tsitsipas, le joueur allemand est l’un des seuls à pouvoir à la fois prétendre faire tomber les deux monstres que sont Rafael Nadal et Novak Djokovic et glaner un grand tournoi sur terre. Ce n’est pas pour rien s’il compte à son actif 3 Masters 1000 sur terre (Rome 2017, Madrid 2018 et 2021), loin derrière les deux monstres – et Roger Federer –, mais devant tous les autres. Cette année, au cœur de la Caja Magica, il a conjugué son parcours au plus-que-parfait, s’offrant le scalp du Majorquin, de son ami autrichien et de Matteo Berrettini. Son deuxième trophée de la saison après Acapulco. C’est sur l’ocre que son bilan en carrière est le plus avantageux (70% de victoires). C’est aussi à Roland Garros qu’il a brisé son plafond de verre en Grand Chelem, atteignant les quarts de finale en 2018 après avoir échoué à 11 reprises avant ce stade de la compétition. Depuis, le presque double mètre allemand (1m98 précisément) s’est bien rattrapé : deux autres quarts, une demie (à l’Open d’Australie en 2020) et une finale (à l’US Open 2020), le plaçant forcément parmi les prétendants au titre suprême, tous Majeurs confondus.

Les + :
Alexander Zverev a tout pour lui. Un service surpuissant (215 km/h de moyenne en première balle), un coup droit lourd et enlevé, un revers remarquablement équilibré et presque infranchissable – il résiste au coup droit de Nadal dans la grande diagonale – et une envergure impressionnante qui lui permet d'être sur toutes les balles. Quand il décide de faire le jeu, de rester camper sur sa ligne et d’attaquer, il devient un potentiel N°1. Sur le plan athlétique, le 6ème mondial n’a rien à envier à personne. Et sur le plan psychologique, son estime de soi lui ouvre des perspectives sans limites. Malgré sa cruelle défaite en finale à Flushing Meadows après avoir mené deux manches à rien et servi pour le titre dans le cinquième set (2-6, 4-6, 6-4, 6-3, 7-6), il a acquis une tranquillité et une confiance qui lui assurent des premières semaines sereines dans les Grands Chelem, tant sa marge sur la plupart des autres joueurs est supérieure.

Les - :
Les qualités intrinsèques de Sacha Zverev le placent parfois dans une situation paradoxale. À quoi bon prendre des risques quand on tient si bien l’échange et que le physique n’a aucune raison de craquer ? Une question légitime mais qui trouve ses limites face aux top players. Lorsqu’il choisit d’être attentiste et de trop reculer derrière sa ligne de fond de court, l’Allemand devient un joueur bien moins dangereux. Une attitude parfois inattendue, mais qui explique son inconstance au cours d’une seule et même saison. Cette année, il a été capable de remporter deux trophées, mais aussi de chuter tristement d’entrée à Rotterdam et Miami ou de perdre face au modeste Ilya Ivashka (N°107) en quart à Munich. Ainsi, il semble ne pas réussir à enchaîner les grandes performances – ce qui ferait déjà de lui un potentiel N°1 mondial –, en atteste sa prestation en demi-teinte contre Rafael Nadal à Rome, après l’avoir battu à Madrid quelques jours auparavant. Mais disputer deux Masters 1000 coup sur coup reste un défi insurmontable pour presque tout le monde. Enfin, l’Allemand est par moment extrêmement fébrile en seconde balle de service, capable alors de distribuer les doubles fautes en série. Enfin, ses qualités assez moyennes au filet restent un point noir qu'il faudra continuer à travailler.

La stat : 3 
Grâce à son succès face à Rafael Nadal sur la terre battue de Madrid, Alexander Zverev a réussi à dominer tous les membres du Big 3 sur leur surface préférée. L’Allemand s’est également imposé contre Roger Federer sur le gazon de Halle en 2016 et face à Novak Djokovic sur le dur intérieur du Masters de Londres en 2018. Il devient ainsi le 3ème homme à réaliser cet exploit, après Andy Murray et Dominic Thiem.

La cote des bookmakers :
L'Allemand n'est pas encore considéré comme un vrai candidat au titre par les bookmakers, légèrement en retrait derrière Nadal, Djokovic, Thiem et Tsitsipas. Pourtant, son palmarès et ses récentes performances en Grand Chelem ont prouvé qu'ils pouvaient désormais viser le titre suprême. Le tirage au sort lui offre l'occasion d'envisager une grande performance puisque Berrettini, Ruud et Tsitsipas seront ses principaux adversaires pour viser une place en finale.


N°3 – STEFANOS TSITSIPAS

Voici actuellement l’athlète le plus complet et le plus polyvalent de l’élite du tennis mondial. Un mix entre Roger Federer, Gustavo Kuerten et Rafael Nadal. Après son échec en quart de finale contre Hubert Hurkacz à Miami, Stefanos Tsitsipas a pris un temps pour établir ses priorités et évacuer les pensées parasites. Résultat, quelques jours plus tard, ses débuts sur terre en cette année 2021 ont été tonitruants : un trophée d’entrée à Monte-Carlo – son premier sacre en Masters 1000 – et une finale à Barcelone, à un point et quelques millimètres (une balle qui touche la bande du filet) de faire tomber Rafael Nadal, the King of Clay. Durant ces deux tournois, il n’a perdu que deux manches, contre le Majorquin. À part ça, il a déroulé lors des 9 autres matchs qu’il a disputé, dominant avec autorité des joueurs tels qu’Aslan Karatsev, Cristian Garin, Andrey Rublev et Jannik Sinner. La suite fut moins réjouissante, mais s’apparente à un trompe-l’œil. Battu en huitième de finale à Madrid par Casper Ruud et en quart à Rome par Novak Djokovic, le N°5 mondial a très bien joué et aurait autant mérité de s’imposer que ses deux opposants. Même s’il lui manque un tout petit rien pour glaner un Grand Chelem, il compte déjà trois demi-finales. À l’Open d’Australie pour l’ouverture de la saison, il a réussi à remonter deux manches à rien à Rafael Nadal, devenant le troisième homme à réaliser cet exploit après Roger Federer et Fabio Fognini. Et à Roland Garros à l’automne dernier, il n’a cédé qu’en cinq sets face à Novak Djokovic. Déjà vainqueur du Masters en 2019, Tsitsipas se rapproche d’un premier sacre en Majeur. Il arrivera avec beaucoup de confiance (23 victoires en 28 matchs depuis la mi-mars) et un nouveau titre acquis à Lyon la semaine dernière.

Les + :
Il a tout. Et sur terre notamment. Un gros service qui prend de la hauteur au rebond. Un coup droit bombé qui gicle sur le sol. Un revers à une main aussi précis et dangereux qu’esthétique. Une volée solide. Une palette de coups très fournie qui lui offre la faculté de varier à foison. Un jeu de jambes très au point, qui lui permet de glisser, défendre et contre-attaquer. Il a terminé de se former sur le plan physique et il est prêt à tous les combats marathons. Mentalement, le Grec ne s’avoue jamais vaincu et sait boucler les matchs les plus importants. Sur l’ocre, il trouve aussi bien de la profondeur que des angles courts-croisés. Vous l’avez compris, difficile de faire mieux à moins d’être un membre du Big 3.

Les - :
Le Grec n’a pas beaucoup de défauts. Certes, quand il est mal placé ou qu’il manque un peu de fraîcheur, il peut boiser. Surtout en revers, voire en smash. Finalement, le plus embêtant le concernant en vue du prochain Roland Garros, c’est qu’il est peut-être parti trop tôt. Être si fort dès Monaco, est-ce si positif ? Déjà à 100%, Tsitsipas a tout pour s’imposer, mais il a déjà abattu toutes ses cartes. La concurrence est donc prévenue ! Et surtout, il n'a pas réussi à battre Nadal et Djokovic dans un format en 2 sets gagnants alors qu'il était supérieur aux deux monstres du circuit. Il devra donc jouer encore mieux pour viser le titre à Paris. Peut-il le faire ?

La stat : 2
À seulement 22 ans, Stefanos Tsitsipas est déjà parvenu à battre au moins deux fois les trois monstres du circuit. Une performance monumentale qui s’est concrétisée après son incroyable come-back face à Rafael Nadal à l’Open d’Australie au début de l’année.

La cote des bookmakers :
Il est considéré comme un vrai concurrent pour Nadal et Djokovic. Avec une cote de 8 contre 1 avant le tournoi, sa partie de tableau, sans le Big 3, lui ouvre encore plus de perspectives pour viser la finale.


Rappel du classement :
10. Thiem
9. Karatsev
8. Sonego
7. Rublev
6. Ruud
5. Berrettini
4. Zverev
3. Tsitsipas


A suivre ce vendredi : N°2 Novak Djokovic / N°1 Rafael Nadal


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