Il aura fallu 52 Grands Chelems pour qu'Anastasia Pavlyuchenkova parvienne en finale d'un Majeur. Un véritable éloge de la patience de la part de la Russe qui évidemment est la première joueuse de l'Histoire à atteindre ce stade de la compétition après autant de tentatives échouées.

On le savait déjà avant même que ne débutent les demies, cette finale de Roland Garros 2021 offrira à celle qui s’imposera son premier trophée en Grand Chelem. L’une comme l’autre n’avait jamais atteint le dernier carré en Majeur, Barbora Krejcikova n’ayant même jamais dépassé les huitièmes de finale (déjà Porte d’Auteuil en 2020), alors qu’Anastasia Pavlyuchenkova s’était hissée à 6 reprises jusqu’en quart. Pour succéder à Iga Swiatek, celle qui est classée un rang juste devant l’autre (N°32 contre N°33) part sur le CV en pole position. « Nastia » est plus expérimentée (29 ans contre 25), a joué davantage de Grand Chelem (52 contre 5), a rallié plus souvent les quarts de finale en Majeurs (7 contre 1), a connu un meilleur classement (N°13 contre N°33) et a glané davantage de titres en carrière (12 contre 1, même si la Tchèque a remporté 9 trophées en double dames, dont Roland Garros et Wimbledon 2018).

La logique voudrait également que la patience de Pavlyuchenkova soit récompensée. Soulever le la Coupe Suzanne Lenglen ressemblerait à une certaine consécration pour cette joueuse attendue depuis bien longtemps à un tel niveau - elle a remporté trois Majeurs dans la catégorie junior (Open d’Australie 2006 et 2007 et l’US Open 2006, sans oublier une finale… à Roland Garros également en 2006), dont elle a été N°1 du classement. Longtemps, la native de Samara n’a pas réussi à appréhender les espoirs placés en elle. « J’ai parcouru une route longue et spéciale, a t-elle déclaré après son succès en demie. Tout le monde a son chemin. J’ai toujours senti que j’avais le jeu pour rejoindre une finale de Grand Chelem, mais je n’étais pas prête mentalement. » Depuis qu’elle travaille avec un coach sur le plan psychologique, elle négocie mieux les hauts et les bas qu’elle rencontre dans un seul et même match. Avant le début de la quinzaine parisienne, elle avait déjà montré quelques signes prometteurs, atteignant le dernier carré à Madrid après avoir dominé Karolina Pliskova, Jennifer Brady et Karolina Muchova. À Roland Garros, elle a parfaitement géré  les trois parties qu’elle a dû disputées en 3 manches, contre Aryna Sabalenka, Victoria Azarenka et Elena Rybakina. À chaque fois, elle a su rester concentrée et sereine afin de faire la différence dans les dernières minutes. En demie, la Russe a su aussi assumer son statut de favorite face à Tamara Zidansek (7-5, 6-3), pourtant particulièrement accrocheuse. Sur l’ocre, son jeu possède de nombreux atouts. Elle alterne entre puissance de frappe et variations, sait tenir l’échange et n’hésite pas à tenter quelques amorties.

De l’autre côté du filet, Barbora Krejcikova a passé autant d’heures sur le court (11), mais a concédé une manche de moins. Une au premier tour face à Kristyna Pliskova et une autre en demie contre Maria Sakkari. Une rencontre d’anthologie - la plus prolifique en nombre de jeux (38) à ce stade de la compétition à Roland Garros -, non pas en ce qui concerne le niveau de jeu (111 fautes directes au total pour seulement 58 points gagnants), mais plutôt pour son issue, particulièrement haletante, la Tchèque s’imposant sur sa 5ème balle de match (7-5, 4-6, 9-7 en 3h18), après en avoir écarté une au profit de la Grecque. Un succès inoubliable pour la native de Brno, qui se disait « pleine d’émotions » et semblait très touchée au terme de sa demie victorieuse. Plutôt attentiste - alors même qu’elle possède une bonne volée -, elle a préféré attendre les erreurs de Sakkari et s’appuyer presque uniquement sur son revers long de ligne - très efficace - pour boucler la rencontre. Une prestation néanmoins assez inquiétante à l’aune de sa finale, Anastasia Pavlyuchenkova étant plus solide et plus tranchante que la joueuse Grecque. Cela dit, n’oublions pas les performances convaincantes réalisées par Krejcikova lors de ces trois tours précédents contre Elina Svitolina (6-3, 6-2), Sloane Stephens (6-2, 6-0) et Cori Gauff (7-6, 6-3), dans la continuité de son titre à Strasbourg - son premier trophée acquis en simple - juste avant Roland Garros.

Finalement, pour leur première confrontation, les deux joueuses devront avant tout gérer le stress que suscite une finale de Grand Chelem. Pavlyuchenkova semble mieux armée, mais comme c’est une première pour l’une comme l’autre, il subsiste une part d’inconnu. Autre aspect important, l’état physique des deux athlètes. La Russe a avoué être très fatiguée après son quart et sa demie. La Tchèque a elle commencé à ressentir un début de crampes aux jambes au moment de se faire interviewer sur le court par Marion Bartoli, à l’issue de sa demie. Avec son magnifique parcours en Alsace, elle reste sur 11 matchs joués en moins de 3 semaines - sans parler des rencontres de double -, dont sa demie à Roland Garros qui a duré plus de 3 heures. Enfin, sur le plan du jeu, il est clair que Krejcikova devra montrer un visage plus entreprenant pour bousculer son ainée. Sinon la Russe pourrait bien s’envoler rapidement vers le sacre de sa vie.

L’œil de Julien Varlet : Anastasia Pavlyuchenkova est la favorite légitime de cette finale et je suis tout-à-fait d’accord. D’abord, il va falloir que Barbora Krejcikova récupère après sa longue demie chargée en émotion. Sachant qu’elle a déjà beaucoup joué la semaine précédant le Majeur parisien à Strasbourg. Pour moi, la Russe est un peu moins fatiguée. Ensuite, sur le plan tennistique, je trouve que la N°13 mondiale fait tout mieux que la Tchèque. Elle sert mieux et elle est plus puissante en fond de court. Seul le revers long de ligne de la cadette est meilleur. Cette dernière a une bonne main, mais elle ne l’utilise pas assez. J’aime aussi beaucoup la manière dont la Russe gère ses matchs, avec beaucoup de confiance et de sérénité. Elle a également l’expérience pour elle. Bref, il vaut mieux miser la sécurité, d’autant que Pavlyuchenkova ne commet pas tant de fautes que ça dans la durée, elle est assez régulière depuis le début du tournoi.


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