Sur le plan physique, c’est le match des extrêmes. D’un côté, un jeune homme de 22 ans qui a eu la chance de profiter du forfait de Pablo Andujar pour zapper le deuxième tour. De l’autre, un gars de douze ans son aîné, qui vient d’enchaîner deux matchs en 4 puis 5 sets, soit près de 7h30 sur le court, après une double opération à la hanche. Vu comme ça, et surtout si la rencontre vient à durer, on ne donne pas chère de la peau d’Andy Murray, qui ne part d’ailleurs pas avec la faveur des pronostics (30%). Dans le jeu, on peut aussi imaginer que les frappes puissantes et le slice de gaucher de Denis Shapovalov ont largement de quoi achever la belle histoire de l’Écossais dans ce Wimbledon 2021. Sauf que Andy n’est pas « Sir » pour rien. C’est un gentleman, doublé d’un tempérament de combattant hors-paire. La manière dont il a réussi à reprendre le dessus contre Oscar Otte, en s’invectivant dans la quatrième et la cinquième manche, ont tout à la fois ému et survolté le public anglais. Résultat, durant un peu plus d’une heure, on a retrouvé le Murray des grands moments, ce défenseur acharné, passeur et lobeur né, en mode guerrier sur tous les points. Dans une ambiance qui s’annonce tout aussi folle, et si son corps lui permet (il a déclaré « être fatigué » après son succès contre Otte, mais que ses hanches « tenaient le choc »), l’ancien numéro un mondial aura forcément un coup à jouer, d’autant que le Canadien n’a pas encore vraiment prouvé qu’il était infaillible sur gazon (40% de réussite, son premier troisième tour à Wimbledon, même s’il a atteint le dernier carré au Queen’s il y a quelques jours). Reste que c’est bien Andy Murray, classé aujourd’hui au 118ème rang, qui se retrouve au pied d’une montagne : le Britannique n’a pas battu un TOP 20 en Majeur… depuis pile 4 ans (4 échecs). Toutefois, on pourrait rétorquer que le Canadien peine à répondre présent dans les matchs importants avec 11 défaites sur 13 demi-finales et seulement deux présences en huitièmes de finale de Grand Chelem.

Denis Shapovalov : « C'est un grand moment pour moi. Évidemment, ce sera ma première fois sur le Center Court de Wimbledon, donc c'est super excitant pour moi, mon équipe et ma carrière. C'est définitivement un match dont je rêvais quand j'ai commencé le tennis : jouer contre Andy dans un match comme celui-ci. C'est un match que j'attends avec impatience. »

Andy Murray
: « Quelle ambiance pour jouer cette fin de match. J'avais besoin de l'aide de tout le public ce soir et ils ont fait un excellent travail. J'ai réussi de superbes coups à la fin, mais c'était un match difficile. Je devais faire quelque chose différemment, j'ai commencé à aller plus loin dans mes coups, à dicter plus de points, j'étais un peu négatif. A cause du manque de matchs, je ne prenais pas les bonnes décisions dans les moments importants. Je suis évidemment fatigué, je suis tombé plusieurs fois sur les courts glissants. , compte tenu de tout, je me sens bien, les hanches se sentent bien et j'ai un jour de repos demain. J'espère pouvoir jouer vendredi dans une atmosphère comme celle-ci et être performant. »

L'œil de Florent Serra : Murray a encore une fois fait preuve d’un mental impressionnant mais sa condition physique contre un joueur contre Shapovalov risque d’être un peu juste. Encore faut-il que le Canadien joue intelligemment et sans précipitation. Il faudra qu’il construise ses points, qu’il temporise et fasse courir le Britannique. Shapo est logiquement favori mais attention à la capacité de Murray à le faire déjouer et le pousser à la faute.


Novak Djokovic vs Denis Kudla
Même si Denis Kudla n’a quasiment aucune chance de gagner - les bookmakers le placent à 16 contre 1 -, voici peut-être le premier vrai test pour Novak Djokovic. Après Jack Draper, sans expérience, et Kevin Anderson, ancien finaliste mais incapable de retrouver un niveau qui pourrait lui permettre de titiller les TOP 10, le Serbe va devoir peut-être serrer un tout petit plus le jeu face à l’Américain. C’est sûr, comme le Sud-Africain, le 114ème mondial sera en difficulté dans ses déplacements lorsque l’échange s’engagera. Il devra aussi se confronter à l’incroyable qualité et régularité de retour du numéro un mondial. En revanche, même si « Djoko » avait infligé une claque à Kudla au deuxième tour de ce même Wimbledon il y a deux ans, l’Américain a les moyens de surprendre par moments son adversaire en alignant les grosses frappes au service et en coup droit. C’est ce qu’il a fait contre Andreas Seppi au deuxième tour (6-2, 6-4, 6-2, avec 75% derrière sa première et 60% derrière sa seconde). Rappelons que l’Américain est un vrai spécialiste du gazon, une surface sur laquelle il a obtenu ses meilleurs résultats (huitième de finale à Wimbledon 2015, demie à Halle 2018, quarts au Queen’s 2013 et à Newport 2011, finale à Nottingham en Challenger il y a quelques jours). Mais rappelons aussi que Djokovic parvient toujours à élever son niveau de jeu en fonction de l’adversité. Et en Grand Chelem, Novak Djokovic a remporté 48 de ses 49 duels face à des adversaires au-delà du top 100 (Istomin à Melbourne en 2017) dont 9 sur 9 à Wimbledon. Parmi ses 10 défaites à Wimbledon, un seul joueur ne figurait pas dans le top 50 et il s'agissait de Marat Safin.


Andrey Rublev vs Fabio Fognini
C’est une opposition qui pourrait amener l’un des deux joueurs à s’énerver. Tous les deux sont sanguins, même si le Russe a considérablement progressé sur le plan psychologique depuis maintenant deux ans. Andrey Rublev est largement favori (1,20 contre 5,20) mais un écart peut-être un peu trop important car Fabio Fognini, on le sait, est toujours capable de tout. Lors de ses deux premiers tours, remportés face à Albert Ramos-Vinolas et Laslo Djere, il a osé prendre d’assaut le filet (45 fois) avec un vif succès (75% de réussite). L’Italien mène aussi 5/2 dans leurs confrontations. Reste que le N°7 mondial est nettement plus en forme que son adversaire. Rublev a remporté 35 matchs cette saison (contre 17 pour Fognini). Le Moscovite a également assuré à Halle, se hissant jusqu’en finale (perdue contre Ugo Humbert), après avoir battu deux spécialistes de la surface verte, Jordan Thompson et Philipp Kohlschreiber. On attendait de voir son match face à Lloyd Harris pour avoir la confirmation que l’herbe fraîche lui convenait bien. On est maintenant convaincu. Rublev s’est imposé avec solidité (6-1, 6-2, 7-5), en s’appuyant sur un super service, en première (83% des points gagnés) et même en seconde (62%). Il a aussi limité les erreurs (seulement 18 fautes directes). S’il maintient ce niveau, il devrait faire exploser l’Italien.

Fabio Fognini : « Je suis mort de fatigue : j'ai mal à la cheville et au dos, mais je suis content, je suis de retour au troisième tour d'un grand tournoi. J'ai laissé filer le troisième set à 4 à 0 pour essayer de garder de l'énergie pour le quatrième set. Rublev fait partie de ces joueurs qui n'ont pas de plan B, mais dont le plan A a plutôt bien fonctionné pendant un an et demi. Je joue toujours bien contre lui, voyons ce que nous pouvons trouver cette fois pour le battre. »

L'œil de Florent Serra : Rublev a eu une légère baisse de régime depuis quelques matchs (fait partie aussi de ceux qui ont le plus joué cette saison) mais malgré tout, je le vois s’imposer ici dans la continuité de ce qu’il nous a proposé face à Harris. Fognini, lui, a passé deux tours mais il a joué deux adversaires dans sa filière de jeu, redoutables sur terre mais beaucoup moins solides sur gazon. Rublev va prendre de court l’Italien avec ses frappes lourdes. Même le set de Fognini me tente pas . Je vois le Russe gagner mais sa cote est totalement injouable face à un Italien capable de tout. No bet ici pour moi.


Diego Schwartzman vs Marton Fucsovics
On ne sait toujours pas comment situer le niveau de jeu de Diego Schwartzman sur le gazon de Wimbledon cette année. Après avoir disputé une parodie de match au premier tour, la faute à un Benoit Paire démobilisé, le petit Argentin a montré du bon et du moins bon face à Liam Broady. Après avoir perdu le set inaugural (4-6), il a enchaîné une superbe série (16 jeux remportés sur 21) pour s’imposer en 4 manches. Même si son jeu de fond de court semble plutôt en place, le N°11 mondial a commis de nombreuses erreurs (40 pour 46 points gagnants) et a profité de l’inexpérience du Britannique dans les moments chauds (seulement 3 balles de break converties… sur 18 !). Parfois en difficulté sur son service, Schwartzman pourrait souffrir si Marton Fucsovics parvient à relancer long et lourd, tout en limitant les fautes. S’il n’a jamais vraiment performé sur gazon (35% de victoires), malgré le titre glané en 2010 à Wimbledon dans la catégorie junior, le Hongrois a bien géré son début de tournoi. Une victoire en 4 sets contre Jannik Sinner (avec un bon bilan au filet, 21 sur 29) et une domination (un set à rien) face à Jiri Vesely, contraint à l’abandon en raison d’une blessure au dos. L’Argentin, qui n’a pas encore obtenu de grands résultats sur herbe (7V/10D), a remporté leur unique confrontation, mais en 5 sets à Roland Garros en 2019. Clairement, les deux joueurs ont leur chance, et on comprend pourquoi les bookmakers les voient sur un pied d’égalité. 

L'œil de Florent Serra : Je trouve vraiment Fucsovics convainquant depuis quelques matchs et ceci malgré une saison sur terre ratée. C’est un bel athlète qui couvre bien son terrain et qui est régulier dans ces coups. Il est évident que l’Argentin va l’embêter avec ses coups à plat jamais très loin de la bande du filet notamment où il va lui prendre du temps. Diego est à l’aise dans les rallyes de fonds de courts et reprend confiance depuis Roland il n’hésitera pas à faire reculer son adversaire. Ainsi, je pense que la qualité de service de Fucsovics va beaucoup jouer dans ce match et que s’il arrive à sécuriser ses jeux de service il pourra prendre plus de risque sur les mises en jeu adverses et se montrer plus créatif et résistant. Je pense que les deux auront des temps forts. Même si je vois le Hongrois légèrement favori, il me paraît plus judicieux ici de partir sur un match en 4 sets minimum.


Daniel Evans vs Sebastian Korda
En voilà un match qui donne envie d’être vu ! Face-à-face, un Britannique en feu et armé d’une main magique contre un jeune Américain prometteur et porté vers l’avant, bref du bonheur en perspective pour les yeux. Du suspense au rendez-vous également, tant il est difficile de dégager un favori. Tout simplement parce que les deux joueurs ont montré l’un comme l’autre depuis quelques jours qu’ils avaient des ambitions légitimes à Wimbledon. Après un quart de finale au Queen’s, Daniel Evans vient d’enchaîner deux succès en 3 manches, d’abord contre un spécialiste du gazon, Feliciano Lopez, puis face à Dusan Lajovic. Au total, 43 montées au filet pour plus de 75% de réussite. De son côté, Sebastian Korda a d’abord réussi à remporter deux belles victoires contre Roberto Bautista-Agut et Kei Nishikori à Halle, avant de battre en 4 manches au premier tour du Majeur anglais Alex de Minaur, excellent joueur sur herbe et tout récent vainqueur de l’épreuve d’Eastbourne, puis le Français Antoine Hoang en 3 sets. Le 50ème mondial a été encore plus offensif, avec 81 tentatives à la volée pour 57 points gagnés, soit 70% de réussite. Pour être franc, on a la sensation que le fils de Petr, s’il sert fort et se montre aussi performant au filet, a de vraies chances de passer. À l’inverse, on peut également imaginer que le jeu atypique de Dan Evans, fait de slices et de montées à contre-temps, a de quoi perturber Korda. Le public aidant, on donne peut-être un tout petit avantage au sujet de sa Majesté. En tout cas, on ne demande qu’à voir…

Daniel Evans : « Je suis content d'être au troisième tour. C'était un match difficile contre Lajovic mais c'était bien de le gagner en trois sets car cela devenait assez difficile sur la fin. J'étais ravi de jouer sur le Court N°1 dans une très bonne ambiance et j'espère que j'ai joué du bon tennis et qu'ils l'ont apprécié. Mais contre Korda, sur le Court Central, je pense que ça sera un autre match difficile. C'est un grand talent. C'est déjà un grand joueur. Son jeu s'adapte bien à l'herbe. Mais sur un troisième tour de Wimbledon, il y a beaucoup de pression supplémentaire qui vient avec ça. C'est une première pour lui ici à ce stade du tournoi...»

L'œil de Florent Serra : Cette rencontre est très intéressante. Les deux joueurs sont très complets sur gazon et restent sur une bonne dynamique. Pour moi c’est du 50/50 ici. Evans va plus varier et gêner Korda dans la filière courte et les courts croisés mais Korda a cette capacité pour sublimer son premier coup après son service et se mettre assez rapidement en bonne position. Les deux ont des qualités indéniables. Étant pour l’ambiance, l’expérience et le côté atypique du jeu d’Evans je le placerais légèrement favori mais rien n'est joué sur ce match et je m'attends vraiment à une rencontre très serrée.


Karen Khachanov vs Frances Tiafoe
Encore un troisième tour qui sent la poudre. De chaque côté, on est capable de frapper fort, très fort. Mais il semble que l’un des deux hommes, le moins bien classé (N°57 contre N°29) se trouve dans une forme plus éclatante que l’autre. On parle de Frances Tiafoe, déjà vainqueur du Challenger de Nottingham, et impressionnant lors de ses deux premiers tours contre Stefanos Tsitispas (N°4 mondial), puis Vasek Pospisil (grand spécialiste du gazon). Face au Canadien, il a rendu une copie parfaite : 14 aces, 74% de premières, 79% de points gagnés derrière, 70% derrière sa seconde, aucune balle de break concédée, 42 points gagnants et seulement 13 fautes directes, n’en jetez plus ! Pour résumer, un mélange de puissance et de justesse, avec un style énergique inimitable. En face, Karen Khachanov a bien géré ses deux premières rencontres, d’abord contre Mackenzie McDonald, puis face à Egor Gerasimov. Le Biélorusse a subi 41 points gagnants, dont 8 aces, pour seulement 23 erreurs du Russe. Le Moscovite a aussi sauvé 100% des balles de break sur sa mise en jeu (4 sur 4). Sur leurs performances, on a envie de penser que le revers slicé et la variation dans le jeu de l’Américain doivent lui offrir la possibilité de s’imposer. Ironie de l’histoire, les deux joueurs s’étaient joués la première fois au troisième tour à Wimbledon il y a 3 ans, et Karen Khachanov s’en était sorti après avoir perdu les deux premières manches (4-6, 4-6, 7-6, 6-2, 6-1). « Je suis satisfait de mon début de tournoi, mais j’en veux davantage », a déclaré Tiafoe après ses deux premiers matchs. L’heure de la vengeance a sonné !

L'œil de Florent Serra : Khachanov est un bon joueur mais je trouve que l’effervescence et les attentes autour de lui depuis son titre à Bercy sont trop importantes et il est d’ailleurs bien redescendu au classement ATP (hors top 20 désormais et 35ème à la Race). Certes il nous sort deux premiers tours satisfaisants et un cran au-dessus de ce qu’il nous a montré à Halle mais côté coup droit, il y a encore beaucoup de déchets dès que ses adversaires arrivent à lui prendre du temps. À l'inverse, côté revers il m’a plus convaincu avec ses balles flottantes le long de la ligne. À voir s’il arrive à utiliser ce coup et se montre plus régulier car en face se dresse un Américain déterminé qui n’a pas perdu un seul set en deux tours et qui se montre très complet. En effet, je trouve que les conditions de jeu avec un gazon plus lent sont à l’avantage de Tiafoe qui réalise plus de décalage sur son coup droit que d’habitude ce qui lui permet d’inscrire beaucoup de coups gagnants. J’aurais donc mis Tiafoe légèrement favori et les cotes reflètent bien ma vision des choses dans un match à la physionomie serrée.


Roberto Bautista-Agut vs Dominik Koepfer
L’Espagnol est logiquement favori sur le papier. Il a déjà atteint le dernier carré dans le Majeur britannique (2019), s’est déjà imposé sur gazon (s-Hertogenbosch 2014) et a remporté la première opposition contre l’Allemand (Hambourg 2020, sur terre battue). Il faut noter néanmoins que Roberto Bautista-Agut a un peu de mal à développer son jeu cette saison. Et la tendance s'est confirmée récemment avec une élimination dès le premier tour à Halle, une sortie dès son deuxième match à Majorque et deux tours compliqués à Wimbledon : un succès en 4 manches face à John Millman et un autre en 5 sets et deux jours contre Miomir Kecmanovic. Aura-t-il parfaitement récupéré pour jouer dès le lendemain à 100% de ses possibilités, sachant qu’il s’était déjà plaint des adducteurs à l’issue de la rencontre face à l’Australien ? Voici la première clé du match. La seconde réside dans la faculté de Dominik Koepfer à tenir l’échange en fond de court. Côté relance, tout va bien. L’Allemand est parvenu à contrer le géant américain Reilly Opelka au premier tour. Au tour suivant, il a commis beaucoup plus d’erreurs (47) et a failli passer à la trappe contre le Sud-Coréen Soonwoo Kwon (6-3, 6-7, 7-6, 5-7, 6-3). Pour l’instant, il a perdu toutes ses confrontations face au TOP 10 en Grand Chelem (0 sur 3). Bautista ressemble à une bonne occasion pour signer sa plus belle victoire en carrière, mais tout le monde le sait, l’Espagnol ne perd presque jamais contre les joueurs classés au-delà du top 50 : seulement 18 défaites en 120 matchs depuis 2017. Sauf qu'il a déjà perdu 5 fois cette saison dont trois fois sur le dernier mois. Très loin de ses standards habituelles, RBA va-t-il se faire piéger ?


La confiance du jour de la rédaction
⭐️⭐️⭐️ ---
⭐️⭐️ Over 3.5 sets Evans vs Korda /
⭐️ ---

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