L’US Open s’est achevé ce dimanche par le premier titre majeur de Daniil Medvedev et l’aboutissement inachevé de Novak Djokovic dans sa quête de Super Grand Chelem. Ce dernier évènement a largement constitué le fil rouge de ce tournoi, ponctuant les conférences de presses des joueurs et tenant en haleine le spectateur jusqu’à ce rendez-vous avec l’histoire manqué par le Serbe. Mais si cet US Open s’est révélé être particulièrement riche en émotion, cela est également dû à des performances inhabituelles, des morceaux de bravoures vécues dans des ambiances électriques et de multiples retournements de situation, parfois peu rationnels. Certains commentaires, comme celui d’Alex Corretja, aujourd’hui consultant pour Eurosport, consacrent même ce Grand Chelem comme le meilleur depuis des années. Rien que ça… Retour sur les moments marquants de la quinzaine.


Décalage

5 joueurs issus des qualifications au 3ème tour, 3 en huitièmes de finale, 1 rescapé en quart de finale. Il est assez rare de voir des joueurs issus des qualifications qui ont gagné leur sésame pour le grand tableau aller aussi loin dans un tournoi du Grand Chelem. Mais ce sont surtout les circonstances qui surprennent. Les 3 joueurs qui se sont hissés en 2ème semaine de l'US Open, ont dû particulièrement batailler pour accéder au tableau principal. Sur les 9 matchs qu’ils ont disputés en cumulé lors de ces qualifications contre des joueurs du circuit secondaire, seulement 2 d’entre eux ont été disputé en 2 sets ! Cela n’a pas empêché ces 3 joueurs de sortir 4 joueurs du top 30 par la suite… « Comme on le dit fréquemment, les derniers tours de qualification sont les matchs les plus importants pour les joueurs sur une année. Une fois qu’ils ont accédé au grand tableau, ce n’est que du bonus pour eux » indique David Gertler. En effet, ces derniers ont la garantie de gagner 75 000 dollars a minima, soit quasiment 5 fois plus que le titre d’un gros tournoi challenger. De quoi mettre les nerfs à vif… Il suffit de regarder un match de 3ème tour de qualification pour ressentir toute la tension qui s’empare des joueurs. Cette édition de l’US Open n’a pas fait exception à la règle…

S’il fallait trouver l’OVNI de cet US Open, Botic Van de Zandschulp ferait un candidat parfait. Pas seulement à cause de son patronyme qui a manifestement beaucoup amusé les journalistes sur place mais surtout en raison de son parcours incroyable qui l’a emmené jusqu’en quart de finale. Incroyable à plus d’un titre, le Hollandais de 25 ans, 117ème mondial avant le tournoi, a d'abord disputé 9 manches en qualifications pour accéder au grand tableau. Mieux encore, sur ses 9 matchs effectués au total sur ce tournoi, il aura perdu 8 fois le premier set. Pour certains observateurs comme Endlesstennistalk, cela n’est pas si surprenant : « On parle d’un joueur qui a beaucoup de difficulté à maîtriser ses nerfs. C’est quelque chose que l’on voit régulièrement avec lui sur le circuit Challenger, il a du mal à se détendre et jouer un match plein dès les premiers points. » David Gertler abonde également dans ce sens : « Botic a un bilan de 7 victoires pour 12 défaites en finale de tournois (ndlr : en comprenant les tournois ITF) dont 1 tournoi gagné sur 3 finales sur le circuit Challenger donc je ne pense pas que cela soit exagéré de dire qu’il peut être sujet au stress ». Cette nervosité était palpable sur ses premiers tours de qualifications mais pas seulement…

« Il faut voir son premier tour contre Taberner où il est mené 2 sets à 0. Il a l’air de ne pas être dedans mais son adversaire tremble et il finit par passer au-dessus tranquillement, ajoute EndlessTennisTalk. Contre Bagnis au 3ème tour, il perd le premier set 6-4 et dans le premier jeu du second set, alors qu’il doit servir, il ne met quasiment aucune intensité, on a l’impression qu’il a envie d’être partout sauf à New York. Il gagne pourtant le jeu on ne sait pas comment et à partir de là, c’est terminé, il ne perd quasiment plus un jeu du match ! C’était particulier… » Et c’est pourtant sur ce tournoi que l’imprévu arrive. Le Hollandais sort un match de très bonne facture contre Casper Ruud au second tour, fait l’étalage de sa solide première balle, de son jeu consistant en fond de court, de sa bonne main à la volée et surtout… négocie parfaitement les points importants. En huitièmes de finale contre Diego Schwartzman, il surclasse l’Argentin dans le jeu et mène 2 sets à zéro.. mais les nerfs finissent par reprendre le dessus. Alors qu’il a concédé la 4ème manche, après s’être procuré 2 balles de matchs préalablement, on ne donne pas cher de la peau du Hollandais… Pourtant, de manière surprenante, il repart au combat et se montre particulièrement autoritaire dans le 5ème set qu’il gagne facilement 6-2. « Ce qu’il a montré sur cette dernière manche, c’est stratosphérique par rapport à ses standards habituels », conclue EndlessTennisTalk.

Le natif de Wageningen prendra même un set à Daniil Medvedev en quart de finale mais les 19 heures passées sur le court avant d'affronter le Russe auront finalement raison de lui… Mais l’essentiel est acquis. Celui qui n’avait jamais vu New York ailleurs que dans les films accomplit un bond de 50 places au classement ATP. Il est aujourd’hui 62ème mondial et peut voir l’avenir d’un bon œil, lui qui démontre depuis 2019 sur le circuit Challenger qu’il a très largement le potentiel pour être dans le top 50 si ses nerfs le laissent tranquille.

Le Hollandais n’est pas le seul à avoir dépassé ses standards habituels sur le plan mental. De la même façon, le Franco-Américain Maxime Cressy a démontré beaucoup de nervosité pendant les qualifications. C’est pourtant le même joueur qui effectuera un match incroyable au premier tour contre Pablo Carreno Busta, remontant 2 sets, sauvant 4 balles de matchs d’affilée dans le tie-break du 5ème set et s’adjugeant la rencontre dans une ambiance absolument grisante. Contre toute attente, après avoir été si fébrile la semaine d’avant, Cressy aura su jouer les points importants du match à la perfection…Sa route s’arrêtera au tour suivant contre Nicoloz Basilashvili.

Peter Gojowczyk (141ème joueur mondial avant le tournoi) et Oscar Otte (144ème joueur mondial avant le tournoi) sont les deux autres surprises des qualifications. Peter Gojowczyk, 32 ans et ancien 39ème joueur mondial, s’était un peu perdu ces dernières années sur le circuit. Très à l’aise sur ce genre de surface qui favorise son jeu rapide et ses frappes à plat puissantes, l’Allemand surprend sur le plan physique, lui qui n’avait pas enchaîné autant de matchs depuis très longtemps. Sa débauche d’énergie pour s’adjuger le 3ème set contre Alcaraz, dans un duel 100% éclopés, apparaît comme un moment marquant des huitièmes.

Quant à Oscar Otte, c’est tout d’abord sa régularité en Grand Chelem, plus que les autres, qu’il convient de saluer. « Cela fait 3 tournois majeurs de suite qu’Otte arrive à sortir des qualifications (ndlr : Roland Garros 2021, Wimbledon 2021 et cet US Open. Il est également sorti des qualifications lors de Roland Garros en 2020), note David Gertler. En qualifications, il gagne 2 matchs sur 3 en jouant un tie-break décisif. » Mais plus que ses autres camarades, l’Allemand a donné de sa personne en qualifications : « Il ne se sentait pas bien physiquement en venant ici, a déclaré Andreas Mies, son ami et double champion à Roland Garros en double, sur le site de l’ATP. Il est resté au lit pendant une semaine et a commencé à s'entraîner une semaine avant son match de qualification pour le premier tour. » Le joueur de 27 ans n’est pas pour autant bien remis. En effet, il est pris de vomissement sur ses deux premiers matchs : « Au moment où cela s'est produit, je me suis dit : "Ok, peu importe le score, comment le match va se terminer, confie l’Allemand en conférence de presse. Je voulais juste sortir du court et m'éloigner du soleil parce qu’il faisait tellement humide et chaud. [1] »

Sur son second tour, c’est en plein milieu du tie-break du 3ème set que le désagrément arrive. Cela ne l’empêchera pas de gagner le match… « C’est un grand combattant », conclut Andreas Mies. Une fois dans le grand tableau, Otte passe les obstacles Sonego, Kudla et Seppi. Il prendra un set à Matteo Berrettini en huitièmes de finale mais une chute sur son poignet droit hypothèquera ses chances de victoires… « Il a fait une bonne impression sur cet US Open avec son énorme première balle et un jeu de fond de court très agressif, » affirme David Gertler. Il ne reste à espérer pour lui que sa blessure ne soit pas trop sérieuse…

On ne saurait conclure cette partie sans évoquer Marco Trungelliti, 198ème mondial avant le tournoi. Plus connu pour avoir été le joueur à témoigner de l’existence de matchs truqués auprès de la Tennis Integrity Unit (ayant conduit à la suspension de trois joueurs argentins), le fantasque puma a animé à sa manière le début de ce tournoi… alors même que son entrée dans le tableau principal résulte d’un petit miracle. En effet, il sauve 5 balles de match contre Alecsandar Kovacevic (l’une des excellentes surprises américaines de ce tournoi) au dernier tour des qualifications, dont l’une d’entre elle sur un plongeon à la volée aussi spectaculaire que surréaliste.

Il rencontre au premier tour le tout aussi fantasque Alejandro Davidovich Fokina, autre adepte des plongeons au filet dans l’un des matchs les plus longs du tournoi (4h27). En temps normal, l’Espagnol est bien préparé pour ce genre de match… « Jouer 5 sets, c’est comme un marathon, avouait le jeune espagnol il y a 3 mois sur le site officiel de l’ATP. C’est grâce à Martin Fitz que j’ai la mentalité d’un coureur de marathon. Cela m’aide beaucoup et au cinquième set, je reviens sur le terrain pour donner mon maximum. » La personne citée est le champion du monde espagnol 1995 de marathon et fait partie de l’encadrement du natif de Malaga depuis la fin de saison dernière. Et celui-ci ne tarit pas d’éloges pour les qualités de son poulain. « Alex démontre qu’il est un vrai marathon man. Il est le Eliud Kipchoge (ndlr : double champion olympique de marathon) du tennis. Il combine la vitesse d’Usain Bolt mais aussi l’endurance d’un coureur de marathon ». Avec de telles paroles, autant dire qu’on n’était pas réellement prêt pour ce qui allait se passer pendant cette rencontre.

« Cafe », comme ces amis l’appellent, fait un bon match, avec un niveau de jeu bien meilleur que ce qu’il a montré en qualifications. Mais pour Davidovich Fokina, c’est un jour sans et il se retrouve bientôt mené 2 sets à 1 et break contre lui dans le 4ème set. Il parvient malgré tout à remporter le 4ème set et s’avance dans une cinquième manche où il a sans aucun doute plus de certitudes que son adversaire. Il a aussi plus d’expérience sur ces matchs à rallonge mais également la bonne caisse physique évoquée par son préparateur, au contraire de l’Argentin qui affiche une petite bedaine de joueur du dimanche. Pourtant, c’est bien ce dernier qui surclasse physiquement son adversaire. A 5-4, 30-30 service de l’Espagnol, ce dernier contracte une crampe qui lui fait perdre le point. Il doit donc faire face à une balle de match mais peine à se relever. Les secondes passent, le 44ème joueur mondial est proche de l’abandon. Mais Trungelliti incite son adversaire à jouer le point. Il sait que le match est gagné mais veut une victoire dans les règles de l’art. Davidovich Fokina accepte de lui faire ce geste et sert péniblement, alors qu’il ne peut quasiment plus bouger. L’Argentin gagne le point et exulte. C’est un véritable K.O physique, totalement improbable. Les deux joueurs s’enlacent avec le sourire au filet et dans un beau geste de fair-play, l’Argentin aide son adversaire à ranger son sac puis le porte jusqu’au vestiaire. La fin de match est belle et fait honneur aux deux joueurs qui ont ferraillé sur le court.

Trungelliti renoue ainsi avec la victoire, lui qui traversait une grosse période de doute et des problèmes physiques au niveau de la hanche. « Mentalement, je suis dans une autre optique qu’il y a quelques mois. Je vais essayer de tirer parti de cette nouvelle manière de penser que j’ai beaucoup travaillée. Jusqu’à maintenant, cela ne faisait pas mouche mais aujourd’hui c’est arrivé », avoue-t-il après son match auprès du quotidien La Nacion. [2] Il perdra au tour suivant contre Facundo Bagnis mais comme l’essentiel des joueurs cités ci-avant, le tournoi lui aura permis de changer la dynamique de sa saison…


Les promesses américaines

Cela fait maintenant depuis 2003 qu’un Américain n’a plus gagné un Grand Chelem. Pour une nation de tennis comme les Etats-Unis qui ont dominé le monde pendant plusieurs décennies, cela commence à faire un peu long. Une fois n’est pas coutume, sur cet US Open, aucun américain n’a réussi à rallier les quarts de finales. Pourtant, comme le concède Christopher Clarey, correspondant tennis au New York Times, l’humeur est plus optimiste qu’à l’accoutumée. « Le réservoir américain est non seulement dense mais il a également beaucoup de jeunesse et de personnalité », concède-t-il.

Il faut dire que Tiafoe, Opelka, Brooksby, Cressy ont dynamité le tournoi à leur manière, en portant le public américain à ébullition. Mais c’est évidemment sur le plus jeune d’entre eux que l’attention se canalise. « Je pense que Brooksby est notre meilleur élément pour gagner un Grand Chelem » avoue Reilly Opelka en conférence de presse. « Est-ce que ses coups sont jolis ? Non. Mais est-ce qu’ils peuvent être répétés à l’infini ? Absolument et c’est le plus important, note Brad Stine, l’entraîneur de Tommy Paul, sur son jeu. Le point de contact avec la balle est propre et il peut jouer un million de balles d’affilée. Il joue un jeu réduit à sa forme la plus simple. Mais il va courir et vous faire jouer le point de plus. C’est très efficace et très irritant pour ses adversaires [3]». Si Jenson Brooksby peut continuer à rendre fou ses adversaires, l’avenir s’annonce radieux. Le jeune américain a commencé l’année à la 310ème place mondiale, il est aujourd’hui 81ème, malgré le gel du classement ATP sur ces 6 premiers mois !

Julien Kergonou est un suiveur attentif du tennis spécialisé sur les nouvelles technologies autour de la petite balle ronde et sur les jeunes espoirs de demain, dont il donne régulièrement des nouvelles sur son compte twitter. Il identifie Brooksby comme l’espoir américain n°1 mais a également en tête deux autres joueurs américains qui se sont illustrés sur cet US Open. Zachary Svajda n’a que 16 ans lorsqu’il honore sa wild-card lors de l’US Open 2019 en prenant 2 sets à Paolo Lorenzi. « C'était très important pour moi, car je ne savais pas que je pouvais tenir cinq sets, contre un grand joueur, et cela m'a montré que j'en étais capable. Cela m'a définitivement motivé à m'entraîner plus dur ». Cependant, la progression du jeune espoir est ralenti pendant plusieurs mois à cause d’un problème cardiaque lié à la COVID qu’il a contractée. Il assure aujourd’hui que tout est parfaitement rentré dans l’ordre.

Aujourd’hui classé à la 476ème place mondiale, il jouait ainsi pour la deuxième fois dans le grand tableau de l’US Open après voir brillamment gagné sa wild-card contre Ben Shelton au tournoi de Kalamazoo. Au premier tour, il montre beaucoup de solidité et de maturité pour écarter Marco Cecchinato, 84ème joueur mondial. C’est alors Jannik Sinner qui s’avance sur son chemin… Malgré la défaite en 4 sets, les éléments positifs abondent. «J’ai trouvé qu’il avait très bien joué, affirme Julien Kergonou. L’enjeu ne l’a pas submergé et je n’ai pas trouvé qu’il y avait un grand écart sur ce match entre les deux joueurs. »

« C'est l'un des joueurs les plus habiles tactiquement, que j'ai jamais vu, déclare Martin Blackman, le directeur général en charge du développement des joueurs auprès de l’U.S. Tennis Association. Il absorbe si bien la balle et c’est un jeune qui s'entraîne très dur. [4]»

« Je trouve que ses qualités dans le jeu et en retour sont bluffantes, ajoute Julien Kergonou. Son service était sa faiblesse (ndlr : il mesure 1m75) mais il commence à bien s’améliorer de ce côté-là. Celui-ci n’est pas très puissant mais il arrive souvent à trouver des zones intéressantes, un peu comme Nakashima dont la première balle est particulièrement précise. C’est un joueur avec de bonnes capacités mentales aussi. Sur le plan physique, j’ai eu souvent cette impression étrange en le voyant jouer qu’il était au bord de la rupture physiquement et pourtant, ça tenait régulièrement. » Avec ses qualités, le jeune américain peut voir l’avenir au beau fixe. "Je pense qu'il sera dans le Top 100 mondial d'ici la fin de l'année prochaine", conclut Martin Blackman.

Derrière Svajda, d’autres espoirs américains se sont illustrés lors des qualifications, avec quelques victoires probantes sur des joueurs du top 200. « On a vu plusieurs jeunes américains s’illustrer (Ben Shelton, Eliot Spizzirri, Alex Kovacevic) mais il y a un qui me semble encore au-dessus, c’est Zane Khan, indique Julien Kergonou. Agé de 19 ans, Zane Khan est classé à la 407ème place mondiale. Sa progression est assez fulgurante, avec 3 tournois ITF remportés cette année. « C’est un joueur avec un profil moderne. Il un jeu comparable à Medvedev. Sa technique est un peu étrange mais il est solide à la fois en coup droit et en revers. Il a un très gros service, il se déplace très bien et il est aujourd’hui plus puissant que la moyenne des joueurs de son âge. En fait, il n’a pas vraiment de faiblesses », note Julien Kergonou.

Malheureusement blessé à la cheville lors d’un tournoi ITF au Portugal, il s’avançait sur ce tournoi de qualifications avec quelques incertitudes. Cela ne l’empêchera pas de battre Stakhovsky, un joueur expérimenté toujours difficile à négocier en qualifications et Damir Dzumhur, ancien 23ème joueur mondial. Sa route s’arrêtera hélas contre Evgeny Donskoy au troisième tour. « Je trouve qu’il a moins bien joué que tout ce que j’ai vu de lui sur l’année, peut-être à cause de sa cheville ou de l’enjeu tout simplement. Il a globalement moins bien joué les points importants, avec des fautes directes inhabituelles, je pense vraiment qu’il a été pris par le stress. Contre Donskoy, il fait un jeu décisif du 3ème set catastrophique, il aurait vraiment pu gagner ce match.»

Les Américains disposent aujourd’hui de 14 joueurs dans le top 100 (soit le plus gros total depuis 1996) dont certains comme Nakashima, Korda et Brooksby peuvent aspirer à de très hautes ambitions. Et derrière cela, d’autres jeunes joueurs prometteurs se bousculent au portillon. Si cet US Open n’a pas été totalement probant du point de vue des résultats, il a mis en lumière plus que les années précédentes, l’armada croissante du tennis américain. Le successeur d’Andy Roddick qui viendra dynamiter l’US Open n’est peut-être plus très loin…


[1] https://www.atptour.com/en/news/otte-us-open-2021-feature

[2] https://www.lanacion.com.ar/deportes/tenis/marco-trungelliti-en-version-epica-gano-por-primera-vez-en-el-us-open-y-aseguro-un-argentino-en-la-nid30082021/

[3] https://www.nytimes.com/2021/09/06/sports/tennis/us-open-men-opelka-brooksby-tiafoe.html

[4] http://sdnews.com/bookmark/27819313/article-Pacific