L’Open d’Australie 2022 débute dans plus de trois mois, pourtant il suscite déjà le débat. Un débat tennistique, sur le « GOAT » ou encore l’éventualité de voir un joueur de la « Next Gen », tel Daniil Medvedev à l’US Open, contrarier les plans de Novak Djokovic, en quête d’un 10ème sacre à Melbourne synonyme de 21ème Majeur ? Point du tout. Ce qui anime actuellement les discussions, au cœur du circuit et sur les réseaux sociaux, c’est un débat… sanitaire. Preuve que la question du coronavirus n’a pas encore été totalement tranchée dans le monde de la petite balle jaune.

On sait déjà que 50% des joueurs du top 100 sont vaccinés, un tout petit peu plus parmi les joueuses. L’information a été révélée durant Flushing Meadows. Une situation qui pourrait s’avérer compromettante pour les athlètes n’ayant pas encore reçu une deuxième injection quelques jours avant leur départ pour l’Océanie. En effet, vendredi dernier, le gouvernement de l’État de Victoria a annoncé qu’à partir de la fin du mois de novembre, les sportifs professionnels devront absolument passer par la case vaccination pour pouvoir exercer leur métier.

Certes, pour le moment, la décision ne concerne que les athlètes et les équipes du pays amenées à se déplacer dans l’État en question, pour telle ou telle compétition. Mais qu’en sera t-il des sportifs internationaux ? Venant d’un pays ayant rapidement choisi la stratégie du « zéro Covid », ce qui impliqua la mise en place de mesures drastiques depuis le début de la pandémie (interdiction pour les citoyens de voyager à l’étranger sans autorisation depuis maintenant 18 mois), la décision fait sens.

À peine l’allocution du Premier Ministre Daniel Andrews terminée, le tout récent ex-coach de Simona Halep, Darren Cahill, lui-même australien, s’est interrogé sur Twitter : « Voici peut-être le signe que les joueurs de tennis devront eux aussi être vaccinés pour participer au prochain Open d’Australie ». Si la règle devait être généralisée, cela signifierait pour certains la nécessité de se faire « piquer », et en vitesse, sous peine d’interdiction de venir tenter leur chance à Melbourne. En premier lieu, on pense bien sûr au numéro un mondial, qui a déjà déclaré être opposé à la vaccination obligatoire. 

À moins que Tennis Australia ne parvienne à obtenir un régime d’exception, qui isolerait les participants au sein d’une bulle sanitaire. Lors de la dernière édition du tournoi, avant la commercialisation du vaccin, les athlètes avaient été contraints, comme dans les autres tournois d’ailleurs, de subir une quarantaine à l’hôtel. Alors que la situation sanitaire s’améliore aujourd’hui dans certains pays, permettant aux joueuses et aux joueurs un retour à la normale, comment ces derniers réagiraient-ils s’ils devaient revivre ce type de protocole strict ? Un certain nombre de questions qui devraient trouver des réponses dans les semaines à suivre.