Maintenant qu’il a réussi à battre au moins une fois tous les membres du Big 4 (Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic et enfin… Andy Murray), Alexander Zverev s’attaque à un nouveau défi : dominer Gaël Monfils, contre qui il a perdu ses 3 premiers affrontements. Bon, soyons honnêtes, c’était une autre époque, en 2015 et 2016, un temps où l’Allemand avait moins de 20 ans et n’avait pas encore remporté le moindre trophée dans l’élite du tennis. Depuis, on le sait, celui qui pointe actuellement au 4ème rang mondial et qui est le seul à avoir glané deux Masters 1000  cette année (Madrid et Cincinnati) a grandement progressé et fait maintenant partie des sérieux prétendants à gober les plus gros tournois, dont les Majeurs. Il reste d’ailleurs sur une série impressionnante de 19 victoires en 20 matchs, son seul revers ayant été enregistré face au numéro un mondial en demie de l’US Open. Contre l’Écossais, hier en huitième de finale, alors qu’il avait été breaké à chaque fois en début de manche, il a montré une nouvelle fois à quel point il avait mûri, pour prendre le dessus à force de violents coups de butoir et sans jamais paniquer. Le voici très largement favori contre Monfils, ce qui confirme la confiance des bookmakers envers le solide et intraitable allemand. Monfils a t-il des chances de renverser la montagne germanique ? Un peu oui et beaucoup non. Si on se fie aux statistiques du tricolore contre les grands serveurs, on peut croire en sa bonne étoile. Son ratio sur dur extérieur face aux joueurs qui mesurent au moins 1m93 est très positif : 12 succès pour 5 revers lors de ses 17 dernières sorties. Mais attention, Zverev n’est ni Isner, ni Opelka, ni Anderson. Il se déplace beaucoup mieux alors le Français ne devra pas seulement bien défendre mais aussi attaquer pour terminer les points. Hier, contre un Kevin Anderson offensif et entreprenant, il a choisi de rester derrière et de faire craquer le Sud-Africain, ce qui a failli lui jouer un mauvais tour dans le premier set qu’il a remporté avec un peu de réussite. Il a surtout parfaitement géré les moments chauds sur son service (9 balles de break sauvées sur 10), mais a également connu de gros passages à vide en seconde balle (11 doubles fautes). Face à Alexander Zverev, il ne pourra pas se contenter d’un bon match, il lui faudra jouer sa meilleure partition. Car il ne faut pas l’oublier, la « Monf » présente un bilan catastrophique face aux membres du TOP 5 : 13 défaites en 14 duels en 6 ans (son dernier succès remonte à février 2018 contre Marin Clic à Rio, sur terre battue). Et c'est pas mieux si on élargit au top 10 (5 victoires sur ses 25 derniers matchs). En outre, même s’il joue bien mieux depuis cet été, il n’a finalement battu au mieux que le 18ème (Alex de Minaur) et le 36ème mondial (Nikoloz Basilashvili). On est très loin du calibre de Sacha Zverev. Un élément contextuel pourrait en revanche jouer en sa faveur : Monfils aime plus que tout jouer en night session, devant un public friand de ses « hot shots ». De quoi peut-être le porter jusqu’à la victoire, qui serait sa plus belle et significative en terme de prestige depuis celle acquise contre Roger Federer, alors N°2 mondial, à Monte-Carlo en 2015.       

L’œil de Rodolphe Gilbert : Gaël Monfils n’allait pas bien depuis la reprise du circuit après la pause liée à la pandémie, ça va beaucoup mieux à présent. Le problème, c’est qu’il n’a pas battu des top joueurs. Un seul TOP 20 cette saison, c’est finalement très loin du niveau d’Alexander Zverev. Dominer l’Allemand serait une sorte de quasi exploit, ce serait un succès vraiment lourd. Le N°4 mondial est vraiment plus régulier qu’auparavant. Certes, il connaît encore des passages où il est moins bien, moins solide, mais ça ne dure pas, il reprend vite le dessus, alors que dans le passé, il pouvait passé à côté de toute une rencontre. Il n’a perdu qu’un match depuis Wimbledon, c’est impressionnant. Donc, même si ce serait génial de voir Monfils faire quelque chose de grand, il n’y a pas beaucoup d’ouverture. Contre Stefanos Tsitsipas ou Matteo Berrettini, il aurait sans doute davantage de chances. Là, c’est du très très haut niveau, un joueur dans une dynamique incroyable. Le Français est condamné à sortir un énorme match pour espérer gagner mais lui donner une cote supérieure à Brooksby et Murray est assez étonnant. Je l'aurais plutôt autour de 3.80 !


Jannik Sinner/Taylor Fritz
Décidément, Matteo Berrettini réussit bien à l'Américain. La dernière fois qu’il avait battu un TOP 10, il y a maintenant deux ans, c’était déjà lui. Hier, Taylor Fritz a récidivé en réalisant une grosse performance, dans la constance et en s’appuyant principalement sur une très grosse première (7 points perdus seulement). Qu’en est-il de ses performances contre les membres du TOP 20 (puisque son adversaire en fait partie) ? Sur dur, cette saison, c’est du tout bon ! Au total, 3 succès (David Goffin, Denis Shapovalov et Alex de Minaur) pour une seule défaite (la revanche du Canadien). Ses autres revers ? Toujours au-dessus (Novak Djokovic et Andrey Rublev). Voilà une statistique intéressante, qui permet d’espérer voir le yankee sortir le grand jeu face à Jannik Sinner. Il le faudra de toute façon car le jeune italien arrive plutôt en confiance. Il reste sur une série de 14 succès pour 3 petites défaites, avec au passage deux trophées dans sa besace, à Washington et Sofia. Le voici également en quête d’une qualification pour le Masters, de quoi motiver celui qui n’a encore que 20 ans et qui impressionne par sa maturité. Les cotes sont plutôt logiques. L’élève de Riccardo Piatti est favori, mais il n’est pas indécent de penser que Fritz peut l’inquiéter, à partir du moment où la qualité de service du joueur US est au rendez-vous, ainsi que sa faculté à se déplacer assez vite pour ne pas se faire dépasser plein coup droit. Le Californien joue gros, car il a l’occasion de rallier les quarts de finale d’un grand tournoi pour la toute première fois de sa carrière (jusqu’à présent, il n’a jamais fait mieux qu'un troisième tour en Grand Chelem et un huitième de finale en Masters 1000). Il joue à domicile et a déjà brillé devant le public d’Indian Wells en 2017, lorsqu’il avait sorti un match de guerrier contre un joueur qui joue un peu à la manière de Sinner, en la personne de Marin Cilic, à l’époque N°7 mondial. Reste que l’Italien n’a pas peur de jouer les Américains dans leur jardin. Cette année, il en a dominé 5 en 6 occasions.     

L’œil de Rodolphe Gilbert : Taylor Fritz a signé une belle victoire contre Matteo Berrettini. L’Américain est un bon joueur de dur, ce n’est pas si étonnant. Mais ce qui est étonnant, c’est de le voir réaliser ce genre de performances après un été gâché par des soucis physiques (cœur et genou). Finalement, face à Jannik Sinner, il se retrouve dans la même situation. C’est à peu près le même type de joueurs et une nouvelle fois, il part en position d’outsider. La différence, c’est surtout que le jeune italien est dans une meilleure dynamique (titre à Sofia) et est sans doute ultra motivé à l’idée d’aller chercher, à 20 ans, le Masters de fin d’année, qui se jouera à Turin. Et pour Sinner, jouer Fritz, c’est une occasion en or de rallier un nouveau quart de finale en Masters 1000. Il est donc logiquement favori. Mais à l’inverse, et on sait que le tennis a ce petit quelque chose d’aléatoire, Fritz peut se dire que Sinner manque parfois de stabilité - on l’a vu durant la saison avec quelques trous d’air - et a donc également sa chance.


Hubert Hurkacz vs Aslan Karatsev
Après sa victoire contre Popyrin au second tour (6-1, 7-5), on s’attendait à voir Hubert Hukacz poussé dans ses retranchements par Frances Tiafoe, mais il a une nouvelle fois montré beaucoup de solidité et de maîtrise pour s’imposer assez facilement contre l’Américain (6-2, 6-3). Avec cette victoire, son bilan est désormais de 11 victoires en 13 matchs sur dur cette année en Masters 1000, une catégorie de tournois où il reste toujours invaincu en position de favori (7/7). Il est d’ailleurs assuré d’intégrer le Top 10 après Indian Wells. Pour rejoindre les quarts, il devra passer l’obstacle Aslan Karatsev, face à qui il s’est incliné à San Diego il y a dix jours (5-7, 6-4, 6-2). Le Russe revient à un bon niveau et s’est débarrassé d’un Denis Shapovalov toujours à l’ouest (7-5, 6-2). Sur le circuit principal, Karastev a parfois du mal face aux grands serveurs puisqu’il présente un bilan de 4 victoires en 11 matchs face aux joueurs de plus d’1m93. En Masters sur dur extérieur, il est même à 0 victoire en 3 matchs. Pour autant, cela ne l’a pas empêché de s’imposer contre le Polonais à San Diego. Mais malgré tout, Karatsev est un joueur qui est beaucoup plus à l’aise lorsqu’il prend le jeu à son compte et peut vite être en difficulté si on le pousse à défendre. Avec un Hurkacz qui sert 67% de première balle depuis le début du tournoi, les occasions de break seront peut-être rares (7 concédées en deux matchs), mais le Russe est l’un des tous meilleurs pour les convertir cette année. Sur dur, il a converti 42% de ses balles de break en 2021. Logiquement, le Polonais partira favori au vu de la régularité et de ses résultats cette année, mais on peut s’attendre à un match serré entre les deux joueurs.

L’œil de Rodolphe Gilbert : C’est une belle affiche entre deux joueurs qui ont explosé cette année. Les deux sont en course pour le Masters, même si l’un est mieux placé que l’autre. Hurkacz est un peu dans un profil à la Medvedev, ultra rigoureux, ultra solide, qui sert très bien et se déplace très bien. En face, on a un Karatsev avec un jeu assez atypique, qui joue très relâché et qui prend la balle très tôt en étant complet. Il a aussi cette capacité à bien retourner, une qualité dont il aura besoin face à un gros serveur comme Hurkacz. Les derniers résultats plaident en faveur du Polonais donc c’est logique de le voir partir favori. Il lui faudra tout de même se méfier du Russe qui en a surpris plus d’un cette année. Hurkacz sera dans de bien meilleures dispositions que lors de leur dernier affrontement à San Diego. Les cotes sont bien posées selon moi (60/40).


Cameron Norrie vs Tommy Paul
Au bout d’un long combat de 2h45, Cameron Norrie a réussi à se défaire d’un Roberto Bautista Agut accrocheur (6-4, 5-7, 6-3) pour signer son second 8e de finale en carrière en Masters 1000. Mais attention, le Britannique a montré quelques signes de fatigue durant le match et devra rapidement récupérer puisqu’il disputera son huitième match en l’espace de 15 jours. Il déclarait même à la fin du match : « Je suis mort ». S’il s’attendait à retrouver Andrey Rublev à ce stade du tournoi, ce sera finalement Tommy Paul qui lui fera face. L’Américain a signé sa plus grosse victoire de la saison contre la tête de série n°4 et a surtout fait preuve d’une grosse force mentale, ce qui lui a souvent fait défaut par le passé (6-4, 3-6, 7-5). En Masters 1000, Paul n’a jamais vraiment réussi face aux têtes de série (2 victoires en 9 matchs), mais sa victoire contre Rublev lui aura sans doute donné beaucoup de confiance. Paul est à l’aise contre les joueurs gauchers puisqu’il reste sur 7 victoires lors des 8 derniers matchs et a remporté 81% de victoires en carrière (ATP et Challengers confondus). Ajouté à ça, il s’est imposé deux fois en deux confrontations contre Cameron Norrie sur dur (dont une fois au Murray River cette année). Les deux hommes se connaissent très bien puisqu’ils sont bons amis et pourraient se livrer une nouvelle grosse bataille (leurs deux confrontations se sont conclues en trois manches). L’aspect physique ne sera pas à négliger sur ce match et cela semble assez risqué de partir sur Norrie à 1.40.

L’œil de Rodolphe Gilbert : Après une saison estivale assez moyenne voire décevante, Tommy Paul est reparti du bon pied avec sa victoire contre Rublev. C’est un joueur talentueux qui n’est pas au classement où il devrait être. Il va jouer cet étonnant Cameron Norrie qui fait déjouer les adversaires les uns après les autres et qui a une feuille de résultats assez impressionnante. Pour moi il est favori puisqu’il est mieux classé et qu’il a obtenu de bien meilleurs résultats. S’il est bien physiquement, il a beaucoup d’armes pour faire déjouer l'Américain. Il tient bien la balle, il fait déjouer et on sent que l’Américain peut parfois s’agacer en voulant prendre la balle plus tôt, frapper plus fort. Contre Norrie, il faut savoir être patient et je pense que Paul aura du mal à passer ce tour en mode rouleau-compresseur. Si on fait abstraction d’une possible fatigue, les cotes sont bien faites. En revanche, si Norrie n’a pas trop de gaz, Paul va s’imposer. Le problème c’est qu’il est impossible de connaitre son état physique, mais un match contre Bautista est toujours épuisant et tu ne ressors pas indemne de ce genre de duels.


Casper Ruud vs Diego Schwartzman
Casper Ruud a eu plus de mal au 3e tour, mais sa victoire face à Lloyd Harris est un bon indicateur de sa forme actuelle (6-7, 6-3, 6-3) puisque le Sud-Africain est un excellent joueur de dur et restait sur un quart de finale à l’US Open. Il sera opposé à Diego Schwartzman, qui ne joue pas son meilleur tennis actuellement, mais qui reste tout de même un joueur dont il faut se méfier. Après avoir eu du mal à battre Maxime Cressy au second tour, il a une nouvelle fois eu besoin de trois manches pour venir à bout de Dan Evans (5-7, 6-4, 6-0). Conscient du challenge qui l’attend face au Norvégien, il a déclaré qu’il devrait hausser son niveau de jeu pour s’imposer : « C’est l’un des meilleurs joueurs actuellement, un Top 5 selon moi. Je produis un tennis correct en ce moment, mais je dois mieux jouer si je veux avoir une chance de gagner. » Cette saison, l’Argentin s’est déjà incliné deux fois contre Ruud, sur terre battue et sur dur (à Cincinnati mi-août) sans prendre le moindre set. Le Norvégien joue mieux que son adversaire depuis plusieurs mois et réussit très bien face aux petits gabarits. Cette saison, il a même remporté 100% de ses matchs face aux joueurs de moins d’1m78 (8 victoires en 8 rencontres) et reste sur 12 victoires d’affilée. Ajouté à ça, il est quasiment imprenable en Masters 1000 en position de favori. Depuis le début de sa carrière, il a remporté 92% ses matchs contre des joueurs moins bien classés (12/13). Diego Schwartzman, lui, reste sur 9 défaites consécutives contre le Top 10 et 12 défaites de suite sur dur (une seule victoire en carrière en Masters 1000). Avec tous les signaux au vert, Ruud partira logiquement favori de cette confrontation.

L’œil de Rodolphe Gilbert : Ruud est en pleine bourre, il vient de gagner San Diego et s’est sorti du piège Harris. En face, il aura du répondant avec le miraculé Schwartzman qui, deux fois, est passé tout près de la correction face à Cressy où il sauve deux balles de match et contre Evans où il est mené un set et un break. C’est un élément qui peut être important pour lui dans la mesure où il peut se dire « je suis un survivant, je peux jouer relâché, c’est que du bonus ». Si on prend le niveau pur, le Norvégien est au-dessus. Sur ce début de tournoi, il m’a impressionné. Je trouve qu’il a progressé au service, il frappe plus fort et vient parfois au filet. Il a aussi cette motivation supplémentaire avec le Masters en ligne de mire où chaque match gagné le rapproche un peu plus de Turin. L’Argentin est un bon joueur de dur, il se bat, il s’accroche, mais il n’est pas dans la forme qu’il avait il y a un an. Si on regarde les derniers mois, on en a un qui est en pleine ascension et l’autre qui est plutôt en train d’essayer de sauver les meubles et qui fait une moins bonne saison.


Logiquement, Daniil Medvedev se présentera en tant que favori face à Grigor Dimitrov. Il a déjà dominé 3 fois le Bulgare en 2017, 2019 et cet été à Cincinnati. Cette saison, il affiche un bilan impressionnant de 50 victoires pour 10 défaites avec 33 victoires sur dur pour 3 défaites. Récemment titré à Toronto puis à l’US Open, il sera l’un des favoris cette semaine à la victoire finale. Il a eu deux premiers tours bien négociés face à Mc Donald puis Krajinovic. Face à lui, Dimitrov retrouve petit à petit son tennis d’antan. La semaine dernière, il a été en demi-finale à San Diego. Il a été solide cette semaine face à Altmaier et Opelka en les dominants en deux sets. Malgré son regain de forme, Medvedev semble sur cette surface être trop fort pour le Bulgare. Difficile à breaker, il est aussi très offensif du fond de court. Dimitrov aura du mal à suivre la cadence sans faire de faute, c’est pourquoi, Medvedev devrait s’en sortir même si sa cote paraît vraiment très basse.

En forme aux Jeux olympiques avec une finale face à Zverev, Karen Khachanov a eu un peu plus de mal récemment. Néanmoins, il affiche cette semaine un bon niveau de jeu en ayant dominé Ruusuvuori puis Carreno Busta en deux manches. Pour cela, il a très bien servi notamment au tour précédent en ne perdant qu’un seul point sur sa première balle. Il a largement dominé l’Espagnol en jouant un jeu très agressif. Un revers et un coup droit retrouvés ainsi qu’une bonne couverture de terrain malgré son grand gabarit. Favori des bookmakers, c’est certain que s’il produit la même performance et qu’il continue sur cette lancée, il sera difficile à battre cette semaine. Il y un motif d’espoir pour Nicoloz Basilashvili qui avait dominé le Russe lors de la dernière confrontation en 2019 à Dubaï. Il mène même 3-2 dans les confrontations. Ce dernier a eu un premier tour bien négocié face à Eubanks. Il a davantage bataillé ensuite face à Ramos, en grande forme cette semaine en Californie. Après la perte du premier set, il a été plus incisif et a mieux servi pour l’emporter. Alternant trop souvent le très bon et le moins bon, Basilashvili a du mal à aller très loin dans les tournois sur dur. Après son titre à Munich sur terre battue, il n’a pas eu de grands résultats. En mode rouleau compresseur sur ses deux premiers matchs, Khachanov est donné très largement favori de ce match. Un écart de cote qui peut surprendre toutefois quand on observe l'irrégularité chronique du Russe depuis trois saisons. Sauf que c'est aussi le cas de son adversaire du jour. Intrinsèquement, le niveau de jeu moyen des deux joueurs est malgré tout assez proche même si, sur dur extérieur face au top 50 mondial, le Russe présente une feuille de stats légèrement supérieure avec 85% de jeux remportés au service (75% pour le Georgien) et 21% de breaks (20% pour le Georgien).

Les confrontations entre Stefanos Tsitsipas et Alex De Minaur ne prêtent pas à l’optimisme pour les supporters australiens. Stefano Tsitsipas mène 4/0 et n’a concédé qu’une manche à Alex de Minaur. Le Grec est donc l’ultra favori de ce duel et le rebond haut d’Indian Wells devrait l’avantager. Même s’il a eu du mal à entrer dans la partie face à un Fabio Fognini explosif et chirurgical, il a ensuite largement limité son nombre d’erreurs et s’est montré beaucoup plus concerné. Les motifs d’espoir pour le natif de Sydney ? D’abord, après une série catastrophique de 7 défaites en 8 matchs, De Minaur retrouve des couleurs en Californie avec deux succès de rang, dont le dernier en huitième de finale face à Cristian Garin. Ensuite, le dur extérieur demeure la surface où il a le plus brillé dans sa jeune carrière, avec 4 de ses 5 titres glanés dans ces conditions de jeu. Mais ses jambes infatigables et son figthing spirit vont-il suffire face au Grec ? On peut en douter comme les bookmakers.