Alex de Minaur donne son verdict sincère sur les joueurs se plaignant des conditions au Masters Canadian de tennis

Alex de Minaur donne son verdict sincère sur les joueurs se plaignant des conditions au Masters Canadian de tennis

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Rédigé par Claire Dubois

6 août 2025

Alex de Minaur se qualifie pour les quarts de finale de l’Open du Canada après une performance exceptionnelle face à Frances Tiafoe

Le joueur américain a livré un match courageux contre de Minaur, mais l’Australien a été tout simplement supérieur, multipliant les coups spectaculaires et montrant une couverture de terrain impressionnante tout au long de la rencontre qui s’achève sur un score de 6-2, 4-6, 6-4.

De Minaur, surnommé le « Démon », rejoint ainsi des joueurs tels que Ben Shelton et Taylor Fritz dans le dernier carré du tournoi.

Certains collègues tour à tour, comme Taylor Fritz ou le star russe Andrey Rublev, ont exprimé leur mécontentement concernant les conditions auxquelles ils doivent faire face à Toronto. Fritz a notamment souligné la difficulté à contrôler les balles Wilson utilisées à l’US Open, comparé aux balles Slazenger qu’on retrouve traditionnellement à Wimbledon.

Après sa victoire contre Tiafoe, de Minaur a pris la parole pour donner son avis sur la situation.

Alex de Minaur : « Mon principal objectif, c’est de ne pas râler »

En conférence de presse après sa victoire, le joueur australien a été sincère lorsqu’il a été interrogé sur les conditions de jeu à Toronto et sur les ajustements qu’il aurait pu faire.

Il a expliqué : « Le premier point pour moi, c’est de ne pas râler. C’est indispensable, je pense. Ça ne changera pas, de toute façon. »

Il a poursuivi : « Est-ce que râler contre ces conditions va m’aider à jouer au mieux ? Non. Alors, pour moi, le plus important, c’est d’accepter la situation, de faire avec, et de trouver une solution en restant concentré sur mes coups. »

Il ajoute : « Ce n’est pas évident, je ne vais pas vous mentir. Je n’ai pas encore trouvé ma meilleure forme. Beaucoup de joueurs ont aussi exprimé qu’ils ne se sentaient pas particulièrement à l’aise. »

Il conclut : « Mais ce qui compte, c’est de dépasser cette étape. Ce n’est pas forcément joli, mais il faut simplement trouver une solution pour gagner. »

Dans la foulée, Fritz a évoqué les difficultés qu’il rencontrait pour mettre la balle dans le court, déclarant qu’il passait un « moment extrêmement difficile » à contrôler ses coups. Quant à Rublev, il a également souligné que le contrôle du ballon était « très difficile » à Toronto, comparé à Montréal.

Que dit Taylor Fritz des conditions à Toronto ?

Après une victoire contre Roberto Carballes Baena lors du premier tour, Fritz a confié ses difficultés avec le jeu sur ces terrains.

Il confie : « Franchement, depuis que je suis arrivé, c’est comme si tout était différent. La première pratique où j’ai réussi à vraiment sentir où la balle allait partir de ma raquette, c’était hier. »

Il poursuit : « J’ai eu énormément de mal à mettre la balle dans le court. D’habitude, quand je rate une balle, je sais pourquoi. Je peux analyser ce qui a cloché. »

Il explique : « Au début, même lors de mon premier match, je voyais des balles passer à dix mètres hors du court alors qu’elles semblaient tout à fait similaires à celles qui finissaient dans le terrain. Alors, en résumé, les conditions font que c’est très difficile de jouer un tennis fluide. Il y a beaucoup de fautes directes, de double fautes, et l’on voit beaucoup de mistakes. »

Alex De Minaur of Australia gestures to his corner after his win over Frances Tiafoe of United States during the National Bank Open Presented by Rogers at Sobeys Stadium on August 03, 2025 in Toronto, Ontario.

Il précise : « Je pense que la principale cause, c’est que ces balles Wilson sont probablement les plus difficiles à contrôler que l’on ait jouées cette année, notamment pour l’US Open. Ce n’est pas dû à leur qualité intrinsèque, mais elles sont différentes de celles que l’on utilise habituellement. »

Il explique : « Ces balles sont très molles, elles s’amortissent à la sortie de la raquette, et elles ont tendance à ralentir lors du rebond. On joue avec un type de balle plus morte, plus molle, qui ne rebondit pas aussi bien. »

Selon lui, cela une autre difficulté : « Avec celles-ci, ça part plus vite lors des échanges, et la vitesse de jeu est plus élevée. Même dans un endroit aussi rapide que le DC, ici la balle sort encore plus vite. C’est vraiment compliqué à maîtriser. »

Il donne comme exemple : « Quand un adversaire te frappe une balle très plate et puissante, c’est difficile de jouer proprement pour la ramener. »

Depuis sa victoire contre l’espagnol, l’Américain a bien géré ces problèmes. Il a d’abord battu le favori local Gabriel Diallo en troisième ronde, puis a disputé un match marathon en quatrième ronde face au Tchèque Jiri Lehecka, qu’il a finalement remporté après trois tie-breaks, sur le score de 7-6, 6-7, 7-6.

Le second joueur seed du tournoi affronte maintenant le sixième seed, Andrey Rublev, qui est aussi le finaliste de l’édition 2024 du Canadian Open.

Ce match à venir s’annonce extrêmement intense, car Rublev a déjà prouvé à plusieurs reprises qu’il savait se montrer redoutable face aux meilleurs.

Claire Dubois

Claire Dubois

Je m'appelle Claire Dubois et je suis journaliste spécialisée tennis depuis plus de 20 ans. J’ai grandi avec la génération Mauresmo et Federer, et je mets aujourd’hui ma passion au service d’analyses fouillées et accessibles. Ce que j’aime par-dessus tout : raconter ce que les caméras ne montrent pas — les trajectoires, les doutes, les petites victoires invisibles.