L’ancien numéro 1 mondial Andre Agassi a tenu des propos discutables au sujet des choix de Jakub Mensik avant et après son match contre Alexander Zverev.
Pour préparer son tout premier demi‑finale en Grand Chelem, le jeune Tchèque de 20 ans a fait appel à son coach mental, Dragan Vujovic.
Ceci représentait un terrain inexploré pour ce jeune joueur, et se mettre dans le bon état d’esprit aurait, on peut le dire, été une démarche judicieuse. Mais pour Agassi, cela relevait d’un choix étrange.
Il a déclaré sur TNT Sports US: « Je ne suis pas un grand habitué à l’idée d’impliquer un coach mental lors d’une demi‑finale d’un grand tournoi. À ce stade, on devrait plutôt faire appel à sa mère. On dirait qu’il n’y a que des inconvénients pour ce coach mental. »
Sam Querrey a lui aussi été surpris par cette décision, affirmant que Mensik avait montré une mentalité presque « sans faille » pour atteindre les demi‑finales de Roland Garros et que le coach mental n’était pas nécessaire.
Cependant, les joueurs de tennis — qu’ils soient passés ou présents — évoquent souvent la pression d’évoluer dans les dernières étapes d’un Grand Chelem. Or, Agassi et ses compagnons semblaient hésiter face à l’idée qu’un jeune joueur cherche à être dans le bon espace mental avant le plus grand match de sa carrière.
Mensik collabore avec Vujovic depuis l’âge de 13 ans et a sans doute joué un rôle majeur dans le fait d’atteindre ce stade — une demi‑finale à Roland Garros, et même plus.
En effet, il a remporté le Miami Open l’an passé et s’est tenu juste à l’écart du top 10, parmi d’autres réussites. Peut-être que tout cela n’aurait pas été possible sans Vujovic.
Tandis que Mensik était logiquement battu par Zverev en quatre sets samedi, l’Américain a néanmoins réaffirmé son point de vue après le duel.
Agassi a commencé par estimer que le match était un peu décevant et que Mensik est jeune et a dû traverser beaucoup d’efforts physiques pour atteindre ce stade.
Puis, il a remis en question la décision de Mensik d’impliquer Vujovic à la veille de la demi‑finale à Paris.
Il a déclaré sur TNT Sports US : « Si j’étais Mensik et que j’avais fait monter mon coach mental en première classe, il serait renvoyé chez lui. Ou bien on le ferait revenir à pied, ou quelque chose comme ça. »
Agassi, qui a lui‑même avoué avoir connu des combats mentaux tout au long de sa carrière, a ajouté que Mensik « a un peu perdu le fil » après avoir refusé certaines occasions tard dans le premier set.
Cela incluait d’aller parfois vers le coup droit de Zverev de manière agressive, d’enchaîner trop d’amorties et de viser certaines balles au mauvais moment.
Cela peut présenter des arguments, mais Vujovic a récemment expliqué comment lui et Mensik ont mis au point des techniques pour rester calme.
Il a confié à The Athletic : « Pendant le match, il dispose d’une technique particulière pour son service, d’une technique mentale spécifique pour le retour. Il existe une technique mentale précise pour la concentration et le calme intérieur entre les points, et une autre pour corriger les erreurs. »
« Il possède toute une panoplie d’outils et sait exactement quoi faire mentalement à n’importe quel moment du match, avant, pendant et après. »
Reste à savoir si Mensik a réussi à garder son calme; le débat demeure. Mais se moquer de sa décision de faire intervenir un coach mental semble inhabituel.
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