Emma Raducanu traverse actuellement une nouvelle phase loin des courts, souffrant d’une fracture de stress au pied qui l’avait écartée de Wimbledon et qui menace désormais ses chances de prendre part à l’US Open du mois prochain.
La numéro 1 britannique a déjà confirmé son retrait des tournois WTA 1000 au Canada et à Cincinnati le mois prochain, et ce retrait de ces deux épreuves devrait peser sur son classement.
Si elle manque aussi l’US Open, Raducanu pourrait chuter hors du top 50 du classement de la WTA et elle pourrait alors avoir besoin de wildcards pour accéder au tableau principal des grands tournois.
Ces invitations pourraient ne plus être accordées, car l’US Open de cette année marquera le cinquième anniversaire du fameux titre de Raducanu à New York, qu’elle a décroché après être passée par les qualifications et qui l’a immédiatement propulsée sur la scène mondiale.
Bien que son statut de championne du Grand Chelem puisse lui ouvrir quelques opportunités de wildcard et que son association avec le groupe de gestion IMG puisse aussi l’aider, Raducanu pourrait se retrouver confrontée à la nécessité de passer par les qualifications pour entrer dans certains événements.
« Je pense qu’il faut faire partie de l’équipe pour vraiment savoir quel est le problème », a commencé Rusedski.
« Tout dépend de la façon dont vous vous entraînez, de la manière dont vous chargez votre corps, de ce qui se passe. Je n’ai pas assez d’informations, mais tout ce que je sais, c’est que nous avons beaucoup de joueuses et joueurs talentueux en Grande-Bretagne et qu’il faut trouver un moyen de les maintenir en bonne santé. »
« De plus, la constance de l’équipe aide, la constance de l’entraînement aussi. Vous ne pouvez pas prendre de longues périodes de repos. Même lorsque vous êtes en vacances, il faut continuer à frapper des balles. Il faut aussi aller à la salle. Il faut maintenir le rythme, car on passe d’un arrêt à l’autre. »
« Je me souviens quand Roger Federer était au sommet et qu’il continuait à frapper des balles pendant ses vacances en famille. C’est exactement ce qu’il faut faire. »
« Je suis désormais joueur récréatif, mais si j’arrête quelques semaines et que je dois ensuite participer à un épreuve senior ou autre, j’ai mal. Je suis raide. Je n’ai pas la capacité à rebondir aussi rapidement. Donc c’est plus facile pour moi de m’entraîner régulièrement. »
« Il faut adopter la même approche que celle des pros. Et il faut obtenir ce genre d’impact et de volume. Et pour Emma à Queen’s, le problème était qu’elle avait enchaîné tellement de matches consécutifs. »
« Elle n’était donc pas entraînée pour que son corps puisse faire cela. On peut parler de malchance, mais il faut parfois être prêt à jouer deux matches dans une journée et peut-être même deux matches d’affilée. »
« Je lui souhaite sincèrement le meilleur. Je veux la voir en bonne santé. Je veux voir tous nos Britanniques en bonne santé et allant dans la bonne direction. Mais il faut aussi prendre en compte les aspects de la science du sport derrière tout cela, car quelque chose ne tourne pas rond quand tant d’entre eux se blessent tout le temps. »