Stan Wawrinka : une réforme des règles du Grand Chelem s’impose après les échecs à l’US Open et à Wimbledon

Stan Wawrinka : une réforme des règles du Grand Chelem s’impose après les échecs à l’US Open et à Wimbledon

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Rédigé par Claire Dubois

27 août 2026

Stan Wawrinka va tirer sa révérence sur une carrière étincelante dans quelques mois, mais il n’obtiendra pas l’adieu Grand Chelem qu’il mérite sans doute.

Après plus de deux décennies dans le sport, Wawrinka partira vers le coucher du soleil en sachant qu’il a remporté trois triomphes brillants à l’Australian Open en 2014, à Roland-Garros en 2015, et à New York en 2016. Rétrospectivement, le Suisse n’était qu’à quelques matches d’accomplir le Grand Chelem de carrière après avoir atteint les quarts de finale de Wimbledon il y a 11 ans.

Le dernier de ses trois titres majeurs remonte à l’US Open, et près de dix ans après cette magnifique victoire en quatre sets sur Novak Djokovic, le joueur âgé de 41 ans n’a pas reçu d’invitation à Flushing Meadows pour une ultime réminiscence.

Ce week-end, les organisateurs de l’US Open ont confirmé la liste finale des wild cards en simple messieurs, et Wawrinka s’est trouvé absent de manière frappante.

La liste est la suivante :

  • Michael Zheng, 22 ans, double champion en titre du simple masculin de la NCAA
  • J.J. Wolf, 27 ans, vainqueur du US Open Wild Card Challenge
  • Sebastian Gorzny, 22 ans, vainqueur du Wild Card Playoff des joueurs collégiaux américains
  • Jack Kennedy, 18 ans, champion national des Garçons 18 ans de l’USTA
  • Gaël Monfils, 39 ans, attribué via un accord réciproque avec la FFT (Fédération Française de Tennis)
  • Dane Sweeny, 25 ans, attribué via un accord réciproque avec Tennis Australia
  • Darwin Blanch, 18 ans, réaffecté après le passage de Martin Damm en tableau principal
  • Patrick Kypson, 26 ans, actuel mondial numéro 115

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Il n’existe pas de règles strictes et rigides concernant les wild cards. Les joueurs nés dans le pays où se déroule le Grand Chelem forment généralement la grande majorité des créneaux. Puis, des joueurs qui reviennent après une blessure obtiennent parfois une chance, tout comme des stars qui approchent de la retraite. Gaël Monfils, 39 ans, en est un exemple.

Mais Wawrinka, qui compte trois titres majeurs de plus que le Français, ne l’a pas fait. Le vétéran est classé 127e de l’ATP Tour, tandis que Monfils est 307e. Incidemment, il aurait fallu qu’il soit plus proche du top 100 pour obtenir une entrée directe dans le tableau principal.

Les deux joueurs s’apprêtent à ranger leurs raquettes à la fin de cette année, mais seul l’un d’eux disputera un dernier Grand Chelem. Sans dénigrer Patrick Kypson, qui approche des 27 ans et se situe à seulement onze places au-dessus de Wawrinka dans le classement…

Son meilleur rang est 89e, et pourtant les responsables du US Open ont décidé qu’il méritait davantage une wildcard que l’homme qui a atteint le classement historique de numéro 3 et qui a battu Rafael Nadal pour remporter l’Open d’Australie, et Djokovic à deux reprises pour remporter le trophée à Roland-Garros et à Flushing Meadows. Pourquoi ?

À Wimbledon, on a critiqué le fait de ne pas accorder de wildcard à Dan Evans, bien que le Britannique annonçait sa retraite après le tournoi.

D’autres Britanniques plus jeunes ont été privilégiés, ce qui a été perçu comme une gifle envers celui qui avait abandonné la défense de son titre à Washington pour accompagner le retrait d’Andy Murray lors des Jeux olympiques de Paris 2024.

Le comité de Wimbledon a toutefois vu sensibilité en accordant une wildcard à la finaliste de Roland-Garros, Maja Chwalinska, en même temps que Wawrinka, mais l’US Open n’a pas réitéré le tour avec la star suisse.

Les organisateurs des Grands Chelems ne peuvent jamais contenter tout le monde. Mais ce cas constitue en quelque sorte un autogoal du Grand Chelem américain. Y a-t-il quelque chose à faire ?

Selon le journaliste Ben Rothenberg, Wawrinka aurait demandé une wildcard pour l’US Open mais l’USTA l’aurait apparemment refusée. Il ne disputera pas les qualifications, mettant ainsi fin à sa carrière en Grand Chelem sur une note sombre.

Rothenberg a tweeté : « Si les autorités du tennis voulaient empêcher cela, d’ailleurs, il serait très facile d’établir une règle à la manière du golf qui prévoierait des exemptions sur une liste d’entrée pour d’anciens champions dans une certaine plage de classement, en plus des allocations de wild cards existantes. Mais cela ne s’est pas produit. »

Wawrinka n’a pas encore commenté la situation. Mais la réaction sur les réseaux sociaux en dit long. Le message est clair et net : l’USTA a commis une grosse erreur en n’accordant pas de wildcard au joueur à une main.

Son bilan sur le circuit ATP cette saison est de sept victoires pour quinze défaites. Il est aussi descendu au niveau Challenger à la recherche de victoires, lui aussi.

L’héroïne américaine Venus Williams a perdu 14 matches d’affilée, mais la septuple vainqueur du Grand Chelem en simple chez les femmes continue de recevoir des wild cards.

La quinquagéssante et six ans a déjà remporté l’US Open à deux reprises et figurera au premier tour dans le simple féminin. Wawrinka a connu moins de réussite, mais pourquoi ne pourrait-il pas effectuer une dernière valse à New York ? En espérant que les organisateurs du tournoi examineront cela et feront volte-face.

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Claire Dubois

Claire Dubois

Je m'appelle Claire Dubois et je suis journaliste spécialisée tennis depuis plus de 20 ans. J’ai grandi avec la génération Mauresmo et Federer, et je mets aujourd’hui ma passion au service d’analyses fouillées et accessibles. Ce que j’aime par-dessus tout : raconter ce que les caméras ne montrent pas — les trajectoires, les doutes, les petites victoires invisibles.