Plusieurs des plus grandes figures du tennis ont mis en garde Carlos Alcaraz contre un retour précipité après sa blessure au poignet lors de l’US Open, mais la star espagnole paraît prête à défier ce conseil après avoir déclaré son intention de s’y rendre à New York.
Depuis son dernier match compétitif, Alcaraz n’a pas disputé la moindre rencontre officielle après s’être blessé au poignet lors de l’Open de Barcelone en avril, et des noms comme l’ancien champion de l’US Open Andy Roddick et le finaliste de Flushing Meadows Greg Rusedski ont été parmi ceux qui avertissaient l’Espagnol contre un retour dans un tournoi au format best-of-five.
Après s’être retiré du Cincinnati Open cette semaine, admettant que son poignet n’était pas encore complètement guéri, Alcaraz a ensuite confirmé qu’il prendrait part à l’US Open dans le double mixte, aux côtés de Serena Williams.
Il a aussi laissé entendre qu’il pourrait jouer en simple, ce qui surprendrait le ancien finaliste de l’US Open, Rusedski, qui semble perplexe face à sa décision.
« Pourquoi recommencer avec une blessure au poignet dans trois set sur cinq ? », a demandé Rusedski dans le dernier épisode de son podcast.
L’annonce du retour d’Alcaraz est survenue peu après que son grand rival Jannik Sinner a confirmé qu’il ne prendrait pas de risques avec sa santé à long terme, et qu’il a choisi de manquer le dernier Grand Chelem de 2026.
On ne pouvait pas ignorer le contraste marqué entre les choix faits par les deux plus grandes pointures du tennis masculin.
Nous ne sommes dans le camp d’aucun des deux joueurs et nous ne connaissons pas les détails précis de leurs blessures, mais Alcaraz et Sinner sont encore au début de leur carrière dans le tennis et pourraient viser les plus grands titres pendant une décennie et au-delà.
Jouer ce Grand Chelem à la fin de 2026 ne définirait pas leur carrière ni leur héritage, mais si Alcaraz participe au simple et qu’il endommage davantage son poignet, ce qui ressemble à un pari risqué pour un retour dans un tournoi du Grand Chelem en cinq sets pourrait se révéler préjudiciable à long terme.
En revanche, Sinner joue la carte du long terme et accepte que pousser son corps à la limite pour un seul tournoi n’est pas la priorité à ce stade de son parcours tennistique.
Ce n’est pas la première fois que les deux hommes qui ont dominé les Grands Champions au cours des deux dernières années suscitent des questions sur leur calendrier, Sinner adoptant une approche plus prudente qu’Alcaraz.
L’Italien ne participe pas à autant d’événements d’exhibition qu’Alcaraz et il semble aussi accorder davantage d’attention à sa profession, contrairement à un jeune rival qui n’a pas caché son désir de faire la fête et de se détendre entre les grands tournois.
Cette mentalité avait été source de friction entre Alcaraz et son ancien entraîneur Juan Carlos Ferrero et pourrait avoir contribué à leur séparation brutale à la fin de l’année dernière.
Si Alcarazremporte encore un titre à l’US Open sur le court Arthur Ashe à l’issue de ce tournoi, sa décision de jouer à New York se sera révélée justifiée.
Dans le cas contraire, les interrogations sur son emploi du temps reviendront vers lui une fois encore.