Iga Swiatek: les balles de l’US Open sont bien plus différentes et n’aident pas les joueuses

Iga Swiatek: les balles de l’US Open sont bien plus différentes et n’aident pas les joueuses

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Rédigé par Claire Dubois

11 août 2025

La lutte d’Iga Swiatek pour revenir au sommet du tennis a été longue et ardue, après des débuts difficiles en 2025.

Plus tôt dans l’année, Swiatek a connu des sorties précipitées face à Mirra Andreeva à Indian Wells et Danielle Collins à Rome, respectivement.

En réalité, la Polonaise avait passé plus d’un an sans glaner un titre sur le circuit WTA après sa défaite en demi-finale de Roland-Garros contre Aryna Sabalenka.

Cependant, sa forme allait bientôt changer. La première apparition de Swiatek en finale sur gazon au Bad Homburg Open annonçait la suite des événements, puisqu’elle remporta la Venus Rosewater Dish à Wimbledon en juillet.

Avance rapide en août et la joueuse de 24 ans se prépare pour un match du troisième tour à l’Open de Cincinnati. La Polonaise croisera le fer avec Marta Kostyuk, d’Ukraine, après avoir battu Anastasia Potapova, de Russie, au deuxième tour.

Il y a eu récemment un changement de décor géographique, les tournois étant passés des surfaces européennes en terre battue et sur gazon aux courts rapides en dur nord-américains.

Un changement du type de balles a suscité de nombreuses observations en raison d’une difficulté apparente à les maîtriser. La tournée nord-américaine sur dur utilise des balles Wilson US Open, tandis que Wimbledon emploie des balles Slazenger, et la French Open utilise des balles Wilson Roland Garros.

Swiatek a abordé ce sujet lors de sa prise de parole avec les journalistes après sa victoire sur Potapova.

Iga Swiatek dit que les balles Wilson US Open sont plus légères que celles utilisées à Wimbledon et sur terre battue

Les balles Wilson US Open ont fait l’objet de nombreuses discussions ces dernières semaines en raison d’un manque apparent de contrôle. À l’Open provencial, Taylor Fritz les avait décrites comme « les balles les plus difficiles à contrôler ».

Après avoir disputé son premier match à l’Open de Cincinnati, Iga Swiatek s’est exprimée sur ce sujet. On lui a demandé d’élargir sa perspective et son approche pour faire face à ces balles Wilson US Open « légères ».

Swiatek a déclaré : « Ouais, j’ai gagné l’US Open, mais j’en ai aussi perdu quelques fois au deuxième tour, voire au troisième. »

« Donc je suis plutôt humble et je sais qu’il faut s’adapter aux balles parce qu’elles ne vont pas t’aider du tout. »

« Oui, elles sont légères. Elles sont bien différentes de celles qu’on utilise sur la terre battue et à Wimbledon », a-t-elle ajouté.

« Donc l’unique façon d’aborder cela, c’est de se concentrer sur l’ajustement au mieux et d’accepter qu’il y aura des coups qui vont s’échapper de la raquette et d’essayer de les contrôler autant que possible. »

Swiatek parle des difficultés en début de saison

Swiatek a aussi été invitée à commenter ses difficultés en début de saison.

La Polonaise a évoqué plusieurs facteurs, pointant en particulier ses attentes sur terre battue comme l’un des domaines où elle a connu des turbulences.

Iga Swiatek of Poland is seen during her semi-final match against Aryna Sabalenka on day twelve at Roland Garros on June 05, 2025 in Paris, France.

Elle a déclaré : « Je pense qu’il y avait beaucoup de facteurs à l’époque. Bien sûr, les attentes sur la terre battue et le fait que je me sentais que je devais performer au mieux chaque semaine, mais parfois j’avais juste besoin d’un temps pour me réinitialiser, et je ne l’ai pas vraiment obtenu jusqu’à ce que je perde à Rome. »

« Oui, moi qui pouvait être rapidement frustrée pour diverses raisons… et ne pas adopter la bonne méthode, parfois obstinée dans mon approche, donc je pense que c’était un mélange, et il m’a fallu du temps pour m’en sortir après Rome. »

Claire Dubois

Claire Dubois

Je m'appelle Claire Dubois et je suis journaliste spécialisée tennis depuis plus de 20 ans. J’ai grandi avec la génération Mauresmo et Federer, et je mets aujourd’hui ma passion au service d’analyses fouillées et accessibles. Ce que j’aime par-dessus tout : raconter ce que les caméras ne montrent pas — les trajectoires, les doutes, les petites victoires invisibles.