Novak Djokovic minimise ses chances de réussite à Roland-Garros tout en admettant qu’il continue à faire face à des soucis physiques à l’approche des Grands Chelems.
Le Serbe, qui approche des 39 ans, a reconnu que sa préparation pour Roland-Garros a été loin d’être idéale, n’ayant disputé que trois tournois cette saison.
Djokovic est parvenu jusqu’en demi-finale de l’Open d’Australie, après avoir battu Jannik Sinner dans une rencontre épique en cinq sets, avant de s’incliner face au vainqueur final Carlos Alcaraz.
Après avoir enregistré deux victoires à Indian Wells en mars, le détenteur de 24 titres du Grand Chelem n’a joué qu’un seul match sur terre battue, perdant face à Dino Prizmic lors de son entrée à Rome.
À l’approche de Roland-Garros, ses chances de remporter un quatrième sacre à Paris ont été boostées par le retrait blessé du tenant du titre Alcaraz. Mais Djokovic a aussi évoqué une série de difficultés personnelles qui l’accompagnent avant le tournoi.
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Il a déclaré se déplacer désormais avec un demi-pas de retard, ce qui n’est pas surprenant dans un sport aussi exigeant physiquement et où l’on approche des 40 ans.
Son manque de matches inquiète, tout comme le fait que son corps semble le trahir. Mais cela représente désormais la nouvelle norme pour ce vétéran.
Bien qu’il reconnaisse la frustration, Djokovic a aussi indiqué qu’il continuerait à jouer dans ces conditions et qu’il voyait ce qui lui manque, comme ce demi-pas, et qu’il n’était pas encore au niveau nécessaire pour concourir au plus haut niveau et aller loin.
Ce n’est pas une préparation idéale, pour être honnête. Je n’ai pas le souvenir, ces dernières années, d’une préparation sans aucun souci physique ou sanitaire avant un tournoi. Il y a toujours quelque chose, une nouvelle réalité à gérer.
Il s’entraîne avec ardeur. Il s’entraîne autant que son corps peut le permettre. Puis le résultat sur le court demeure très imprévisible.
À Paris, Djokovic sera tête de série numéro trois, derrière le numéro un mondial Sinner et le deuxième seed Alexander Zverev. Il pourrait envisager une victoire isolée contre l’un ou l’autre, mais l’épreuve la plus ardue pourrait être d’atteindre les demi-finales, puis la finale.
Une chose est certaine, toutefois : il ne faut jamais sous-estimer Djokovic — qui avait atteint les demi-finales l’an dernier.